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Vente de Jacques Colau et Jeanne Toillier à Christophe Griffart et Jeanne Guillebaut : 19.01.1650 [E2465/13]

Lettre d'achat d'une rasière de terre fait par Christophe Griffart et Jeanne Guillebaut sa femme conjoints à Jacques Collau et Jeanne Toillier sa femme conjoints. Reçu le 20 de février an 1650 pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête et discret homme Samuel Bricout, mayeur de la terre et seigneurie de Cattenières en Cambrésis et en la présence de Jean Ségard et Melchior Cardon, échevins d'icelle et pour cette fois échevin créé par le bailly Isaac Vaillant, vinrent et comparurent en leurs personnes Jacques Collau et Jeanne Toillier sa femme, conjoints laboureur demeurant au village de Saint Aubert en Cambrésis, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leur vraie et certaine science, sans aucune contrainte, induction ou séduction, même ladite femme de son mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que parmi et moyennant le prix et somme de quatre vingt quinze florins carolus qu'ils ont confessés avoir eus et reçus comptant de Christophe Griffart et Jeanne Guillebaut sa femme, conjoints laboureurs demeurant audit Cattenières dont ils se sont tenus pour bien payés à leur contentement. A cette cause, ils leur ont vendu bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, toute une rasière de terre labourable sise en une pièce au terroir et seigneurie dudit Cattenières tenant au chemin allant d'Estourmel à Haucourt, à trois mencaudées de Pierre Villette et à demie mencaudée des hoirs de Toussaint Guillebaut, et à une mencaudée de Messieurs du Chapitre Notre Dame ainsi que ladite rasière de terre se comporte et extend dans aucune réservation.

Pour laquelle vente valider et sortir son pur et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants conjoints vendeurs, de leur bon gré, ladite femme de l'autorité que dessus, ont mis, werpi et rapporté ladite rasière de terre par eux vendue dessus déclarée en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi et s'en sont dessaisis et déshérités, par verge et par bâton, et y ont renoncé une fois, seconde et tierce, perpétuellement et à toujours, pour lesdits conjoints acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si ont promis conduire et paisiblement garantir cette présente vente envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques jusqu'aux dires des juges aux charges des servitudes foncières, seigneuriales, anciennes et accoutumées que ladite rasière de terre doit et peut devoir tant seulement et sans nuls autres empêchements, si comme ils ont juré et affirmé par leur serment. Et puis de ladite rasière de terre dessus déclarée furent et ont été lesdits conjoints accepteurs par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice présents et par l'enseignement desdits échevins bien et suffisamment à loi, adhérités, saisis, vêtus et mis en bonne possession et saisine pour par eux et leurs hoirs en jouir à toujours comme de leur bonne et propre terre à leur requête. Si furent tous conjurements et jugements faits, tous droits pour ce dus payés et toutes solennités observées en manière accoutumée. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenières le dix neuvième jour de l'an mil six cent cinquante.

Suivent les signatures de Melchior Cardon, Issac Vaillant, Samuel Bricout, Jean Ségard et Leblond (greffier).   

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