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Vente d'Arnould Félix et Catherine Hutin à Jean Hutin et Marie Michelle Cotteau : 16.02.1694 [E2465/13]

Pour le ferme. Lettre d'achat de demie mencaudée de terre labourable à prendre en deux mencaudées situées au terroir de Cattenières au profit de Jean Hutin et Marie Michelle Cotteau sa femme demeurant audit Cattenières.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête personne Amand Hutin à ce jour mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la terre et seigneurie de Cattenières, appendances et dépendances d'icelle, et en la présence de François Leduc, François Fievet, Jacques Philippe Ségard et Etienne Moreau, échevins dudit Cattenières, à ce faire que s'en suit, spécialement requis et appelés, vinrent et comparurent en leurs personnes Arnould Félix et Catherine Hutin, sa femme, demeurant audit Cattenières, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, sans aucune contrainte, induction ni séduction, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment autorisée, dirent, reconnurent, et confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité, évidemment apparant pieux marché que celui présent éviter et meilleur faire, parmi et moyennant le prix et somme de cinquante florins carolus, monnaie de Flandre telle que vingt pattars pour chacun florin, qu'ils ont confessé avoir eus et reçus comptant à leur apaisement de Jean Hutin et Marie Michelle Cotteau sa femme, demeurant audit Cattenières, et dont ils s'en sont tenus et tiennent pour contents et bien payés, acquittant tous ceux et celles à qui quittance appartient à toujours. A cette cause, ils avaient et ont vendu, cédé, quitté et transporté comme par cette présente ils vendent, cèdent, quittent et transportent bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, auxdits Jean Hutin et Marie Michelle Cotteau sa femme, conjoints acheteurs présents et acceptant, une demie mencaudée de terre labourable mainferme à prendre en deux mencaudées situées au terroir dudit Cattenières à l'encontre de Jean Hutin gorlier pour une mencaudée et des hoirs de Guislain Laman pour demie mencaudée, lesdites deux mencaudées tenant à deux mencaudées qui furent à Félix Desourmaire à présent à Michelle Desourmaire sa fille, femme de Jacques Claro, à trois mencaudées des pauvres de Chantemerle, à une mencaudée d'Anne Hutin et à deux mencaudées et demie des chapelains du petit commun de l'église métropolitaine de Cambrai, ainsi que ladite demie mencaudée à prendre comme dessus se comporte et extend sans y retenir aucune chose.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, et sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, ladite femme autorisée comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice, présents lesdits échevins dessus nommés bien suffisamment et à loi, ladite demie mencaudée à prendre comme dessus et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce, perpétuellement et à toujours, pour lesdits acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si leur promirent et eurent en commun lesdits vendeurs de conduire et garantir cette présente vente envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques comme léaux vendeurs sont tenus et soumis de faire jusqu'au dire des juges et selon les us et coutume de ce pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes foncières et redevances anciennes que ladite demie mencaudée doit et peut devoir, tant seulement et sans nul autre empêchement, si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment solennel selon ladite coutume. Et puis de ladite demie mencaudée à prendre comme dessus desdites deux mencaudées susdéclarées, lesdits Jean Hutin et Marie Michelle Cotteau sa femme, conjoints acheteurs, furent et ont été à leur requête par les mains dudit mayeur comme par mains de seigneur et de justice, présents lesdits échevins, adhérités, saisis, vêtus et mis en bonne possession et saisine, bien suffisamment et à loi, pour par eux en jouir, user et posséder comme de leur propre bien et léal acquet le cours de leurs deux vies durant et pour après leur deux décès et trépas advenus et non devant, retourner, compter et appartenir à tous leurs enfants qu'ils ont et avoir pourront procréer de leur conjonction à répartir entre eux également autant à l'un comme à l'autre sans autrui y avoir part en tant toutefois qu'autrement ils n'en feraient, ordonneraient ou disposeraient conjointement, dont et de ce faire, ils ont retenu et retiennnent la puissance et faculté tant qu'ils vivront selon lesdits us et coutume de ce pays et comté de Cambrésis. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenières le seize de février mil six cent nonante quatre.

Ledit Amand Hutin, mayeur, étant décédé quand on a passé lesdites lettres.

Suivent les signatures de François Leduc, François Fievet, Amand Sedent, Jacques Philippe Ségard, Etienne Moreau et Harou.  

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