Formulaire de recherche

Vente de Nicaise, Jeanne et Françoise Bastien à Blaise Lemaire : 28.10.1622 [E2465/13]

Lettre d'acquisition appartenant à Blaise Lemaire le jeune et Jeanne Farez conjoints demeurant à Beauvois en Cambrésis. Parti pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Arnould Bricout à ce jour mayeur suffisamment commis, institué et établi de et en toute la ville, terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis et des appendances et dépendances d'icelle et en la présence des échevins d'icelle seigneurie ci-après nommés, vinrent et comparurent en leurs personnes Nicaise Bastien et Marie De Montay sa femme, conjoints, Antoine Pelles et Jeanne Bastien sa femme conjointement, Charles Lemaire et Françoise Bastien sa femme conjoints, Sainte Lobert veuve de feu Antoine Lemaire non chargée d'enfants, tous demeurant à Beauvois et Fontaine audit Cambrésis, tous suffisamment âgés et aussi libres pour faire et passer ce qu'il s'en suit. Tous lesquels comparants et chacun d'eux, de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leur certaine et vraie science, mêmement lesdites femmes quant à ce de leur mari suffisamment et agréablement autorisées, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que pour leur plus grand profit utilité évidemment apparant pieux marché éviter et meilleur faire, parmi et moyennant la somme de quatre vingt florins carolus du prix de vingt pattars pour chacun d'eux que lesdits comparants ont confessé avoir eus et reçus en denier comptant et bien payés es mains de Blaise Lemaire le jeune et de Jeanne Farez sa femme, conjoints, demeurant audit Beauvois. Dont et duquel prix et somme les susdits comparants reconnaissant s'en sont tenus et tiennent pour suffisamment contents et bien payés et à loi. Ainsi ils avaient et ont vendu bien justement et léamment sans nulles fraudes, perpétuellement et à toujours audit Blaise et à sa dite femme toute la juste mittant de sept boitellées de terre labourable lesquelles s'en devront partir également à l'encontre des héritiers de Nicolas Denis séantes audit Cattenières tenant aux terres d'Antoine Hutin, aux terres du seigneur de …, aux terres d'Antoine Bastien et de dernier sens au chemin menant de Cambrai au Cateau en Cambrésis, toute ainsi que ladite juste mittant desdites sept boitellées de terre dessus déclarées se comportent et extendent sans y rien réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, et à toujours lesdits comparants vendeurs et chacun d'eux, de leur bon gré comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice présents lesdits échevins ci-après nommés, et s'en dévêtirent, dessaisirent, déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce, perpétuellement et à toujours, pour ledit Blaise et sa dite femme en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Et si promirent et eurent en commun léamment lesdits comparants vendeurs et chacun d'eux de conduire et garantir paisiblement le présent vendage contre et envers tous de tout trouble et empêchement quelconque jusqu'au dire des juges et à la coutume du lieu et du pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes et redevances anciennes que ladite juste mittant desdites sept boitellées de terre dessus déclarées doit et peut devoir chacun an tant seulement et sans nuls autres empêchements selon ladite coutume. Et puis de toute ladite juste mittant desdites sept boiteléles de terre dessus déclarées et vendues en furent et ont été ledit Blaise et sa dite femme à leur prière et requête par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice présents lesdits échevins, saisis, adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir, user et posséder tout le cours de leurs deux vies durant comme de leur bonne, propre et léalle terre et pour après leurs deux décès et trépas être, demeurer, compter et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront procréer de leurs deux chairs en léal mariage, autant à l'un comme à l'autre si autrement n'en disposent. Et furent en toutes les choses dessus dites et chacunes d'icelles successivement et par ordre, faits tous conjurement et jugement, tous droits payés et toutes solennités nécessaires à faire en tel cas requis et convenables touchant les choses dessus dites, bien et dûment gardées et observées selon ladite coutume. A ce faire qui est dit, furent présents et spécialement requis, convoqués et appelés aux devoirs faire, savoir le dessus nommé Arnould Bricout mayeur et comme échevins Julien Lesage, Léonard Vaillant, Hubert Machon et Jacques Gransard. Ce fut fait, dit, reconnu et passé sur ladite seigneurie dudit Cattenières le vingt huitième jour du mois d'octobre l'an de grâce Notre Seigneur mille six cent vingt deux.  

Hotel - This is a contributing Drupal Theme
Design by WeebPal.