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Vente de Félix Desourmaire et Jeanne Noirmand à Nicolas Griffart et Marie Hégo : 30.04.1657 [E2465/13]

Lettre contenant l'achat d'un jardin contenant une mencaudée de terre ou environ fait par Nicolas Griffart et sa femme à Félix Desourmais et sa femme Pour le ferme de messieurs les mayeur et échevins de Cattenières en Cambrésis, 1657.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête personne Pierre Villette, à ce jour mayeur commis et suffisamment établi de et en toute la terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis, en la présence des échevins de ladite seigneurie ci-après nommés, vinrent et comparurent en leurs personnes Félix Desourmaire et Jeanne Noirmand sa femme conjoints demeurant en la ville et cité de Cambrai, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, sans aucune contrainte ni séduction ou induction, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que parmi et moyennant le prix et somme de deux cent et soixante florins, vingt pattars chacuns, qu'ils ont confessé avoir convenus avec Nicolas Griffart et Marie Hégo sa femme, conjoints demeurant audit Cattenières, à leur payer et donner ce paiement pour la vente d'un jardin comme dit ci-après déclaré, dont et de laquelle vente lesdits comparants s'en étaient tenus pour contents et apaisés. A cette cause, ils avaient et ont vendu, cédé, quitté et transporté et par ces présentes vendent, cèdent, quittent et transportent bien justement léamment et sans fraude audit Griffart et sa dite femme, présents et acceptant, pour eux et pour leurs hoirs et ayant cause, tout un jardin contenant une mencaudée de terre ou environ situé audit Cattenières tenant d'autre au jardin des veuve et hoirs de Claude Leprêtre, au jardin de la cense de Messieurs du Chapitre Notre Dame de Cambrai, et par devant à l'orde rue, tout ainsi que ledit jardin se comporte et extend sans y rien réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable et être tenu ferme et stable, et sortir son plein et entier effet à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent tout ledit jardin ci-dessus déclaré en la main dudit Villette mayeur comme en la main de seigneur et de justice et présents lesdits échevins ci-après nommés, et d'icelui s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent, par verge et par bâton, bien et à loi, perpétuellement et à toujours, pour en adhériter et mettre en bonne possession et saisine lesdits acheteurs. Si promirent dirent et en convinrent lesdits comparants vendeurs à bien et léamment conduire et paisiblement garantir ce présent vendage envers et contre tous et de tous troubles et empêchements quelconques jusqu'aux dires des juges et selon la coutume du lieu et de ce pays et comté de Cambrésis, aux charges des rentes et redevances anciennes et accoutumées que ledit jardin doit ou peut devoir annuellement pour son contingent. Et puis de tout ledit jardin, furent et ont été lesdits acheteurs par la main dudit Villette mayeur comme par mains de seigneur et de justice et présents lesdits échevins ci-après nommés bien et à loi, saisis, vêtus, adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux, leurs hoirs, successeurs et ayant cause en jouir, user et profiter de ce jour en avant comme de leur propre et léal acquet, perpétuellement et à toujours, et après leurs deux décès et trépas advenus et non devant, ledit jardin dessus déclaré devra retourer, demeurer confier et appartenir à tous les enfants qu'ils auront et délaisseront de leur présente conjonction à répartir entre eux par égale portion autant à l'un comme à l'autre sans autre puisse y prétendre part, si autrement par ensemble conjointement ils n'en avaient diposé. Pour ainsi de quoi se faire et passer furent faites toutes solennités de justice ordinaire nécessaires, faites, gardées et observées aux us, stil et coutumes dudit lieu, pays et comté de Cambrésis, sauf tous droits. De faire que dessus furent présents et spécialement requis et appelés à savoir le dessus nommé Pierre Villette mayeur et comme échevins Philippe Hutin, Olivier Leduc, Thomas Lesage et Bertrand Rousseau. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenières le dernier jour du mois d'avril an 1657.

Suivent les signatures de Pierre Villette, Olivier Leduc, Philippe Hutin, Thomas Lesage et Bertrand Rousseau.   

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