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Vente de Jacques Legrand et Marie Catherine Daix à Adrien Hoé et Marie Marguerite Daix : 12.11.1725 [E2465/13]

Pour le ferme. Lettre d'achat de toute telle part et tel droit en deux mencaudées et une boitellée de terre labourable mainferme situées en deux pièces au terroir de Cattenières au profit d'Adrien Hoé et Marie Marguerite Desse sa femme demeurant audit Cattenières.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête personne François Fievet mayeur suffisamment commis et établi en toute la terre et seigneurie de Cattenières et en la présence de Servais Bricout, Antoine Bardoux, Jean Sedent et Jean Hégo de ladite terre et seigneurie pour faire et passer ce que s'en suit spécialement requis et appelés, vinrent et comparurent personnellement Jacques Legrand et Marie Catherine Daix sa femme demeurant au faubourg de Sainte Catherine proche d'Arras, lesquels de leur bon gré, pure et libre volonté, sans aucune contrainte, induction ni séduction, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent et reconnurent que parmi et moyennant la somme de trente deux pattacons qu'ils ont confessé avoir eus et reçus comptant à leur apaisement d'Adrien Hoé et Marie Marguerite Daix sa femme demeurant audit Cattenières, auxquels et à tous autres qu'il appartient ils en font et passent quittance absolue, irrévocable et à toujours. A ces causes, ils avaient et ont vendu, cédé, quitté et du tout transporté comme par ces présentes ils vendent, cèdent, quittent et du tout transportent, bien justement léamment et sans fraude à toujours, au droit et profit dudit Hoé et sa femme, présents et acceptant, telle part et tel droit qu'ils ont et pouvaient avoir en deux pièces de terres labourables mainfermes situées au terroir dudit Cattenières suivantes. La première contenant deux mencaudées tenant à trois mencaudées occupées par Thomas Ségard, à six mencaudées de Messieurs du Chapitre métropolitain de Cambrai occupées par Philippe Hutin, et à cinq mencaudées des héritiers de Monsieur de Francqueville, chanoine et doyen dudit Chapitre. Et la deuxième contenant une boitellée tenant à deux mencaudées et demie de Philippe Delaforge, aux terres de l'abbaye de Bellingue et à trois boitellées de la veuve de Nicolas Félix. Ainsi que lesdites parties de terre se comportent et extendent sans aucune réservation.

Pour laquelle vente conduire et demeurer valable, être tenue ferme et stable, et sortir son plein et entier effet à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, ladite femme autorisée comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi les pièces de terre ci-dessus déclarées et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce à toujours pour lesdits acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si promirent et eurent … lesdits comparants vendeurs la présente vente conduire, faire valoir et paisiblement garantir envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques comme tous léaux vendeurs sont tenus et soumis de faire jusqu'au dit des juges et suivant la coutume de ce pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes anciennes et foncières que lesdites parties doivent et peuvent devoir tant seulement et sans nul autre empêchement, si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment solennellement prêté suivant les us et coutume. Et puis de ladite part et droit en ont été lesdits Adrien Hoé et Marie Marguerite Daix sa femme, acheteurs à leur requête, par les mains dudit mayeur comme par mains de seigneur et de justice, présent lesdits échevins bien suffisamment et à loi, saisis, vêtus et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir le cours de leurs deux vies durant et après leurs deux décès et trépas compter et appartenir à tous les enfants qu'ils délaisseront de leur présente conjonction à répartir entre eux également, autant à l'un comme à l'autre, et sans autrui y partir. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenières le douze de novembre mil sept cent vingt cinq.

Suivent les signatures de François Fievet, Servais Bricout, Jean Hégo, Antoine Bardoux et Derocourt.

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