Formulaire de recherche

Vente de Jean Pilliez et Jeanne Agnès Olivier à Amand Sedent et Marie Anne Ségard : 22.05.1698 [E2465/13]

Pour le ferme. Lettre d'achat d'une boitellée de terre labourable ou environ située au terroir de Cattenières au profit d'Amand Sedent et Marie Anne Ségard sa femme demeurant à Cattenières. Reçu au ferme des mayeur et échevins dudit Cattenières.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête personne François Leduc, mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la terre, juridiction et seigneurie de Cattenières et en la présence de Servais Bricout, Pierre Forrière, Philippe Delaforge et Hubert Lasselin, échevins dudit Cattenières à ce faire et passer ce que s'en suit, spécialement requis et appelés, vint et comparut en sa personne Jacques Pilliez demeurant au village de Sirault nouvellement allié avec Jeanne Agnès Olivier sa femme, étant consentant à la vente ci-après déclarée, lequel de son bon gré, pure, franche et libérale volonté, dit, reconnut et confessa que pour leur plus grand profit et utilité, évidemment apparant pire et plus dommageable marché que celui présent éviter et meilleur faire, parmi et moyennant la somme de trente florins qu'il a confessé avoir eus et reçus, comptant à son apaisement, d'Amand Sedent et Marie Anne Ségard sa femme, demeurant audit Cattenières, dont ils s'en est tenu et tient pour content et bien payé, si en a quitté et quitte tous ceux et celles à qui quittance appartient à toujours. A cette cause, il avait et a vendu, cédé, quitté et transporté comme pa ces présentes il vend, cède, quitte et transporte bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, au droit et profit desdits Amand Sedent et Marie Anne Ségard, présents et acceptant, toute une boitellée de terre ou environ labourable prise en deux pièces. Si comme en deux mencaudées situées au terroir de Cattenières tenant à pareille terre de Hubert Pilliez, au chemin des pélerins, et à vingt mencaudées de la cense du Frenoy. Et la deuxième partie prise en une rasière tenant à huit mencaudées occupées par Olivier Bricout, à demie mencaudée de Jérômette Bricout et au chemin qui mène dudit Cattenières à Cambrai. Ainsi que ladite boitellées de terre se comporte et extend sans y rien réserver, retenir ni mettre hors.

Pour laquelle vente conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable et sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, ledit comparant vendeur de son bon gré, du consentement de sa femme comme dessus, mit, werpit et rapporta ladite boitellée de terre ou environ es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice présents les dessus nommés échevins bien suffisamment et à loi, et s'en dessaisit, dévêtit et déshérita, issit hors et y renonça une fois, seconde et tierce, perpétuellement et à toujours, pour lesdits Amand Sedent et Marie Anne Ségard sa femme, acheteurs, en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si promit et eut en commun ledit comparant vendeur cette présente vente conduire, faire valoir et garantir envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques comme tous léaux vendeurs sont tenus et soumis de faire jusqu'aux dires des juges et suivant la coutume de ce pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes anciennes et et accoutumées que ladite boitellée de tere ou environ doit et peut devoir, tant seulement et sans nul autre empêchement, si comme il jura et affirma par son serment solennel selon ladite coutume. Et puis de toute ladite boitellée de terre ou environ furent et ont été lesdits Amand Sedent et Marie Anne Ségard sa femme, acheteurs à leur requête, par les mains dudit mayeur comme par mains de seigneur et de justice, présents les susnommés échevins bien suffisamment et à loi, saisis, vêtus, adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir, user et posséder tout le cours de leurs deux vie durant, et pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant, compter, retourner et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront procréer de leurs deux chairs en léal mariage, à répartir entre eux également autant à l'un comme à l'autre sans autrui y partir, en tant toutefois qu'autrement ils n'en feraient, ordonneraient ou disposeraient, dont et de quoi faire, ils ont en eux retenu la puissance et faculté. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenières le vingt deuxième jour de mai l'an seize cent nonante huit.

Suivent les signatures de Hubert Lasselin, Philippe Delaforge, Pierre Forrière, Servais Bricout, François Leduc et R.Derocourt.

Hotel - This is a contributing Drupal Theme
Design by WeebPal.