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Echange entre Pierre Cardon-Catherine Desourmaire et Jacques Lepretre : 28.08.1621 [E2465-13]

Lettre d'échange fait d'entre Jacques Leprêtre et Pierre Cardon de deux maisons et héritages sises audit Cattenières. Reçu le 28 jour du mois d'août 1621. Pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Arnould Bricout à ce jour mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en présence des échevins dudit lieu ci-après nommés, vint et comparut en sa personne Jacques Leprêtre demeurant audit Cattenières d'une part, Pierre Cardon et Catherine Desourmaire sa femme conjoints demeurant audit lieu d'autre part, lesquels comparants de leur bon gré, ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent, reconnurent et confessèrent avoir entre eux … et réciproquement … et échangé les parties et échanges ci-après déclarés. A savoir ledit premier comparant dit céder, quitter et délaisser et par ces présentes cède, quitte et délaisse du tout au profit dudit Pierre Cardon et sa dite femme, présents et acceptant, toute une certaine maison, jardin, lieu pourpris et héritage séant audit Cattenières contenant trois boitellées de terre ou environ tenant d'une part au jardin et héritage de Léonard Vaillant, d'autre part au jardin et héritage de Jean De Ron et à la rue menant dudit Cattenières à la cense de l'aventure. Ainsi que ladite maison, jardin et héritage se comporte et extend sans aucune réservation. Et fait et en contre échange de ce que dessus ledit Pierre Cardon et Catherine Desourmaire sa dite femme ont cédé, quitté et transporté au… et profit dudit premier comparant toute une certaine maison, jardin, lieu pourpris et hértiage séant audit Cattenières contenant une mencaudée ou environ tenant d'une part au jardin et héritage de Jean Pillier, d'autre part au jardin et héritage d'Antoine Cardon et à la grande rue. Ainsi que toute ladite maison et jardin se comporte et extend sans aucune réservation, retenir ni mettre hors.

Pour lequel échangement valider et porter son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, ledit Jacques Leprêtre de son bon gré comme dessus, a mis, werpi et rapporté es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice, présents lesdits échevins ci-après nommés, bien suffisamment et à loi, ladite maison, jardin et héritage ci-dessus amplement déclarée et s'en dessaisit, dévêtit et déshérita, issit hors et y renonça une fois, seconde et tierce perpétuellement et à toujours pour ledit Pierre Cardon et sa dite femme en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Comme ont pareillement fait le dit Pierre Cardon et sa dite femme la même dessaisine et déshéritance es mains desdits mayeur et échevins de toute ladite dessus dite maison et jardin contenant une mencaudée de terre ou environ ci-dessus amplement déclarée, le tout au profit dudit Jacques Leprêtre, premier comparant, et pour chacun jour de sa part et ce jour en avait propriétairement, héritablement et à toujours. Promettant lesdits comparants respectivement chacun d'eux de léamment conduire et paisiblement garantir le présent échangement envers et contre tous de tout trouble et empêchement quelconque jusqu'aux dires des juges et selon la coutume du lieu et du pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes, servitudes et redevances anciennes que chacune desdites maisons, héritages et jardins échangés doivent et peuvent devoir par chacun tant seulement et sans nuls autres empêchements. Si comme lesdits comparants de part et d'autre ont juré et affirmé par leur serment solennellement selon la dite coutume. Et puis de toute ladite maison, jardin et héritage premièrement déclarée et spécifiée furent et ont été ledit Pierre Cardon et sa dite femme à leur requête par les mains dudit mayeur comme par mains de seigneur et de justice présent lesdits échevins bien suffisamment et à loi adhérités, saisis, vêtus et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir, user et posséder le cours de leurs deux vies durant et pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant être retourné, compté et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront procréer de leurs deux chairs en léal mariage à répartir entre eux également autant à l'un comme à l'autre sans autrui y avoir part nonobstant les usages et coutume à ce contraire en tant toutefois qu'autrement et par autre manière ils n'en feraient, ordonneraient ou disposeraient eux conjointement ensemble. Dont et pour quoi faire ils ont en eux retenu la puissance et autorité tant qu'ils vivront aux us et coutumes du lieu et du pays et comté de Cambrésis. Et furent en toutes choses dessus dites et chacune d'icelles successivement et par ordre fait, tous conjurement et jugement, tous droits pour ce payé et satisfait et toutes autres solennités de justice en tel cas gardées et observées selon la coutume. A ce faire et passer furent présents et spécialement requis et appelés à savoir comme mayeur le dessus nommé Arnould Bricout, et présents comme échevins dudit Cattenières Julien Lesage, Léonard Vaillant, Jacques Gransard, Hubert Machon et Thomas Félix. Ce fut fait et passé audit Cattenières le 28 jour du mois d'août mille six cent vingt et un.

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