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Contrat de mariage Jacques BANSE et Anne Thérèse BOURSIEZ : 13.05.1699 [2E26-148]

Du treize de mai mil six cent quatre vingt dix neuf, comparurent en leurs personnes Jacques Bens, clerc cléricant du village de Montigny, jeune homme libre et à marier, fils de Jacques et de défunte Adrienne Desourmais, assisté de son dit père, de Michel Bens son frère demeurant à Wambaix d'une part, Anne Thérèse Boursiez, aussi fille à marier de feux Urbain et Marie Hennino vivant conjoints, ses père et mère demeurant audit Montigny, accompagnée de Claude Delacourte son beau-frère y habitant d'autre part. Et reconnurent volontairement que pour parvenir au mariage entre eux pourparlé et qui au plaisir de Dieu se passera et solennisera en face de notre mère la Sainte Eglise si elle y assente d'avoir convenu et accordé en la forme et sous les devises et conditions ci-après déclarées.

Premièrement quant est des biens et portement de mariage dudit Jacques Bens, icelui a déclaré d'avoir à lui appartenant en propriété à titre de donation faite à son profit par feu Félix Desourmais son père-grand, une mencaudée de terre labourable séante au terroir de Cattenières tenant de lisière aux terres de la cense de Boitrancourt, d'autre à une rasière de Philippe Cardon et d'un bout par bas aux terres qu'occupe ledit Cardon. Et qu'après le décès arrivé dudit Jacques son père il lui succédera une septième partie de tout un jardin, maison et héritage contenant une rasière de terre située audit Wambaix tenant à une mencaudée de l'église dudit lieu, d'autre à la rue menant à Estourmel et d'un bout à la place commune dudit village, et ce à prendre à l'encontre de ses frères et sœurs. Déclarant encore ledit futur mariant qu'il a en argent clair provenant de ses épargnes et autrement la somme de cent florins, monnaie de Flandres et dix huit mencauds de blé en nature. Duquel portement sa future épouse s'est contentée et apaisée.

Et venant au portement de ladite Boursiez, icelle a déclaré que Jean Hennino, maître arpenteur audit Montigny lui doit compter et fournir la somme de vingt florins et quatre mencauds de blé en nature de légat à elle fait par feux Adrien Hennino et Catherine Leduc, vivant conjoints ses père et mère-grand, conformément à leur testament. Et qu'elle a à elle appartenant de droit de maisneté immobiliaire à elle échu par le trépas de ses dits père et mère tout le jardin amazé contenant une mencaudée de terre ou environ situé audit Montigny tenant au jardin de Jacob Guille, à celui de Marie Deloffre et par devant à la rue menant à Bertry. Et que du chef de ladite Marie Hennino sa mère, lui compte et appartient en vertu de partage fait avec ses frères et sœurs deux mencaudées et demie de terre labourable situées en trois pièces au terroir dudit Montigny. Savoir une mencaudée tenante à sept boitellées de Messieurs du Chapitre de Notre Dame d'autre à une mencaudée de François Boursiez, frère ladite future mariante et d'un bout à une mencaudée de pareille terre échue à Antoine Boursiez, expatrié, aussi son frère. Item une autre mencaudée tenante de lisière à cinq boitellées de Philippe Godart, d'un bout à trois boitellées d'André Pigou et d'autre à une mencaudée dudit Antoine Boursiez. Item une demie mencaudée tenante d'une lisière aux terres des Guillemains d'autre à une mencaudée de Jérémy Langlet à cause d'Anne Boursiez sa femme et d'un bout à cinq boitellées dudit Claude Delacourte. Si a encore à elle de la succession dudit feu Urbain Boursiez son père en cinquième d'une rasière et deux pintes de terre à la labour à prendre à l'encontre que dessus, encore imparties, située en deux pièces audit terroir. Si comme une mencaudée tenant à cinq boitellées de Jacob Guille, et à une mencaudée tenante de côté. Et dix pintes tenantes à dix pintes de Pierre Pruvost et au chemin du bois. Duquel portement ledit futur mariant s'est pareillement contenté et apaisé.

Ayant été convenu et stipulé entre lesdites parties qu'à dissolution de ce mariage, le survivant, à hoirs ou sans hoirs, sera et demeurera seul et paisible propriétaire de tous les biens meubles, noms et actions mobiliaires du prédécédé à charge de payer les dettes, obsèques et funérailles d'icelui. Si jouira ledit survivant usufructuairement sa vie durant des immeubles sus-déclarés que le prédécédé délaissera à son trépas, pour après lui en cas de non enfant retourner du côté et ligne dudit prédécédé. Bien entendu toutefois lors que si ledit futur mariant vient à survivre ladite Boursiez, icelui en ce cas, soit à hoir ou non, aura la jouissance seulement sa vie durant du jardin et héritage contenant une mencaudée ou environ à elle appartenant pour son droit de maisneté, les autres biens devant retourner à ses plus prochains héritiers sans même charge du viager. Déclarant lesdites parties comparantes qu'ils ont estimé et évalué les deux ports de mariage ci-dessus à la somme de sept cent vingt florins tous compris et estimé.

Tour lequel contrat de mariage, clauses et conditions y reprises, lesdits comparants ont promis et promettent tenir et entretenir par leur foi et serment, sous l'obligation de leurs biens et sur soixante sols tournois de peine & renonçant à toutes choses contraires. Ainsi fait et passé à Cambrai par devant le notaire royal y résident soussigné, les jour, mois et an que dessus en présence de Pierre Hubaut et Gilles Cotteau, bourgeois de ladite ville témoins à ce évoqué.

Suivent les marques et signatures de Jacques Bens, Anne Thérèse Boursiez, Jacques Bens, Claude Lacourte, Michel Banse et De Comblin (notaire).

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