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Vente d'Antoine Théry et Julienne Dupont, Claude Deforge et Marie Théry à Thomas Ségard et Julienne Oblen : 05.05.1648 [E2465/13]

Lettre d'achat de la moitié d'un jardin fait par Thomas Ségard et Julienne Oblen sa femme, conjoints à Antoine Théry et Claude Deforge et leurs femmes.

Sachent tous présent et à venir que par honnête homme Pierre Villette, mayeur de la ville, terre et seigneurie de Cattenières en Cambrésis et en la présence de Toussaint Oudart, Antoine Hutin, Jean Bricout, Jean Lesage et Melchior Cardon, échevins d'icelle seigneurie, vinrent et comparurent en leurs personnes Antoine Théry et Julienne Dupont sa femme, conjoints, Claude Delforge et Marie Théry sa femme conjoints, bourgeois de la ville de Cambrai, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leur vraie et certaine science, sans aucune contrainte, induction ou séduction, mêmement lesdites femmes de leur mari suffisamment et agréablement autorisées, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que parmi et moyennant le prix et somme de cent et quarante florins carolus qu'ils ont confessé avoir eus et reçus comptant de Thomas Ségard et Julienne Oblen sa femme, demeurant audit Cattenières, dont ils s'en sont tenus pour bien payés à leur contentement. A cette cause, ils avaient et ont vendu bien justement léamment, sans fraude, perpétuellement et à toujours, audit Thomas Ségard et à sa dite femme, lesquels présents, reconnurent avoir accepté d'eux toute la juste moitié d'un jardin et héritage séant audit Cattenières, contenant icelle moitié six pintes de terre ou environ, à prendre à l'encontre de Philippe et Madeleine Théry, leur frère et sœur, tenant ladite moitié en lisière au long de la partie desdits Philippe et Madeleine Théry, d'autre au jardin de Gaspard Félix, de bout au jardin de Baltazar Ségard et de dernier sens à la rue et warescaix du seigneur, ainsi que ladite moitié de jardin se comporte et extend sans aucune réservation.

Pour laquelle vente valoir et sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants conjointement vendeurs, de leur bon gré, lesdites femmes de l'autorité que dessus, ont mis, werpi et rapporté ladite juste moitié de jardin et héritage vendue dessus déclarée en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, et s'en sont dessaisis et déshérités, par verge et par bâton, et y ont renoncé une fois, seconde et tierce, à toujours, pour lesdits conjoints acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si ont promis garantir cette présente vente envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques jusqu'aux dires des juges, aux charges des servitudes foncières, anciennes et accoutumées que ladite juste moitié de jardin doit et peut devoir tant seulement et sans nuls autres empêchements, si comme ils ont juré et affirmé par leur serment. Et puis de ladite juste moitié de jardin et héritage vendue dessus déclarée, furent et ont été lesdits conjoints acheteurs par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice présents et par l'enseignement desdits échevins bien suffisamment et à loi, entièrement adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux et leurs hoirs en jouir à toujours, pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant être compté et appartenir à tous les enfants procréés de leurs deux chairs par égales parts et portions autant qu'autrement ils n'en disposent conjointement. A ce quoi faire ils en ont retenu la puissance et faculté. Si furent tous conjurements et jugements faits, tous droits pour ce du payés, toutes solennités tenues, observées en manière accoutumée. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenières le cinquième jour de mai an seize cent quarante huit.

Suivent les signatures de Pierre Villette, Oudart, Jean Bricout, Jean Ségard et Leblond (greffier).

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