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Vente de Pierre Tabary et Marie Magdeleine Bouttemy à Philippe Bricout et Marie Leduc : 13.08.1675 [E2465/13]

Lettre d'achat de trois mencaudées de terre labourable à prendre en quatre mencaudées et demie situées au terroir de Cattenières et diverses pièces au profit de Philippe Bricout et Marie Leduc sa femme demeurant audit Cattenières. Reçu le 24 octobre 1675, pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant noble homme François de Hertaing, écuyer, bailly général de vénérables et circonspects seigneurs Messieurs les prévôt, doyen et chanoines de l’Église Métropolitaine de Cambrai, suffisamment commis et établi de et en toute les terres, juridictions et seigneuries qu'ils ont en ce pays et comté de Cambrésis, appendances et dépendances d'icelles, faisant pour cette fois et à l'effet ci-après office de mayeur de la terre et seigneurie de Cattenières, et en la présence du sieur Jean Baptiste Glorieux licencié es lois, Louis Herle, Jean Philippe Hubert et François Crespin, échevins dudit Cattenières pour cette fois et à l'effet ci-après, créés et établis par ledit Sr bailly, vinrent et comparurent en leurs personnes Jean Tourtois et Jeanne Gontran sa femme, demeurant au faubourg de Selles de cette ville, Pierre Tabary et Marie Magdeleine Boutemy sa femme demeurant à la Neuville Saint Rémy, et sitôt ledit Jean Tourtois et Maurice Bernard au nom et comme tuteurs pour cette fois seulement ce jourd'hui daté des présentes, commis et établis par ledit sieur bailly et hommes de fief desdits seigneurs du Chapitre aux personnes et biens de Jean Philippe, Marie Marguerite et Marie Joseph Hégo, enfants mineurs de ladite Marie Magdeleine Boutemy qu'elle a eus avec feu Paul Hégo son premier mari, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, sans aucune contrainte, induction ni séduction, mêmement lesdites femmes quant à ce de leur dit mari suffisamment autorisées et lesdits tuteurs en vertu du gré, décret, licence et autorité à eux ce jourd'hui octroyé et accordé par lesdits sieurs bailly et hommes de fief, étant pour ce assemblés en nombre compétent, siège et figure de jugement pour pouvoir valablement faire la vente ci-après, dont et duquel décret la teneur de … à autre s'en suit.

Au treizième août seize cent septante cinq. Assemblée extraordinaire tenue en Cambrai par devant noble homme François de Hertaing, écuyer bailly général de Messieurs du Vénéable Chapitre de l’Église Métropolitainte dudit Cambrai et comme hommes de fiefs le sieur Jean Baptiste Glorieux, licencié es lois, Louis Herle, Jean Philippe Hubert et François Crespin, furent à Jean Philippe, Marie Marguerite et Marie Joseph Hégo, enfants mineurs de feu Paul et Marie Magdeleine Bouttemy, vivant conjoints demeurant à la Neuville Saint Rémy, créés et établis tuteurs pour cette fois et à l'effet ci-après seulement les personnes de Jean Tourtois leur oncle allié du côté maternel demeurant au faubourg de la porte de Selles et Maurice Bernard demeurant à Cambrai leur ami, lesquels acceptèrent ladite tutelle qu'ils promirent, jurèrent et affirmèrent in solidum et passèrent procuration l'un de l'autre in forma, acceptant à ces fins cette cour à juger sans en pouvoir décliner.

Ce fait de la part de ladite Marie Magdeleine Bouttemy présentement mariée avec Pierre Tabay, jointement avec lesdits tuteurs, a été remontré qu'à elle compte et appartient de la succession de feue Catherine Trahegnies (?) sa mère une rasière de terre labourable mainferme à prendre indivisement en quatre mencaudées et demie à l'encontre dudit Jean Tourtois à cause de Jeanne Gontran sa femme et Philippe Bricout, icelles quatre mencaudées et demie situées au terroir dudit Cattenières en diverses pièces. Si comme deux mencaudées tenant à quatre mencaudées de Messieurs du Chapitre et au chemin menant dudit Cattenières à Haucourt et à sept mencaudées de l'abbaye de Fontenelle. Item une mencaudée prise en deux mencaudées tenant à cinq mencaudées desdits seigneurs du Chapitre, au chemin menant d'Estourmel audit Haucourt et à une rasière des pauvres dudit Cattenières. Item une mencaudée et deux pintes prises en neuf boitellées tenant à sept mencaudées de l'hôpital St Julien, à cinq mencaudées des hoirs de Jacques de Francqueville et à quatre mencaudées occupées par Oger Henninot. Et six pintes prises en trois boitellées tenant à quatre mencaudées desdits seigneurs du Chapitre, à deux mencaudées de Marie Bricout et à sept boitellées d'Antoine Bricout.

