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Vente de Jacques Vaillant et Jeanne Gransard à Jacques Gransard et Marie Dupuis : 30.07.1626 [E2465/13]

Lettre d'acquisition faite par Jacques Gransard et Marie Dupuis de six pintes de terre.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête personne Arnould Bricout, à ce jour mayeur de et en toutes les terres, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis et en présence des échevins d'icelle dessous nommés, vinrent et comparurent en leurs personnes Jacques Vaillant et Jeanne Gransard sa femme et épouse, demeurant en icelle seigneurie de Cattenières, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, pour leur plus grand profit sans aucune contrainte, séduction ou induction, mêmement icelle femme de son mari pour ce faire agréablement autorisée, parmi et moyennnant le prix et somme de deniers, lesquels se sont tenus contents, bien payés, libérés et satisfaits pour les avoir reçus comptant et en deniers des mains de Jacques Gransard et Marie Dupuis sa femme demeurant aussi audit Cattenières dont et desquels deniers ils ont été acquittés et tous ceux qu'ils appartiennent avoir, ils ont cédé, accordé et transporté et par cette présente, ils vendaient, cédaient, accordaient et transportaient audit Jacques Gransard et à sa dite femme, présents et acceptant, tous tels droits et propriétés que lesdits vendeurs ont sur six pintes de terre labourable qu'ils avaient à eux appartenant. Savoir trois pintes en vertu d'un bien matrimonial d'icelle Gransard et trois autres pintes en vertu d'acquisition qu'ils en ont fait, pris naguères à Jean Gransard frère légitime d'icelle Jeanne Gransard et Catherine Douchet sa femme, … à prendre lesdites six pintes ci-dessus vendues en une rasière sous le terroir dudit Cattenières, tenant à quatre mencaudées de léglise dudit lieu, à deux mencaudées de Jean Lamouret et au chemin qui mène dudit Cattenières à la cense de Bezin. Ainsi que toutes lesdites six pintes de terre se comportent et extendent sans y rien réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré comme dessus, icelle Jeanne Gransart autorisée comme dit est, mirent, werpirent et rapportèrent lesdites six pintes de terre ci-dessus vendues es mains d'icelui mayeur comme es mains de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, et s'en déshéritèrent, dévêtirent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce pour en adhériter lesdits acheteurs, promettant leur garantir et entretenir envers et contre tous de tout trouble ou empêchement quelconque comme léaux vendeurs sont tenus faire jusqu'aux dires des juges et à la coutume de ce pays et comté de Cambrésis. Et ce moyennant les charges des servitudes et redevances anciennes tant seulement et sans nuls autres empêchements. Si comme ledit Vaillant affirma par son serment solennellement fait selon ladite coutume. Et puis furent et ont été lesdits Jacques Gransart et Marie Dupuis sa femme, à leur requête par les mains dudit mayeur comme par les mains de seigneur et de justice présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, adhérités, vêtus, saisis et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir, user et posséder ensemble tout le cours de leurs deux vies et après le décès dudit Gransard demeurer propre à ladite Marie Dupuis et aux enfants procréés de sa chair tant en ce mariage comme autres subséquents s'il advenait et sans autrui y partir nonobstant us et usages à ce contraire. Et ce pour cause que les deniers procédant de certaine demie mencaudée vendue appartenant à icelle Marie Dupuis au village de Wambaix à elle échue patrimonairement et employée à l'achat desdites six pintes ci-dessus, joint toutefois que lesdits conjoints acheteurs en pourront posséder librement durant le cours de leur dite conjonction et non autrement. A tant et pour ce faire, furent toutes solennités à ce convenable faites, tenues, gardées et observées, tous devoirs de conjurement, et les droits bien payés à l'apaisement de justice à ce faire et passer furent présents à savoir comme mayeur le premier Arnould Bricout et comme échevins sauf tous droits Julien Lesage, Léonard Vaillant et Félix Derecq icelui Derecq pour cette fois tant seulement obtenu … et créé par ceux en ayant le pouvoir. Ainsi passé audit village de Cattenières le trentième jour du mois de juillet l'an mille six cent vingt six.

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