Formulaire de recherche

Vente de Jean Villain et Catherine Vaillant à Jean Vaillant et Antoinette Gossuin : 26.03.1698 [E2465/13]

Pour le ferme. Lettre d'achat d'une boitellée de terre en jardinage amazée située à Cattenières au profit de Jean Vaillant et Antoinette Gossuin sa femme demeurant audit Cattenières. Reçu au ferme des mayeur et échevins de Cattenières.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête personne Servais Bricout, premier échevin servant de mayeur, suffisamment commis et établi de et en toute la terre et seigneurie de Cattenières, et en la présence de Pierre Forrière, Amand Sedent, Philippe Delaforge et Hubert Lasselin, échevins dudit Cattenières à ce faire et passer que s'en suit, spécialement requis et appelés, vinrent et comparurent en leurs personnes Jean Villain et Catherine Vaillant sa femme, demeurant à Clary, lesquels de leur bon gré, ladite femme de son dit mari suffisamment autorisée, dirent, reconnurent et confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité, évidemment apparant pieux et plus dommageable marché que celui présent éviter et meilleur faire, parmi et moyennant la somme de cent cinquante florins qu'ils ont confessé avoir eus et reçus comptant à leur apaisement de Jean Vaillant et Antoinette Gossuin sa femme demeurant audit Cattenières, dont ils s'en sont tenus et tiennent pour contents et bien payés, si en ont quitté et quittent tous ceux et celles à qui quittance appartient à toujours. A cette cause, ils avaient et ont vendu, cédé, quitté et du tout transporté comme par ces présentes ils vendent, cèdent, quittent et du tout transportent, bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours au droit et profit desdits Jean Vaillant et Antoinette Gossuin, une boitellée de terre ou environ de jardinage prise en trois boitellées amazées d'une petite maisonnette tenant à une boitelllée ou environ desdits acheteurs, à une mencaudée appartenant à Grégoire Ségard, et à la rue nommée anciennement la rue aux dents située audit Cattenières, ainsi que ladite boitellée de jardinage ou environ se comporte et extend sans y rien réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, et sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, ladite femme autorisée comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent es mains dudit Servais Bricout comme es mains de seigneur et de justice, présents les susnommés échevins bien suffisamment et à loi, de ladite boitellée de terre amazée et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce, perpétuellement et à toujours, pour lesdits Jean Vaillant et Antoinette Gossuin en adhériter et mettre en bonne possession et saisine, si promirent et eurent en commun lesdits comparants vendeurs cette leur présente vente conduire, faire valoir et garantir envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques comme tous léaux vendeurs sont tenus de faire jusqu'aux dires des juges et suivant la coutume de cette ville et pays de Cambrésis, à la charge des servitudes et redevances anciennes et foncières que ladite boitellée de jardinage amazée doit et peut devoir, tant seulement et sans nul autre empêchement, si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment solennel selon ladite coutume. Et puis furent et ont été lesdits Jean Vaillant et Antoinette Gossuin sa femme, acheteurs à leur requête par les mains dudit Servais Bricout comme par mains de seigneurs et de justice, présents les susnommés échevins bien suffisamment et à loi, de toute ladite boitellée de jardinage amazée ci-dessus entièrement déclarée, saisis, vêtus, adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir, user et posséder le cours de leurs deux vies durant et pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant, compter, retourner et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront procréer de leurs deux chairs, à répartir entre eux également autant à l'un comme à l'autre sans autrui y partir, en tant toutefois qu'autrement ils n'en feraient, ordonneraient ou disposeraient entre eux conjointement ensemble dont et de quoi faire ils se sont réservés et réservent la puissance et faculté. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenières le vingt sixième jour du mois de mars de l'an mil six cent quatre vingt dix huit.

Suivent les signatures de Servais Bricout, Philippe Delaforge, Amand Sedent, Hubert Lasselin et R.Derocourt.

Hotel - This is a contributing Drupal Theme
Design by WeebPal.