Formulaire de recherche

Rente de Claude Douchet et Marie Griffart au profit de Oudart Seling : 17.11.1620 [E2465/13]

Constitution d'une rente de cinquante pattars par Claude Douchet et Marie Griffart sa femme conjoints demeurant à Cattenières au profit de Oudart Seling. Parti pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Arnould Bricout à ce jour mayeur suffisamment commis, constitué et établi de et en toute la terre et seigneurie de Cattenières en Cambrésis et des appendances et dépendances d'icelle et en la présence des échevins d'icelle seigneurie ci-après nommés, vinrent et comparurent en leurs propres personnes Claude Douchet et Marie Griffart sa femme, conjoints demeurant audit Cattenières, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté sans aucune contrainte, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité évidemment apparant pieux marché éviter et meilleur faire, parmi et moyennant la somme de quarante florins carolus du prix de vingt pattars pour chacun que les susdits comparants ont confessé avoir eus et reçus en deniers comptant et bien nombrés des mains de honorable Oudard Seling bourgeois marchand demeurant en la ville de Cambrai dont ils s'en sont tenus et tiennent pour suffisamment contents et bien payés. Ils avaient et ont vendu, cédé, constitué, assis et assigné une certaine rente héritière annuelle et perpétuelle de cinquante pattars, monnaie de Flandres, payable à deux termes comme au vingt quatrième jour de mars et au vingt quatrième jour de novembre par mittant. Savoir à chacun terme vingt cinq pattars monnaie que dessus audit Oudart, ses hoirs et ayant cause ou au porteur de ceste en leur nom, dont la première demie année sera et écherra pour commencer à payer ladite rente audit vingt quatrième jour de mars prochain venant que l'on dira et comptera mille six cent et vingt et un et l'autre demie année qui est pour l'accomplissement de ladite première année sera et écherra audit vingt quatrième jour du mois de novembre an que dessus mille six cent vingt et un, et de là en avant ainsi continuer payer ladite rente de vingt cinq pattars en deniers en chacun an et de terme en terme et à toujours. Sauf tant pour lesdits conjoints vendeurs constituant, leurs hoirs, successeurs et ayant cause, que ladite rente de cinquante pattars par chacun an ils ne pourraient avoir et ravoir quand plaisir en auront en payant et remboursant audit Oudart, ses successeurs et ayant cause, tout à un seul terme et paiement pareille somme que dessus de quarante florins carolus pour les deniers capitaux, et sans fraude. Et en plus grande sureté de ce faire et de léaux … tenir ledit Claude Douchet et sa dite femme de leur bon gré, ladite femme autorisée que dessus, mirent, werpirent et rapportèrent en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, toute demie mencaudée de terre en jardinage tenant à demie mencaudée de pareil jardinage, au jardin et manoir d'Etienne Guillebaut et par devant au warescaix et chemin menant dudit Cattenières à Cambrai. Ainsi que toute ladite demie mencaudée de jardinage ci dessus déclarée se comporte et extend sans y rien réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel rapport lesdits conjoints rapportants firent et ont fait à ces fins en la forme, manière, devise et condition qu'iceux, leurs hoirs, et ayant cause, possesseurs d'icelle demie mencaudée en jardinage ci dessus déclarée étaient ou seraient en rémission et défaut et tant par la manière dite attendisse que trois termes faisant trois demies années qui fait un an et demi d'icelle rente faisant et soient pleinement dus et échus, l'un sur l'autre, en quelque an ou terme que ce soit, sans accroître en avantage sur une nouvelle, en ce cas … et tardif après, se pouvoir par ledit Oudart, ses hoirs, successeurs et ayant cause ou le porteur de cette présente lettre en leur nom, traire par clain et par loi sur ladite demie mencaudée ci-dessus déclarée et rapportée, et icelle faire, vendre, subhaster et adénierer tel foeur tel vente pour fait les deniers en procédant y prendre et avoir ladite somme de quarante florins ou ce qu'il en resterait si aucune chose en avait été payée et remboursée avec ladite rente et arriérage d'icelle et tous frais et dépens et mises de justice que pour ce se pourrait ensuivre léamment et sans fraude. Et si peu y avait que l'exécution dudit rapport ne puisse accomplir en vendage ladite somme principale, rente et arriérage, si promirent lesdits conjoints rapportants de parpayer sur eux, sur leurs plus apparants biens meubles immeubles quelconques présent et à venir sans autrui en … que pour ce ne demeura mise que ledit Oudart, ses successeurs et ayant cause ou ledit porteur de cette lettre en leurs noms ne se puisse bien faire payer de ladite rente d'an en an de terme en terme sur les biens trouvés occupant ledit rapport sans attendre ni retenir ladite exécution si bon ne leur semble. Et si ont lesdits conjoints rapportants élu et élisent leur domicile en et sur ladite demie mencaudée de terre en jardinage dessus déclarée et rapportée, consentant et accordant que toutes sommations et assignations, exploits de justice pour ce nécessaire à faire ce fait que si serait en leur absence ou l'un d'eux était à leurs propres personnes et vrai domicile pourvu qu'ils soient lors absents et demeurant hors dudit Cattenières ou juridiction d'icelle et non autrement et tant et pour tout ce faire que dit et demeurera ladite demie mencaudée de jardin ci dessus déclarée et rapportée es mains de loi et à telle servitude et redevance ancienne qu'il peut devoir tant seulement et de la rente susdite à ce faire après dit est, furent présents et spécialement requis, convoqués et appelés aux devoirs faire à savoir le dessus nommé mayeur Arnould Bricout et comme échevins Julien Lesage, Hubert Machon et Thomas Félix. Ainsi fait, dit, reconnu et passé à la dite seigneurie dudit Cattenières le dix septième jur du mois de novembre l'an de grâce Notre Seigneur mille six cent et vingt. Note qu'il a été dit par ledit Oudart Seling que ladite rente appartient à Françoise Démaret, fille de feu Andrieu Démaret et tout prestement compte que lesdits deniers ont été délaissés par sa grand-mère Catherine Lefebvre.

Aussitôt ce a été requis par ledit Oudart Seling à Philippe Bricout et Antoine Deudon la maison et cense du Fresnoy de répondre de ladite rente ce qu'il a fait et accordé et pour approbation de vérité, témoin soussigné les jour, mois et an que dessus. Signé Philippe Bricout.

Hotel - This is a contributing Drupal Theme
Design by WeebPal.