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Vente d'Eloi Hutin, François et Charles Santerre à Anne Hutin : 13.05.1684 [E2465/13]

Lettre d'achat de dix huit pintes de terre ou environ situées au terroir de Cattenières au profit d'Anne Hutin veuve de Nicolas Félix demeurant audit Cattenières. Reçu pour le ferme le 16 juillet 1684.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête personne François Leduc à ce jour mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la terre et seigneurie de Cattenières et en la présence de Philippe Bricout, Thomas Ségard, Jean Hutin et Pierre Forrière échevins dudit Cattenières à ce faire que s'en suit spécialement requis et appelés, vinrent et comparurent en leur personnes Eloi Hutin et Elisabeth Santerre sa femme demeurant à Estourmel, François Santerre et Claire Minstense sa femme demeurant à Cambrai, et Charles Santerre à marier suffisamment âgé demeurant audit Cambrai, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, sans aucune contrainte induction ou séduction, mêmement lesdites femmes quant à ce des susdits maris suffisamment autorisées, dirent, reconnurent et confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité, évidemment apparant pieux marché que celui présent éviter et meilleur faire, parmi et moyennant le prix et somme de quatre vingt trois florins, monnaie de Cambrai telle que de huit pattars pour le patacon, qu'ils ont confessé avoir eus et reçus comptant à leur apaisement, d'Anne Hutin veuve de Nicolas Félix demeurant audit Cattenières et dont ils s'en sont tenus et tiennent pour contents et bien payés, acquittant tous ceux et celles à qui quittance appartient à toujours. A cette cause, ils avaient et ont vendu, cédé, quitté et transporté comme par ces présents ils vendent, cèdent, quittent et transportent bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, à ladite Anne Hutin acheteresse, présente et acceptant, dix huit pintes ou environ de terre labourable situées au terroir dudit Cattenières, savoir onze pintes à prendre indivisement à l'encontre de ladite acheteresse en deux mencaudées tenant au chemin menant dudit Cattenières à la cense de Bezain, à deux mencaudées des hoirs du Sieur Jean Bourdon et à neuf boitellées occupées par Bartholomé Laman. Et les autres sept pintes ou environ à prendre aussi indivisement à l'encontre de ladite acheteresse en deux pièces de cinq boitellées chacunes, savoir cinq boitellées tenant au chemin de Cambrai, à cinq boitellées des hoirs desdits hoirs du Sieur Jean Bourdon, et à une mencaudée de Bernard Vaillant. Et les autres cinq boitellées tenant aux terres de la cense de Boitrancourt, à trois boitellées de la veuve de Thomas Lesage et à trois mencaudées des pauvres de Chantemerle. Ainsi que lesdites dix huit pintes ou environ se comportent et extendent sans y rien réserver retenir ni mettre hors, auxdits comparants vendeurs appartenant savoir lesdites onze pintes premières déclarées de la succession de Nicolas Patou en vertu du partage verbalement fait avec leur cohéritiers. Et les autres sept pintes ou environ de la succession d'Antoine Hutin leur père et père-grand.

Pour lequel vendaige conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, et sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, lesdites femmes autorisées comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice présents les échevins dessus nommés bien suffisamment et à loi, toutes lesdites dix huit pintes ou environ de terre dessus entièrement déclarées et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce, perpétuellement et à toujours, pour ladite acheteresse en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si lui promirent et eurent en commun lesdits comparants vendeurs, l'un pour l'autre et l'un d'eux seul pour le tout, in solidum, sans ordre de division ni discussion, lesdites femmes de leur dit mari autorisées, de conduire et garantir cette présente vente envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques comme tous léaux vendeurs sont tenus et soumis de faire jusqu'aux dires des juges et selon les us et coutume de ce pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes foncières et redevances anciennes que lesdites dix huit pintes ou environ doivent et peuvent devoir tant seulement et sans nul autre empêchement, si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment solennellement suivant ladite coutume. Et puis desdites dix huit pintes ou environ de terre à prendre comme dessus, ladite Anne Hutin acheteresse fut et a été, à sa requête, par les mains dudit mayeur comme par mains de seigneur et de justice présents lesdits échevins adhéritée, saisie, vêtue et mise en bonne possession et saisine bien suffisamment et à loi pour par elle en jouir, user et posséder comme de son propre bien et léal acquet fait en sa viduité à toujours. Ce fut ainsi fait et passé audit Cambrai par obéissance prise où il appartenait le treize de mai an seize cent quatre vingt quatre. Ajouté à ces fins lesdites femmes ... au droit du senatus consul de Velleyan et à l'authentique si qua mulier à elles donné à entendre.

Suivent les signatures de François Leduc, Philippe Bricout, Jean Hutin, Thomas Ségard, Pierre Forrière, Harou.

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