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Vente de feu Jean Lenglet à Philippe Leduc et Catherine Lobry : 05.03.1624 [E2465/13]

Achat fait par Philippe Leduc d'un jardin et héritage contenant deux mencaudées ou environ pour les mayeur et échevins de Cattenières poser en leur ferme. Reçu le quatorzième jour du mois de mars de l'an seize cent vingt quatre.

Sachent tous présents et à venir que par devant honnête personne Arnould Bricout à ce jour mayeur de et en toutes les terres, appendances et dépendances de la terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis en la présence des échevins d'icelle, vint et comparut en sa personne Thomas Lemaire demeurant audit lieu, commis et établi pour et au nom de honorable et discret personnage Antoine De Hennin, seigneur de Talma, et là du droit ledit Lemaire parmi le pouvoir qu'il avait comme étant apparu tant qu'à suffir, et moyennant le prix et somme de cinq cent cinquante florins carolus, vingt pattars pour chacun, que ledit discret personnage reconnaît avoir eu et reçu par ledit son commis des mains d'honnête personne Philippe Leduc, mayeur de la terre et seigneurie de Chantemerle, il se tenait quitte et absout se tenant pour bien payé, libéré et satisfait, avoir vendu et par ce le porteur de cette présente ledit comparant vendait et octroyait audit Philippe Leduc, présent et acceptant, un certain héritage amazé qu'il a à lui appartenant en vertu d'acquet et comme dernier successeur au recours et subhastation tenu à l'instance des créditeurs de feu Jean Lenglet, séant et gisant sur le pouvoir, juridiction et seigneurie dudit Cattenières tenant d'un côté à trois boitellées ou environ de jardin dudit acheteur, d'autre sens au jardin et héritage de Paul Lequien, d'une lisière à demie mencaudée du presbytère dudit lieu, de debout et sur les champs à douze mencaudées de l'abbaye de Saint Sépulchre en la ville de Cambrai et faisant face de l'autre debout à la grande rue qui mène de l'église à Haucourt.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, à toujours, par ledit Philippe Leduc ou son ayant cause, icelui Lemaire pour et au nom dudit Antoine De Hennin et demoiselle Françoise Balicq son épouse, icelle pour ce faire de son mari dûment et agréablement héritière et autorisée, de leur libérale et franche volonté, mirent, werpirent et rapportèrent es mains dudit Arnould Bricout mayeur comme es mains de seigneur et de justice et présents lesdits échevins, tout ledit jardin, héritage, terres labourables, maison et remise, bien comme ils se comportent en toutes autres ses bornes et haies contenant deux mencaudée plus ou moins si y était trouvé, si s'en déshéritèrent, dévêtirent, issirent hors y renonçant pour eux, leurs hoirs et ayant cause, à toujours par rain et bâton, une fois, seconde et tierce, consentant et accordant que ledit Philippe Leduc, acheteur, en puisse et soit adhérité pour en jouir et en faire à son bon plaisir, promettant en outre d'honorable homme selon sa qualité, icelui vendeur par icelui son commis, ce présent vendage entretenir et garantir envers et contre tous de tout trouble et empêchement ou détours et par qui que ce puisse qui à ce présent marché et puissance prétendue ledit acheteur voudrait ou prétendrait mettre empêchement, comme raisonnablement tous vendeurs sont tenus droit sur leur vente sur … de tous leurs biens meubles et immeubles, présents et à venir jusqu'aux dires des juges et à la coutume de ce pays et comté de Cambrésis, et ce aux charges de telles rentes nommées anciennes et redevances que ledit héritage pourrait devoir tant seulement et sans nuls autres empêchements. Si comme ledit vendeur affirma par son serment au rapport icelui son commis et comme dis dessus …. que nul autrui en …. puis de tout ledit jardin et héritage ainsi qu'il s'extend ci dessus mentionné fut et a été ledit présent Philippe Leduc acheteur, par les mains dudit mayeur comme par les mains de seigneurs et de justice, et présents lesdits échevins, adhérité, vêtu, saisi et mis en bonne possession pour par lui en jouir avec Catherine Lobry sa femme et épouse présentement de là et en avant à toujours, eux, leurs hoirs et ayant cause pour en faire et disposer du tout à leur franche et libre volonté, conjoitnement comme divisement. Et si …… appartenir après leurs deux décès et non devant à tous les enfants qu'ils seront trouvés procréés de leurs deux chairs en léal mariage à répartir autant à l'un comme à l'autre entre lesdits enfants, nonobstant loi, us et usage à ce contraire. Si iceux … qu'il puisse autrement diposer par lesdits conjoints duquel pouvoir ils en ont retenu et retiennent la pleine faculté et puissance aussi bien conjointement que séparément que dit est .. l'un de l'autre que le dernier vivant d'eux deux de ……. et puisse en disposer de toute et partie dudit jardin et héritage en question à sa pure, franche et libérale volonté ….. et pour tout ce faire, ont été faits tous conjurement et jugement, tous droits pour ce dessus bien payés tant au seigneur comme à autrui et toutes solennités à ce requis tenues, gardées et observées à l'us et coutume de ce pays et comté de Cambrésis. A ce faire furent présents à savoir comme mayeur le premier nommé Arnould Bricout et comme échevins Julien Lesage, Jacques Gransard, Hubert Machon et Léonard Vaillant. Ce fut fait et passé sur la seigneurie de Wambaix par obéissance prise de ceux qu'il appartient ce cinquième jour du mois de mars l'an mille six cent vingt quatre.  

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