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Vente de Pierre Leduc et Pasquette Gelin à Marie Lenglet : 28.01.1670 [E2465/13]

Lettre d'acquet de demie mencaudée de jardin fait par Marie Lenglet veuve de feu Mathieu Forrière à Pierre Leduc et Pasquette Gelin sa femme. Pour le ferme des mayeur et échevins de Cattenières.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête personne Amand Hutin, à ce jour mayeur commis et suffisamment établi de et en toute la terre et seigneurie de Cattenières en Cambrésis, en la présence des échevins de ladite seigneurie ci-après nommés, vinrent et comparurent en leurs personnes Pierre Leduc et Pasquette Gelin sa femme, conjoints demeurant à Bertry, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, sans aucune contrainte ni séduction ou induction, même ladite femme de son dit mari suffisamment autorisée, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que pour leur plus grand profit faire, parmi et moyennant juste prix et léalle somme de deniers qu'ils ont confessé d'avoir eus et reçus des mains de honnête femme Marie Lenglet veuve de feu Mathieu Forrière, vivant conjoints laboureurs demeurant audit Cattenières, dont et de laquelle somme ils s'en sont tenus pour contents et bien payés et avaient quitté et quittent tous ceux et celles à qui quittance appartient. A cette cause, ils avaient et ont par cette présente vendu, cédé, quitté et du tout transporté au droit et profit de ladite Marie Lenglet, présente et acceptante, pour elle et ses hoirs, successeurs et ayant cause en jouir à toujours, toute demie mencaudée de terre en jardinage faisant la troisième partie de tout certain jardin dont les deux autres appartiennent à ladite Marie Lenglet séante audit Cattenières tenant à une rasière de terre de l'abbaye de Fontenelle, d'autre part au jardin des hoirs de Jacques Gransard et par devant à la grande rue et warescaix des seigneurs, ainsi que ladite demie mencaudée de jardin dessus déclarée se comporte et extend sans y rien réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendaige conduire et demeurer valable, et être tenu bon, ferme et stable et sortir son plein en entier effet à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, ladite femme de son dit mari suffisamment autorisée comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent en la main dudit Amand Hutin mayeur comme en main des seigneurs et justice et présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, ladite demie mencaudée de jardin dessus déclarée s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, par verge et par bâton, une fois, seconde et tierce, perpétuellement et à toujours, pour ladite acheteresse adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Et si promirent cette présente vente conduire et garantir envers et contre tous de tous troubles et empêchements jusqu'aux dires des juges selon la coutume du lieu et de ce pays et comté de Cambrésis, aux charges des rentes seigneuriales et des redevances anciennes et accoutumées que ladite demie mencaudée de jardin doit et peut devoir annuellement et sans nul autre empêchement, si comme ils ont juré et affirmé par leur serment selon ladite coutume. Et puis de toute ladite demie mencaudée de jardin dessus déclarée, fut et en a été ladite Marie Lenglet, acheteresse, par les mains dudit Amand Hutin mayeur comme par les mains des seigneurs et justice, et présents lesdits échevins ci-après nommés bien suffisamment et à loi, saisie, vêtue, adhéritée et mise en bonne possession et saisine pour par elle et ses hoirs, successeurs et ayant cause, de ce jour en avant, en jouir, user et profiter comme de son propre et léal acquet à toujours, et pour après son décès et trépas advenu et non devant, retourner et appartenir à tous les enfants qu'elle a retenus dudit Forrière son feu mari, à répartir également entre eux à l'exclusion de tous autres qui y voudraient prétendre part, en tant toutefois qu'autrement elle n'en ferait, ordonnerait ou disposerait autrement, de quoi elle a retenu et retient la faculté et toute puissance tant qu'elle vivra suivant ladite coutume. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenières par devant le dessus nommé Amand Hutin mayeur et présents comme échevins Philippe Bricout, Thomas Lesage, Jérôme Hégo, Oger Henninot et Bartholomé Laman le vingt huitième jour du mois de janvier an 1670.

Suivent les signatures d'Amand Hutin, Philippe Bricout, Thomas Lesage, Bartholomé Laman, Jérôme Hégo et Oger Henninot.

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