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Vente de Jean Leprêtre et Catherine De La Moitty à Titus Hoé et Jeanne Cardon : 12.10.1643 [E2465/13]

Lettre d'achat de la juste moitié de trois boitellées de terre fait par Titus Hoé et jeanne Cardon sa femme, conjoints, à Jean Leprêtre et Catherine De La Moitty sa femme, conjoints. Reçu le 22 de novembre 1643, pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête et discrète personne Jacques Gransard mayeur de la terre et seigneurie de Cattenières en Cambrésis et en la présence de Philippe Hutin, Guislain Laman, Toussaint Oudart et Jean Ségard, échevins d'icelle seigneurie, vinrent et comparurent en leurs personnes Jean Leprêtre et Catherine De La Moitty sa femme, conjoints laboureurs demeurant à Bévillers, lesquels de leur bon gré, sans contrainte, induction ou séduction, même ladite femme de son mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que parmi et moyennant le prix et somme de quarante florins carolus qu'ils ont confessé avoir eus et reçus comptant de Titus Hoé et Jeanne Cardon sa femme, conjoints laboureurs demeurant audit Cattenières et dont ils s'en sont tenus pour bien payés à leur contentement. A cette cause, ils avaient et ont vendu bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, audit Titus Hoé et sa dite femme, lesquels présents connurent avoir acheté d'eux toute la juste moitié de trois boitellées de terre labourable à prendre l'encontre de Meclhior Cardon tenant lesdites trois boitellées en lisière au jardin des hoirs de Benoit Guillebaut, d'autre à dix pintes desdits acheteurs, de bout à deux mencaudées des hoirs de Jean Lenglet et à trois mencaudées de Félix Desourmaire, ainsi que la juste moitié desdites trois boitellées se comporte et extend sans aucune réservation.

Pour laquelle vente valider et sortir son pur et entier effet à toujours, lesdits comparants conjoints vendeurs, de leur bon gré, ladite femme de l'autorité que dessus, mirent, werpirent et rapportèrent la juste moitié desdites trois boitellées de terre vendues dessus déclarées en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice présents, lesdits échevins bien et à loi, et s'en sont dessaisis et déshérités, par verge et par bâton, et y ont renoncé une fois, seconde et tierce à toujours, pour lesdits acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si promirent à garantir cette présente vente envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques jusqu'aux dires des juges aux charges des servitudes foncières et redevances anciennes et accoutumées que ladite juste moitié desdites trois boitellées doit et peut devoir tant seulement et sans nuls autres empêchements, si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment. Et puis de la juste moitié desdites trois boitellées de terre devant déclarées furent et ont été lesdits conjoints accepteurs par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice présents et par l'enseignement desdits échevins bien suffisamment et à loi, entièrement adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux et leurs hoirs en jouir à toujours et pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant être compté et appartenir à tous les enfants procréés de leurs deux chairs par égale part égale portion en tant qu'autrement dûment conjointement ensemble ils n'en disposent. De quoi faire ils en ont retenu la puissance et faculté. Si furent tous conjurements et jugements faits, tous droits pour ce du payés et toutes solennités observées en manière accoutumée. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenières le douzième jour du mois d'octobre an mil six cent quarante trois.

Suivent les signatures de Jacques Gransard, Philippe Hutin, Jean Ségard et Leblond (greffier).

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