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Vente d'Adrien Roussiez et Madeleine Pilliez à Amand Sedent et Marie Ségard : 07.07.1698 [E2465/13]

Pour le ferme. Lettre d'achat de cinq pintes de terre labourable situées au terroir de Cattenières au profit d'Amand Sedent et Marie Anne Ségard sa femme, demeurant à Cattenières. Reçu au ferme des mayeur et échevins dudit Cattenières.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête personne François Leduc mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la terre et seigneurie de Cattenières et en la présence de Servais bricout, Philippe Delaforge, Hubert Lasselin et Pierre Forrière, échevins dudit Cattenières à ce faire et passer ce que s'en suit, spécialement requis et appelés, vinrent et comparurent en leurs personnes Adrien Roussiez et Magdeleine Pilliez sa femme, demeurant audit Cattenières, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, sans aucune contrainte, induction ni séduction, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment autorisée, dirent, reconnurent et confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité, évidemment apparant pieux dommageable marché que celui présent éviter et meilleur faire, parmi et moyennant la somme de trente huit florins qu'ils ont confessé avoir eus et reçus comptant à leur apaisement d'Amand Sedent et Marie Anne Ségard sa femme demeurant audit Cattenières et dont ils s'en sont tenus et tiennent pour contents et bien payés, acquittant tous ceux et celles à qui quittance appartient à toujours. A cette cause, ils avaient et ont vendu, cédé, quitté et transporté comme par ces présentes ils vendent, cèdent, quitttent et transportent bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, au droit et profit desdits Amand Sedent et Marie Anne Ségard, présents et acceptant, cinq pintes de terre labourable prises en deux pièces à l'encontre de Hubert Pilliez et consorts. La première contenant une rasière située au terroir dudit Cattenières tenant à huit mencaudées occupées par Olivier Bricout, et au chemin menant dudit Cattenières à Cambrai. Et la deuxième pièce contenant deux mencaudées tenant à deux mencaudées de François Leduc, à vingt mencaudées du Frenoy et au chemin des pélerins. Ainsi que lesdites cinq pintes de terre se comportent et extendent sans y rien réserver, retenir ni mettre hors.

Pour laquelle vente conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, et sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, ladite femme autorisée comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent lesdites cinq pintes de terre es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice, présents les susnommés échevins bien suffisamment et à loi et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce, perpétuellement et à toujours pour lesdits Amand Sedent et Marie Anne Ségard, acheteurs, en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si promirent et eurent en commun lesdits comparents vendeur cette présente vente conduire, faire valoir et garantir envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques comme léaux vendeurs sont tenus et soumis de faire jusqu'aux dires des juges et suivant les us et coutume de ce pays et comté de Cambrésis, à la charge des servitudes et redevances anciennes et foncières que lesdites cinq pintes de terre doivent et peuvent devoir tant seulement et sans nul autre empêchement, si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment solennel selon ladite coutume. Et puis desdites cinq pintes de terre furent et ont été lesdits Amand Sedent et Marie Anne Ségard, sa femme, acheteurs à leur requête, par les mains dudit mayeur comme par mains de seigneur et de justice, présents les susnommés échevins bien suffisamment et à loi, saisis, vêtus, adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir, user et posséder le cours de leurs deux vies durant et après leurs deux décès et trépas compter, retourner et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront procréer de leurs deux chairs, à répartir entre eux également autant à l'un comme à l'autre, sans autrui y partir en tant toutefois qu'autrement ils n'en feraient, ordonneraient ou disposeraient entre eux conjointement ensemble, et de quoi fait ils ont en eux retenu la puissance et faculté. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenières le septième jour du mois de juillet de l'an mil six cent quatre vingt dix huit.

Suivent les signatures de François Leduc, Servais Bricout, Pierre Forrière, Philippe Delaforge, Hubert Lasselin et R.Derocourt.

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