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Vente de Jacques LEPRETRE à Pierre CARDON et Catherine DE SOURMAY le 07-01-1623 [E2465/13]

Pour le ferme. Sachent tous présents et à venir que par devant honorable homme Arnould Bricout à ce jour mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la terre et seigneurie de Cattenières et en la présence des échevins d'icelle seigneurie ci après nommés, vinrent et comparurent en leurs personnes Jacques Leprêtre et Catherine Delesautière sa femme, conjoints demeurant audit Cattenières, lesquels comparants de leurs bons grès sans aucune contrainte, séduction ni induction, mêmement ladite femme quant à ce faire qui s'en suit dudit Jacques Leprêtre son mari soussignant autorisée, dirent, reconnurent et confessèrent que moyennant certaine somme de deniers qu'ils ont confessé avoir eu et reçu comptant des mains de Pierre Cardon et Catherine De Sourmaire sa femme demeurant audit Cattenières et dont ils s'en sont tenus pour contents et apaisés. Iceux ont vendu bien justement léamment et sans fraude tant seulement et à toujours au profit desdits Pierre Cardon et sa femme, présents et acceptant, toute une partie et droit que ledit Jacques Leprêtre peut avoir et prétendre en deux mencaudées de terre après la mort de ladite Catherine De Sourmaire sa mère tant du côté d'icelle que de Jean Leprêtre ci-devant son père, lesdites deux mencaudées situées audit Cattenières à quatre mencaudées de Jean Lenglet, d'autre à trois mencaudées de Jean Bricout et aux héritiers de Benoît Guillebaut et Hubert Machon, ainsi que le tout se comporte et extend sans rien en excepter, retenir, ni mettre hors.

Par lequel vendaige conduire et s'en tenir valable, être tenu ferme et stable à toujours, les présents comparants vendeurs de leurs bons grès, ladite femme autorisée comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice présents lesdits échevins bien et à loi, toute telle partie et tel droit qu'ils peuvent prétendre desdites deux mencaudées et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce pour lesdits acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine et si leur promirent conduire et garantir paisiblement cette présente vente envers et contre tous empêchements quelconques comme léaux vendeurs sont tenus de faire jusqu'aux dires des juges et à la coutume dudit lieu, pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes anciennes qu'icelle doit et peut devoir tant seulement si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment selon la coutume. Et puis de tout ce que dessus est dit en furent et ont été lesdits Pierre Cardon et Catherine Desourmay sa femme, acheteurs, à leur requête par les mains dudit mayeur comme par mains de seigneur et de justice présents lesdits échevins bien et à loi adhérités, saisis, vêtus et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir comme de leur … à toujours et pour après leurs deux décès et trépas arrivés et non devant être retourné, compter et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront de leurs deux chairs en loyal mariage à répartir entre iceux également autant à l'un comme à l'autre sans autrui à partir nonobstant ladite coutume ….en tant toutefois qu'autrement ils n'en disposeraient conjointement ensemble de quoi ils en retiennent la faculté et droit de faire et passer. A été dit qu'en cas advenu d'aucun enfant allié en ce cas le tout retournera à Jean eu adit Jacques Leprêtre et leurs femmes et ayants cause.

Furent présents et appelés comme mayeur le dessus nommé Arnould Bricout et comme échevins Julien Lesage, Léonard Vaillant, Jacques Gransard et Hubert Machon. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenières le septième de janvier seize cent vingt trois

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