Et comme ladite remontrante tire fort peu de profit de ladite rasière de terre et que d'ailleurs à elle compte de la succession de feu Thomas Bouttemy son père quatre mencaudées de terre labourable situées au terroir de Ste Olle et Raillencourt, lesquelles sont chargées de six florins cinq pattars de rente annuelle au rachat de cent florins vers Rictrude Colle femme à Jean François Ladrière. Icelle s'est trouvée conseillée pour son plus grand profit et de ses dits enfants de faire la vente de la susdite rasière jointement avec lesdits Jean Tourtois et Jeanne Gontran sa femme, à qui compte aussi une rasière desdites quatre mencaudées et demie, à Philippe Bricout à qui le surplus desdites quatre mencaudées et demie appartient en vertu d'achat qu'il en a fait des enfants de feu Antoine Mory et Marie Jeanne Gontran, pour le prix provenant de ladite rasière de ladite remontrante être employé pour rembourser auxdits Jean François Ladrière et Rictrude Colle sa femme lesdits cent florins courrant à rente sur lesdites quatre mencaudées. En quoi lesdits enfants seront bénéficiaires attendu que le prix de la vente ne portant que septante florins six pattars, icelle remontrante sera obligée avec son dit mari de suppléer le surplus, mais comme elle se trouve empêchée d'affermir ladite vente pour être affermé desdits mineurs sans l'autorité des juges. Pour ce est-il qu'elle a recours la suppliant vouloir autoriser et rendre habile d'avec ledit Pierre Tabary à présent son dit mari et lesdits tuteurs de faire la vente de ladite rasière de terre et en passer tous devoirs de loi et sur le tout interposer son décret.

Pour laquelle remontrance et pieux apaisement desdits tuteurs sur le contenu en icelle qui l'ont affirmé être véritable et que spécialement être tuteurs desdits mineurs de faire la vente ci-dessus, Messieurs les hommes de fief au conjurement de Monsieur le bailly ont accordé le décret requis autorisant ladite Marie Magdeleine Bouttemy de jointement avec Pierre Tabary à présent son mari et lesdits tuteurs de faire ladite vente et en passer tous devoirs de loi pour ce pertinent à condition que les deniers en provenant seront employés conformément à ladite remontrance. De quoi lesdits tuteurs prendront soin et en demeureront chargés à condition aussi que l'héritier mobiliaire de ladite Marie Magdeleine Bouttemy sera obligé de, après son décès, bénéficier lesdits mineurs du prix de ladite vente à proportion de ce qu'il pourra toucher à chacun d'iceux à raison de ladite rasière de terre. Ainsi signé P.Harou, greffier avec paraphe.

Dirent, reconnurent et confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité, évident apparant pieux marché que celui présent éviter et meilleur faire, parmi et moyennant le prix et somme de cent cinquante deux florins douze pattars, monnaie de Flandre telle que de vingt pattars pour chacun florin qu'ils ont confessé avoir eus et reçus comptant à leur apaisement de Philippe Bricout et Marie Leduc sa femme, demeurant audit Cattenières, et dont ils s'en sont tenus et tiennent pour contents et bien payés. Si ont quitté et quittent tous ceux et celles à qui quittance appartient à toujours. A ces causes, ils avaient et ont vendu, cédé, quitté et transporté comme par ces présentes ils vendent, cèdent, quittent et transportent bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours auxdits Philippe Bricout et Marie Leduc sa femme, conjoints acheteurs, présent acceptant, trois mencaudées de terre labourable à prendre en quatre mencaudées et demie amplement reprises par abouts et tenants en la remontrance ci dessus à l'encontre desdits acheteurs, à qui desdites quatre mencaudées et demie appartiennent. Ainsi que lesdites trois mencaudées se comportent et extendent sans y rien réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable et sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, lesdites femmes autorisées comme dessus et lesdits tuteurs en vertu du susdit décret, mirent, werpirent et rapportèrent es mains dudit sieur bailly faisant comme dessus office de mayeur dudit Cattenières comme es mains de seigneur et justice, présents les échevins dessus nommés bien suffisamment et à loi, lesdites trois mencaudées ci-dessus déclarées et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce, perpétuellement et à toujours, pour lesdits acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si leur promirent et eurent en commun lesdits comparants vendeurs de conduire et garantir cette présente vente envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques comme tous léaux vendeurs sont tenus et soumis de faire jusqu'aux dires des juges et selon les us et coutume de ce pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes foncières et redevances anciennes que lesdites trois mencaudées doivent et peuvent devoir et sans nul autre empêchement. Si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment solennel suivant ladite coutume. Et puis desdites trois mencaudées de terre furent et ont été lesdits Philippe Bricout et Marie Leduc sa femme, conjoints, à leur requête, par les mains du susdit bailly faisant comme dit est office de mayeur comme par mains de seigneur et de justice, présents lesdits échevins, adhérités, saisis, vêtus et mis en bonne possession et saisine, bien suffisamment et à loi, pour par eux en jouir, user et posséder comme de leur propre bien le cours de leurs deux vies durant et après leurs deux décès et trépas advenus et non devant, retourner, compter et appartenir à tous leurs enfants qu'ils ont et avoir pourront procréer de leurs deux chairs en léal mariage, à répartir entre eux également, autant à l'un comme à l'autre, sans autrui y avoir part, en tant toutefois qu'autrement ils n'en feraient, ordonneraient ou disposeraient conjointement, de quoi faire il s'en sont retenus la faculté et puissance suivant les us et coutumes de ce pays et comté de Cambrésis. Ce fut ainsi fait et passé audit Cambrai par obéissance prise où il appartenait le treizième jour du mois d'août an seize cent septante cinq.

Suit la signature de Harou.

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