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Vente de Philippe Hutin et Jeanne de St Aubert à Claude Leprêtre et Jeanne Hutin : 19.01.1621 [E2465/13]

Lettre d'achat fait par Claude Leprêtre et sa femme demeurant à Cattenières de toute une maison, jardin, lieu pourpris et héritage contenant trois boitellées de terre ou environ séante audit Cattenières. Reçu le vingt cinquième jour de février an mille six cent et vingt et un.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Arnould Bricout à ce jour mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la terre, juridiction et seigneurie de Cattenières et en la présence des échevins d'icelle ci-après nommés, comparurent en leurs personnes Philippe Hutin et Jeanne De Saint Aubert, sa femme, conjoints demeurant à Estourmel, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leur vraie et certaine science, sans aucune contrainte, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent, reconnurent et confessèrent que pour leur profit faire, pieux marché éviter et faire meilleur, parmi et moyennant certain juste prix et léal vendage dont et duquel prix ils s'en sont tenus pour contents et apaisés, ils avaient et ont vendu bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, à Claude Leprêtre et Jeanne Hutin sa femme aussi conjoints demeurant à Cattenières, présents et acceptant, toute une certaine maison, jardin, lieu pourpris et héritage séante audit Cattenières contenant trois boitellées de terre ou environ tenant d'une part au jardin de Martin Hutin, d'autre au jardin d'Etienne Guillebaut et au warescaix. Ainsi que toute ladite maison et héritage se comportent et extendent sans aucune chose réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré et ladite femme de l'autorité que dessus, mirent, werpirent et rapportèrent en la main du mayeur comme en main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, toute ladite maison, jardin et héritage vendue dessus déclarée et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce, à toujours, pour ledit Claude Leprêtre et sa dite femme, acheteurs, en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si leur promirent et eurent en commun léamment lesdits comparants vendeurs à conduire et paisiblement garantir ce présent vendage envers et contre tous de tout trouble et empêchement quelconque jusqu'aux dire des juges et à la coutume du lieu et du pays et comté de Cambrésis, à la charge des servitudes et redevances anciennes que ladite maison, jardin et héritage doivent et peuvent devoir tant seulement et sans nuls autres empêchements. Si comme iceux conjoints vendeurs jurèrent et affirmèrent par leur serment solennellement selon la coutume. Et puis ledit Claude Leprêtre et sa dite femme, acheteurs à leur requête, furent et ont été par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, de toute ladite maison, jardin et héritage dessus déclarée entièrement, adhérités, vêtus et mis en bonne possession et saisine, pour par eux et chacun d'eux en jouir et posséder le cours de leurs deux vies durant et pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant, aller, retourner, compter et appartenir du lez et côté sur Claude Leprêtre en cas qu'il n'aurait conjonction ensemble en tant que arrêtement et par autre manière ils n'en feraient, ordonneraient ou disposeraient ensemble, de laquelle chose ils ont en eux retenu et retiennent la puissance tant qu'ils vivront, et furent en toutes les choses dessus dites et chacune d'icelles successivement et par ordre fait, tous conjurement et jugement, tous droits seigneuriaux et autres pour ce dus payés et toutes autres solennités en tel cas requises et accoutumées entièrement faites, tenues, gardées, observées et accomplies selon la coutume du lieu et du pays et comté de Cambrésis, et sauf tous droits. A ce faire et passer furent présents, requis et appelés lesdits à savoir comme mayeur le dessus nommé Arnould Bricout, et comme échevins Julien Lesage, Léonard Vaillant, Hubert Machon et Thomas Félix. Ce fut fait et passé audit Cattenières le dix neuvième jour de janvier an mille six cent vingt et un.  

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