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Vente de Simon Legros et Anne Taisne à Philippe Cardon et Marguerite Forrière : 19.12.1681 [E2465/13]

Pour le ferme. Lettre d'achat d'une mencaudée de terre à prendre en une pièce de huit mencaudées situées au terroir de Cattenières au profit de Philippe Cardon et Marguerite Forrière sa femme demeurant audit Cattenières. Reçu le 8 de mars 1682.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête personne Philippe Bricout, mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la terre, juridiction et seigneurie de Cattenières, des appendances et dépendances d'icelle, et en la présence d'Amand Hutin, Nicolas Félix, Etienne Moreau et Thomas Ségard, échevins dudit Cattenières, à ce faire que s'en suit, spécialement requis et appelés, vinrent et comparurent en leurs personnes Simon Legros et Anne Taisne sa femme, bourgeois demeurant en Cambrai, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, sans aucune contrainte, induction ni séduction, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment autorisée, dirent, reconnurent et confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité, évidemment apparant pieux marché que celui présent éviter et meilleur faire, parmi et moyennant le prix et somme de cinquante cinq florins, monnaie dudit Cambrai telle que de quarante huit pattars pour le patacon, qu'ils ont confessé avoir eus et reçus comptant à leur apaisement de Philippe Cardon et Marguerite Forrière sa femme, demeurant audit Cattenières, et dont ils s'en sont tenus et tiennent pour contents et bien payés, acquittant tous ceux et celles à qui quittance appartient à toujours. A cette cause, ils avaient et ont vendu, cédé, quitté et transporté comme par cette présente ils vendent, cèdent, quittent et transportent bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, audit Philippe Cardon et Marguerite Forrière sa femme, conjoints acheteurs, présents et acceptant, une mencaudée de terre labourable à prendre en une pièce de huit mencaudées, située au terroir dudit Cattenières, tenant à dix mencaudées de l'abbaye du St Sépulchre, à cinq mencaudées de Messieurs du Chapitre de l'église Métropolitainre de Cambrai et au chemin menant dudit Cattenières à la cense de Bezain. Ainsi que ladite mencaudée à prendre comme dessus se comporte et extend sans y rien réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendaige conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable et sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, ladite femme autorisée comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice présents lesdits échevins dessus nommés bien suffisamment et à loi, ladite mencaudée ci-dessus déclarée et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce, perpétuellement et à toujours, pour lesdits acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si leur promirent et eurent en commun lesdits comparants vendeurs de conduire et garantir cette présente vente envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques comme tous léaux vendeurs sont tenus et soumis de faire jusqu'aux dires des juges et selon les us et coutume de ce pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes foncières et redevances anciennes que ladite mencaudée doit et peut devoir tant seulement et sans nul autre empêchement, si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment solennel suivant ladite coutume. Et puis de la susdite mencaudée, lesdits Philippe Cardon et Marguerite Forrière sa femme, conjoints acheteurs, furent et ont été, à leur requête, par la main dudit mayeur comme par mains de seigneur et de justice présents lesdits échevins, adhérités, saisis, vêtus et mis en bonne possession et saisine, bien suffisamment et à loi, pour par eux en jouir, user et posséder comme de leur propre bien et léal acquet le cour de leurs deux vies durant et pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant, retourner et compter et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront procréer de leur conjonction à répartir entre eux également autant à l'un comme à l'autre, sans autrui y avoir part en tant toutefois qu'autrement ils n'en feraient, ordonneraient ou disposeraient conjointement. Dont et de ce faire, ils en ont retenu et retiennent la puissance et faculté tant qu'ils vivront selon lesdits us et coutume de ce pays et comté de Cambrésis. Ce fut ainsi fait et passé audit Cambrai par obéissance prise où il appartient le dix neuvième jour du mois de décembre en seize cent quatre vingt et un.

Suivent les signatures de Philippe Bricout, Amand Hutin, Thomas Ségard, Nicolas Félix, Etienne Moreau et Harou.

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