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Vente de Servais Oudart et Marie Vieillard à Jean De Francqueville : 09.01.1635 [E2465/13]

Lettre d'achat de trois mencaudées et demie de terre labourable par vénérable seigneur Jean De Francqueville, chanoine de l'église métropolitaine de Cambrai à Servais Oudart et Marie Vieillard sa femme pour la contrepartie de ceste est au ferme des mayeur et échevins de Cattenières. Reçu le vingt neuvième jour de janvier an 1635.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête homme Servais Bricout, à ce jour mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis, et en la présence de Jacques Gransard, Philippe Hutin et Baltazar Lesage, échevins d'icelle seigneurie, vinrent et comparurent en leurs personnes Servais Oudart et demoiselle Marie Vieillard, sa femme, conjoints demeurant en la ville et cité de Cambrai, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leur vraie et certaine science, sans aucune contrainte, induction ou séduction, mêmement ladite femme quant à ce faire que s'en suit de son mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité, évident apparant pieux dommageable marché que celui présent étant et meilleur faire, parmi et moyennant le prix et somme de trois cent cinquante florins carolus qu'ils ont confessé avoir eu et reçu comptant des mains de vénérable seigneur Monsieur Jean de Francqueville, prêtre et chanoine de l'église métropolitaine de Cambrai, dont ils s'en sont tenus pour contents, payés et apaisés. Ils avaient et ont vendu bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours audit Sieur De Franqueville, présent et acceptant, trois mencaudées et demie de terre labourable sises en deux pièces au terroir dudit Cattenières. Si comme deux mencaudées et demie prises en cinq mencaudées à l'encontre de monsieur Dabe tenant à vingt six mencaudées de Saint Sépulchre, et à dix mencaudées de l'héritage de Monsieur Jean Balicq. Et une mencaudée tenant au chemin allant de Cattenières à Haucourt, à sept mencaudées de Saint Sépulchre, et à une rasière de l'église Notre Dame de Cambrai. Ainsi qu'elles se comportent et extendent sans rien excepter, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, ladite femme autorisée comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, toutes les trois mencaudées et demie de terre dessus déclarées et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce, à toujours. Pour lequel Sieur acheteur en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si comme ils promirent conduire et garantir paisiblement cette présente vente envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques comme léaux vendeurs sont tenus de faire jusqu'au dire des juges et à la coutume dudit lieu, pays et comté de Cambrésis, à la charge des servitudes et redevances anciennes qu'elles doivent et peuvent devoir tant seulement et sans nuls autres empêchements, si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment solennellement selon ladite coutume. Et puis de toutes lesdites trois mencaudées et demie ci-dessus déclarées fut ledit Sr De Francqueville, acheteur, par les mains dudit mayeur comme par mains de seigneur et de justice présents à l'enseignement desdits échevins bien et à loi, entièrement adhérité, saisi, vêtu et mis en bonne possession et saisine pour ledit Sieur en jouir, user et posséder comme de ses bonnes terres, héritages et loyaux achats à toujours, aux us et coutume dudit lieu, pays et comté de Cambrésis. Et prestement ce fait ledit Sr Jean De Francqueville acheteur de son bon gré et franche volonté mit et rapporta es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice présents lesdits échevins toutes lesdites trois mencaudées et demie ainsi qu'elles se comportent et extendent pour compter et appartenir à celui ou celle qui sera dénommé par son testament et disposition de dernière volonté et aux devises et conditions y portées. A tant et pour ce faire que dit est demeurera ledit rapport es mains dudit mayeur présents lesdits échevins. Si faits tous conjurements et jugements, faits tous droits seigneuriaux et anciens pour ce du payés et toutes solennités entièrement faites, tenues, gardées et observées en manière accoutumée. Ce fut ainsi fait et passé audit Cambrai par obéissance en la maison dudit Sieur acheteur le neuvième jour du mois de janvier an seize cent trente cinq.

Suit la signature de Leblond (notaire).

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