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Vente de Jean Farrez et Marthe Delimal à Antoine Bastien et Marie Pilloix : 05.03.1609 [E2465/13]

Lettre d'acquet de deux mencaudées de terre appartenant à Antoine Bastien et Marie Pilloix sa femme demeurant à Fontaine au Pire. Reçu le deuxième d'avril mil six cent neuf. Parti pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Arnould Bricout, à ce jour mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la ville, terre et seigneurie de Cattenières en Cambrésis, et en la présence des échevins d'icelle terre et seigneurie ci-après nommés, vinrent et comparurent en leurs propres personnes Jean Farrez et Marthe Delimal sa femme, conjoints laboureurs demeurant à Bertry, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leur vraie et certaine science, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité, évident apparant pieux marché éviter et meilleur faire, parmi et moyennant la somme de cent quatre vingt quinze florins carolus qu'ils ont confessé avoir eus et reçus comptant d'Antoine Bastien et de Marie Pilloix sa femme, conjoints, demeurant à Fontaine au Pire, dont ils s'en tiennent pour contents et bien payés, ils avaient et ont vendu bien justement, léamment et sans fraude à toujours audit Antoine Bastien et sa dite femme, présents et acceptant, deux mencaudées de terre labourable en une pièce séantes sur le terroir dudit Cattenières tenant à une mencaudée qui fut à la veuve de Nicaise Pilloix à présent appartenant à Antoine Lemaire à lui vendue par Jean Farrez et sa dite femme, d'autre part tenantes aux terres du marché de Boitrancourt, au chemin menant de Cambrai au Cateau Cambrésis et aux terres de l'hôpital Saint Julien en Cambrai, ainsi que lesdites deux mencaudées de terre déclarées qu'elles se comportent et extendent sans y rien excepter, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice présents ledits échevins bien suffisamment et à loi de toutes lesdites deux mencaudées de terre dessus déclarées et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce et à toujours pour lesdits acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Et si promirent et eurent en commun léamment lesdits vendeurs et chacun d'eux à conduire et garantir paisiblement ce présent vendage contre et envers tous de tous troubles et empêchements quelconques jusqu'aux dires des juges et à la coutume du lieu et du pays et comté de Cambrésis, à la charge des redevances anciennes que lesdites deux mencaudées de terre dessus déclarées doivent et peuvent devoir chacun an tant seulement et sans nul autre empêchement, si comme lesdits vendeurs jurèrent et affirmèrent par leur serment solennellement et selon ladite coutume de Cambrésis. Et puis de toutes lesdites deux mencaudées de terre dessus déclarées furent lesdits Antoine Bastien et ladite Marie Pilloix sa femme, à leur prière et requête, par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux deux en jouir, user et posséder comme de leur propre et léalle terre leurs deux vies durant et après leurs deux décès et trépas advenus et non devant, lesdites deux mencaudées de terre dessus déclarées devront être comptées et appartenir à savoir une mencaudée à Philippe, Jean et Catherine Bastien enfants du premier et noble mariage dudit Antoine Bastien et de défunte Antoinette Leduc, leur père et mère, et l'autre mencaudée à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront procréer de leurs deux chairs ensemble en léal mariage à répartir entre iceux enfants ensemble également autant à l'un comme à l'autre en tant toutefois que par autre manière lesdits acheteurs conjointement ensemble n'en feront, ordonenront ou disposeront par autre manière, de quoi faire ils ont entre eux retenu et retiennent le pouvoir tant qu'ils vivront aux us et coutume dudit lieu et du pays et comté de Cambrésis et sauf tous droits. Et furent en toutes les choses dessus dites, chacune d'icelles successivement et par ordre, fait tous conjurements et jugements, tous droits seigneuriaux et autres payés et toutes solennités nécessaires à faire touchant les choses dessus dites bien et dûment gardées et observées selon ladite coutume. A ce faire que dit est, furent présents et spécialement requis, convoqués et appelés aux devoirs faire, à savoir le dessus nommé mayeur Arnould Bricout et échevins Julien Lesage, Jacques Gransard, Jean Leduc, Gilles Félix et Léonard Vaillant. Ce fut fait, dit, reconnu et passé audit Cattenières le cinquième jour du mois de mars l'an de grâce Notre Seigneur an mil six cent et neuf.  

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