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Vente de Thomas Laman à Arnould Félix et Catherine Hutin : 27.09.1690 [E2465/13]

Lettre d'achat d'un jardin contenant cinq boitellées et deux pintes séant à Cattenières, vendu par sieur Thomas Laman à Arnould Félix et Catherine Hutin sa femme, parti pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Amand Hutin à ce jour mayeur suffisamment commis, constitué et établi de et en toute les terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis, des appendances et dépendances d'icelle et en la présence des échevins d'icelle terre et seigneurie ci-après nommés, vint et comparut personnellement vénérable et discrète personne Monsieur maître Thomas Laman, prêtre chapelain demeurant en la ville de Douai, lequel de son bon gré, pure, franche et libérale volonté, de sa certaine et vraie science, sans aucune force, contrainte, induction ou séduction, dit, reconnut et libéralement confessa que pour son plus grand profit et utilité, évidemment apparant pieux marché éviter et meilleur faire, parmi et moyennant certaine somme d'argent qu'il a confessé avoir eue et reçue, comptant et bien nombre des mains de honnêtes personnes Arnould Félix et Catherine Hutin sa femme, conjoints demeurant audit Cattenières, dont et duquel prix et somme le susdit Sieur maître Thomas Laman s'en est tenu et tient pour content et bien payé, et en a quitté et quitte ledit Arnould Félix, sa dite femme et tous autres à qui quittance appartient. Et à cette cause, il avait et a vendu bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, audit Arnould Félix et à sa dite femme, tout un certain jardin non amazé contenant cinq boitellées et deux pintes de terre séant audit Cattenières tenant au jardin d'Antoine Forrière, au jardin de Philippe Desse, de debout à onze mencaudées de terre labourable occupées par Jean Hutin, et par devant au warescaix des seigneurs, ainsi que ledit jardin dessus déclaré se comporte et extend sans aucune réservation.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable et sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, ledit comparant vendeur de son bon gré comme dessus, mit, werpit et rapporta ledit jardin dessus déclaré en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice présent lesdits échevins bien suffisamment et à loi et s'en est dévêtu, dessaisi, déshérité, issit hors et y a renoncé une fois, seconde et tierce en manière accoutumée pour ledit Arnould Félix et sa dite femme en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Et si a promis ledit comparant vendeur conduire et grantir paisiblement ce présent vendage contre et envers tous de tous troubles et empêchements quelconques jusqu'au dire des juges et à la coutume du lieu, pays et comté de Cambrésis, à la charge des servitudes et redevances anciennes que ledit jardin dessus déclaré doit et peut devoir, tant seulement et sans nul autre empêchement, si comme il jura et affirma par son serment solennellement selon ladite coutume. Et puis de tout ledit jardin dessus déclaré en furent et ont été ledit Arnould Félix et sa dite femme, à leur requête par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice présent et par l'enseignement desdits échevins bien suffisamment et à loi, vêtus, saisis, adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir, user et posséder tout le cours de leurs deux vies durant comme de leur propre bien et léal héritage à toujours, et pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant, ledit jardin dessus déclaré devra être demeuré, compter et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront procréer de leurs deux chairs nés en léal mariage et sans nul autre y partir, à répartir également, tel à tel, autant à l'un comme à l'autre, n'est que par autre manière les susdits deux conjoints acheteurs n'en disposent durant leur conjonction, et de ce faire ils ont retenu et retiennent la faculté et puissance tant qu'ils vivront aux us et coutume dudit lieu, pays et comté de Cambrésis. Et furent en toutes les choses dessus dites et chacune d'icelles successivement et par ordre, fait tous conjurements et jugements, tous droits pour ce du payé, et toutes solennités observées en manière accoutumée. A ce faire que dit-est, furent spécialement requis, convoqués et appelés aux devoirs faire à savoir le dessus nommé mayeur Amand Hutin présents comme échevins François Leduc, François Fievet, Etienne Moreau, Jean Hutin et Julien Lesage. Ce fut ainsi fait, dit, reconnu et passé sur ladite seigneurie dudit Cattenières le vingt septième jour du mois de septembre l'an de grâce Notre Seigneur an mil six cent nonante.

Suivent les signatures d'Amand Hutin, François Leduc, François Fievet, Etienne Moreau, Jean Hutin, Julien Lesage et J.Gérard (greffier).

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