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Vente de Pierre Soilleux à François Leduc et Marie Rousseau : 22.03.1686 [E2465/13]

Lettre d'achat de deux mencaudées de terre labourable séant au terroir de Cattenières vendues par Pierre Soilleux à François Leduc et Marie Rousseau sa femme. Parti pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Amand Hutin, à ce jour mayeur suffisamment commis, constitué et établi de et en toute la terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis, et les apendances et dépendances d'icelle, et en la présence des échevins d'icelle terre et seigneurie ci-après nommés, vint et comparut personnellement Pierre Soilleux fils à marier mais sage et émancipé pour faire et passer ce qui s'en suit et demeurant en la ville de Cambrai, lequel de son bon gré, pure, franche et libérale volonté, de sa certaine et vraie science, sans aucune force ni contrainte, induction ou séduction, dit, reconnut et libéralement confessa que pour son plus grand profit et utilité, évidemment apparant pire marché éviter et meilleur faire, parmi et moyennant la somme de deux cent quarante cinq florins carolus, monnaie de Flandre, vingt pattars chacun, qu'il a confessé avoir eus et reçus comptant et bien nombre des mains de honnête personne François Leduc et Marie Rousseau sa femme, conjoints demeurant audit Cattenières, dont et duquel prix et somme le susdit Pierre Soilleux s'en est tenu pour content et bien payé, et en a quitté et quitte ledit François Leduc et sa dite femme et tous autres à qui quittance appartient. A cette cause, il avait et vendu bien justement léamment, sans fraude, perpétuelllement et à toujours, audit François Leduc et à sa dite femme toutes deux mencaudées de terre labourable séant au terroir dudit Cattenières tenant à deux mencaudées de pareille terre de Hubert et Servais Pilliez, ci-devant n'était qu'une pièce de quatre mencaudées, de quoi ils ont partagé ce jourd'hui et tenant à dix mencaudées du … de Cambrai, à deux mencaudées des pauvres dudit Cattenières et au chemin nommé anciennement le chemin des pélerins. Ainsi que lesdites deux mencaudées de terre dessus déclarées se comportent et extendent sans aucune réservation.

Pour lequel vendaige conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, et sortir son plein et entier effet à toujours, ledit comparant vendeur de son bon gré comme dessus, mit, werpit et rapporta lesdites deux mencaudées dessus déclarées en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, et s'en est dévêtu, dessaisi, déshérité, issit hors et y renonça une fois, seconde et tierce en manière accoutumée pour ledit François Leduc et sa dite femme en adhériter et mettre en bonne possession et saisine ? Et si promit et eut en ommun ledit comparant vendeur conduire et garantir paisiblement ce présent vendaige contre et envers tous de tous troubles et empêchements quelconques jusqu'aux dires des juges et à la coutume du lieu, pays et comté de Cambrésis, à la charge des servitudes et redevances anciennes que lesdites deux mencaudées de terre dessus déclarées doivent et peuvent devoir tant seulement et sans nul autre empêchement, si comme il jura et affirma par son serment solennellement selon ladite coutume. Et puis de toutes lesdites deux mencaudées de terre dessus déclarées en furent et ont été ledit François Leduc et sa femme, à leur requête et prière, par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice présents et par l'enseignement desdits échevins bien suffisamment et à loi, vêtus, saisis, adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir, user et posséder tout le cours de leurs deux vies durant comme de leur propre bien et léal héritage à toujours, et pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant, lesdites deux mencaudées de terre dessus déclarées devront être demeurée et compter et appartenir à tous les enfants et enfants qu'avoir pourront procréer de leur deux chairs en léal mariage et sans autrui y partir, à répartir entre eux également, tel à tel, autant à l'un comme à l'autre, … que par autre manière des susdits conjoints acheteurs n'en disposent durant leur conjonction, à ce faire ils en ont retenu et retiennent la faculté et puissance tant qu'isl vivront aux us et coutume dudit lieu, pays et comté de Cambrésis. Et furent en toutes les choses dessus dites et chacune d'icelles successivement et par ordre, tous conjurements et jugements faits, tous droits pour ce du payés et toutes solennités nécessaires en manière accoutumée. A ce faire que dit-est furent présents et spécialement requis, convoqués et appelés aux devoirs faire le dessus nommé mayeur Amand Hutin, présents comme échevins Etienne Moreau, François Fievet, Amand Sedent et Amand Hutin et Antoine Forrière. Ce fut ainsi fait, dit, reconnu et passé sur ladite seigneurie dudit Cattenières le vingt deuxième jour du mois de mars l'an de grâce Notre Seigneur mil six cent huictante six.

Suivent les signatures Amand Hutin, François Fievet, Etienne Moreau, Amand Sedent, Antoine Forrière et J.Gérard (greffier).

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