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Vente de Claude Leprêtre et Jeanne Vaillant à Nicolas Parent et Jeanne Leprêtre : 26.05.1711 [E2465/13]

Pour le ferme. Lettre d'achat de trois pintes et un tiers de pinte à prendre en dix pintes de terre labourable situées au terroir de Cattenières au profit de Nicolas Parent et Jeanne Leprêtre sa femme demeurant audit Cattenières.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête personne Philippe Hutin, mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la terre et seigneurie de Cattenières, et en la présence de François Fievet, Servais Bricout, Jean Hégo, Antoine Bardoux et Arnould Felix, échevins dudit Cattenières à ce faire et passer ce que s'en suit, spécialement requis et appelés, vinrent et comparurent en leurs personnes Claude Leprêtre et Michelle Vaillant sa femme, demeurant à Cattenières, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, sans aucune contrainte, induction ni séduction, ladite femme de son mari suffisamment autorisée, dirent, reconnurent et confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité, évidemment apparant pieux et plus dommageable marché que celui présent éviter et meilleur faire, parmi et moyennant la somme de douze florins qu'ils ont confessé avoir eus et reçus comptant à leur apaisement de Nicolas Parent et Jeanne Leprêtre sa femme demeurant audit Cattenières, dont ils s'en sont tenus et tiennent pour contents et bien payés et en ont quitté et quittent à tous ceux et celles à qui quittance appartient à toujours. A cette cause, ils avaient et ont vendu, cédé, quitté et du tout transporté comme par ces présentes ils vendent, cèdent, quittent et du tout transportent, bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, au droit et profit desdits Nicolas Parent et Jeanne Leprêtre, présents et acceptant, toutes trois pintes et un tiers à prendre en dix pintes de terres labourables situées en une pièce au terroir dudit Cattenières tenant à dix pintes des enfants des enfants de Pierre Dascotte, à douze mencaudées du marché du Frenoy et à quatre mencaudées occupées par Philippe Cardon. Ainsi que lesdites trois pintes et un tiers de pinte de terre se comportent et extendent sans y rien réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable et sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, ladite femme autorisée comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent lesdites trois pintes et un tiers de pinte comme dessus en la main dudit mayeur comme en mains de seigneur et de justice présents les dessus nommés échevins bien suffisamment et à loi, et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce à toujours pour par ledit Nicolas Parent et sa dite femme en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si promirent et eurent en commun lesdits comparants vendeurs en cette présente leur vente conduire, faire valoir et garantir envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques comme léaux vendeurs sont tenus et soumis de faire jusqu'au dit des juges et suivant les us et coutume de ce pays et comté de Cambrésis, à la charge des servitudes et redevance anciennes et foncières que lesdites trois pintes et un tiers de pinte de terre doivent et peuvent devoir, tant seulement et sans nul autre empêchement, si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment solennel selon ladite coutume. Et puis de toutes lesdites trois pintes et un tiers de pinte de terre furent et ont été lesdits Nicolas Parent et Jeanne Leprêtre sa femme, acheteur à leur requête, par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins dessus nommés bien suffisamment et à loi, saisis, vêtus, adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir, user et posséder le cours de leurs deux vies durant et après leurs deux décès et trépas compter et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront procréer de leurs deux chairs à répartir entre eux également autant à l'un comme à l'autre sans autrui y partir, à tant toutefois qu'autrement ils n'en feraient, ordonneraient ou disposeraient, de quoi faire ils se sont réservés la puissance et faculté. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenières le vingt sixième jour du mois de mai de l'an mil sept cent onze.

Suivent les signatures de Philippe Hutin, François Fievet, Servais Bricout, Arnould Félix, Jean Hégo et R.Derocourt.

 

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