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Dispense de consanguinité Hégo-Lalin : 28.02.1767 [5G471]

Du 28 février 1767, fulmination en bref de Rome en faveur de Jean Joseph Hégo et Marie Jeanne Thérèse Lalin de la paroisse de Cattenières sur l'empêchement du deuxième degré égal de consanguinité avec dispense de deux bans.

L'an mil sept cent soixante sept le vingt huit de février par devant nous Ignace François Joseph De Malingreau Dejaytte prêtre, licencié es lois, chanoine vicaire général de l'officialité de Cambrai, juge ecclésiastique de ladite ville et du diocèse, commissaire délégué par notre Saint Père le pape Clément XIII, sont comparus Jean Joseph Hégo et Marie Jeanne Thérèse Lalin, impétrants de ce diocèse, lesquels nous ont présenté certain bref qu'ils ont affirmé d'avoir donné ordre d'obtenir en leur faveur en cour de Rome pour pouvoir être dispensé de l'empêchement y énoncé, lequel a été expédié audit Rome le sept du courant, déclarant leur généalogie être ainsi qu'il s'en suit.

 

Jean Hégo

 

Jacques Hégo

1

Marie Jeanne Thérèse Hégo

Jean Joseph Hégo

2

Marie Jeanne Thérèse Lalin

Laquelle généalogie ainsi qu'elle est ci-dessus transcrite tant les impétrants que les témoins ci-après ont affirmé véritable, ont persisté et signé.

Et nous acceptant avec respect la commission de notre Saint Père le pape avons dit et déclaré qu'il sera par nous présentement procédé à la vérification des faits contenus audit bref.

Ce fait et les impétrants retirés est comparu Pierre Antoine Lalin, âgé de cinquante ans, censier demeurant au village de Cattenières, lequel après serment par lui fait de dire vérité a dit de très bien connaître les impétrants pour être de ce diocèse, bons catholiques apostoliques romains. Qu'ils sont parents ensemble au deuxième degré égal de consanguinité suivant la généalogie ci-devant transcrite laquelle il a affirmé véritable. Qu'ils sont tellement pauvres qu'ils ne vivent que du travail et industrie de leur main. Qu'ils ont eu tant de familiarité ensemble que le monde en a murmuré ce qui serait cause que l'impétrante demeurerait grièvement diffamée et à marier et d'où pourrait naître grand scandale si ce mariage ici manquait. Que cependant si on leur accorde la dispense il sera réparé au moyen du présent mariage. Que l'impétrante est libre et n'a point été ravie. Qui est tout ce qu'il a dit et déclaré, lecture lui a été faite de sa déposition, a dit icelle contenir vérité, y a persisté et signé.

Pierre Joseph Delor, âgé de soixante ans, aubergiste demeurant en cette ville de Cambrai, lequel après serment par lui fait de dire vérité enquis sur les faits contenus en la déposition précédente dont lui avons fait lecture a dit icelle contenir vérité, y a persisté et signé.

Jean Joseph Hégo, impétrant, demeurant au village de Cattenières, âgé de vingt ans, lequel après serment par lui fait de dire vérité a dit que lui ainsi que l'impétrante sont du diocèse, bons catholiques apostoliques, vivant sous l'obéissance de la Ste Eglise romaine, lequel espérant d'y persévérer jusqu'à la mort. Qu'ils sont tellement pauvres qu'ils ne vivent que du travail et industrie de leur main. Qu'ils sont parents ensemble du deuxième degré égal de consanguinité selon la génalogie ci-devant transcrite laquelle il a affirmé véritable. Que ce nonobstant ils ont eu tant de familiarité ensemble qu'ils se sont connus charnellement ce qui serait cause que l'impétrante demeurerait grièvement diffamée et à marier et d'où pourrait naître grand scandale si ce mariage ici manquait. Que ce n'a point été en vue d'obtenir plus facilement la dispense qu'ils ont commis cette faute, qu'ils sont marris de l'avoir commise et promettent de ne la plus commettre ou même de donner conseil, aide faveur ou assistance à qui que ce soit pour la commettre à l'avenir et d'accomplir la pénitence pour ce qui leur sera imposé. Qu'il n'y a point de scandale à craindre si on leur accorde la dispense au contraire celui déjà arrivé sera réparé au moyen du présent mariage. Que l'impétrante est libre et non ravie. Qui est tout ce qu'il a dit et déclaré, lecture à lui faite de sa déposition, a dit icelle contenir vérité, y a persisté et signé.

Marie Jeanne Thérèse Lalin, impétrante, demeurant audit Cattenières, âgée de vingt deux ans, fileuse, laquelle après serment par elle fait de dire vérité enquise sur les faits contenus en la déposition précédente dont lui avons fait lecture a dit icelle contenir vérité, y a persisté et signé.

Ainsi fait les jour, mois et an susdits.

Suit la signature de Malingeau Dejaytte vicaire général de l'officialité.

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