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Donation de Marie PAUL, Jeanne PAUL et Adrienne DUBOIS à Etienne GUILLEBAUT et Jeanne De SOURMAIRE le 08-03-1623 [E2465/13]

Lettre de donation faite par Marie Paul et consorts demeurant en Cambrai à Etienne Guillebaut et sa femme demeurant à Cattenières d'un certain jardin et héritage situé à Cattenières de la charge de quatorze florins de rente. Fait le huitième jour du mois de mars an seize vingt trois.

Sachent tous présents et à venir que par devant honorable homme Arnould Bricout à ce jour mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la ville, terre, juridiction et seigneurie de Cattenières et en la présence des échevins d'icelle seigneurie ci après nommés, furent présents et comparurent en leurs personnes damoiselle Marie Paul veuve de feu Louis De Caullery laquelle demeurant en Cambrai, Jeanne Paul sa nièce jeune fille à marier demeurant audit Cambrai et Adrienne Dubois aussi demeurant audit Cattenières, toutes deux à savoir pour valablement faire et passer ce qu'il s'en suit, lesquelles comparantes de leurs bons grès, sans aucune contrainte, séduction, induction ou contrainte, dirent, reconnurent et confessèrent que pour la bonne amour et affection naturelle qu'ils ont toujours porté et portent encore maintenant à et envers Etienne Guillebaut leur neveu et Jeanne De Sourmais sa femme, demeurant audit Cattenières, à cette cause moyennant les conditions ci après déclarées, ils avaient et ont donné et donnent en pur don perpétuel et irrévocable audit Etienne Guillebaut et sa femme, présents et acceptant, toute une maison, jardin, lieu pourpris et héritage contenant une mencaudée de terre située audit Cattenières tenant à d'une part au wez anciennement nommé le wez du Quesnes, d'autre part à l'ordre rue, au jardin des hoirs de Jeanne D'Eucanue et par devant au jardin et héritage de Nicolas Lenglet, ainsi que ledit jardin se comporte et extend sans rien y excepter, retenir ni mettre hors.

Pour lequel don conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable à toujours, lesdits comparants donnant de leur bons grès, lesdites femmes autorisées comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien et à loi, toute ladite maison, jardin et héritage ci dessus déclarée et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors, et y renoncèrent une fois, seconde et tierce, pour lesdits comparants en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Promirent en outre ce présent don conduire et garantir contre et envers tout de tous troubles et empêchements quelconques comme lesdits donnants sont tenus de faire jusqu'au dire des juges et à la coutume et us de ce pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes, servitudes et redevances anciennes que ladite maison doit et peut devoir, comme aussi seront tenus lesdits Etienne Guillebaut et sa femme de payer par chacun an auxdites du sousnom Paul donatrices durant leur vie et après leurs deux décès et non devant à ladite Adrienne Dubois et à Martine Paul sa mère, sœur utérine (?) de ladite demoiselle Marie Paul aussi durant leurs vies tant seulement et … … ... une rente franche, héritière et perpétuelle portant par chacun an quatorze florins payables à deux termes et paiements si comme aux jours de Notre Dame de la Marquette et St Rémy à chacun d'iceux dont la première demie année sera et écherra au jour de Notre Dame de la Marquette prochainement venant et la seconde demie année faisant l'accomplissement de la première année sera et écherra au jour de St Rémy ensuivant le tout en ce présent an mil six cent vingt trois, pour de là en avant ainsi continuer d'an en an, de terme en terme durant la vie durante desdites du sousnom Paul et Dubois dénommé au … de ceste ci dessus tant seulement et après lesdits décès et trépas, ladite rente de quatorze florins demeurera … sans pouvoir par les hoirs d'iceux prétendre aucun droit tant qu'icelle rente de ladite donation de la maison et jardin en question. Et puis, furent et ont été lesdits Etienne Guillebaut sa dite femme de toute la maison jardin et héritage à eux reçu par par es mains dudit mayeur comme par mains de seigneur et de justice présents lesdits échevins bien et à loi adhérités, saisis, vêtus et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir, user et posséder le cours de leurs vies durant tant seulement pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant être retourner, compter et appartenir à Marie Guillebaut leur fille. Et en cas qu'icelle viendrait à décéder en bas âge retourner, compter et retourner en cas qu'elle ne serait alliée n'ayant aucun hoir à Jeanne Guillebaut sa sœur en tan toutefois qu'autrement ils n'en feront, ordonneront, ou disposeront conjointement ensemble dont et de quoi faire ils ont retenu et retiennent la faculté et puissance tant qu'ils vivront. Et prestement ce fait lesdits Etienne Guillebaut et Jeanne De Sourmaire sa femme icelle de son dit mari autorisée pour sûreté de bien et léamment payer et satisfaire ladite rente de quatorze florins aux jours et par chacun an et terme déclarés mirent, werpirent et rapportèrent es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice présents lesdits échevins bien et à loi toute ladite maison, son jardin et héritage ci-dessus entièrement déclarés lequel rapport lesdits conjoints rapportants susdits avaient et ont fait à cette fin sur telle forme, manière, devise et condition que si eux leurs hoirs et ayants cause possesseurs dudit héritage étaient ou sont en temps à venir en rémission et défaut de bien et léamment payer ladite rente de quatorze florins aux jours et termes prédéclarés et tant est si reconnurent, attendissent que trois termes et paiements faisant une année et demie en fussent pleinement dus et échus l'un que l'autre en quelque an ou terme que ce soit et sans accroire icelle rente sur la nouvelle, en ce cas se pourront par lesdits donnants seulement et auxdits ci dessus déclarés ou bien hoirs d'icelles ou le porteur de ceste en leurs noms traire par clain et lois sur toute ladite maison, jardin et héritage et en tel point et état que lors il sera trouvé eux en faire réadhériter pour en jouir, user et posséder tout aussi franchement comme elles faisaient auparavant ladite présente donation. Mais pour ce ne demeurera … que lesdits donnants et leurs fils successeurs ou ledit porteur en son ou en leur nom ne se puisse bien faire payer de ladite rente de quatorze florins par chacun an par clain et loi sur les biens meubles trouvés occupant ladite maison, jardin et héritage ci dessus déclarés et rapportés sans attendre ni requérir ladite … … leur … et si ont lesdits conjoints rapportants tant pour eux que pour leurs hoirs ou leurs ayants cause élu et élisent leur domicile sur ladite maison, jardin et héritage rapportés ... et accordant que tout exploit de justice qui faits seraient en leur absence vaillent et soient de tel effet, vertu et valeur comme si faits étaient à leur propre personne et vrai domicile pourvu toutefois que lors ils soient absents et demeurant hors de ladite seigneurie de Cattenières et non autrement et tant et pour tout ce faire que dit est demeura ledit rapport es mains dudit mayeur, présents lesdits échevins et d'en faire et passer furent présent et spécialement requis et appelés comme mayeur le dessus nommé Arnould Bricout, et comme échevins Julien Lesage, Léonard Vaillant, Jacques Gransard et Hubert Machon. Ce fut ainsi fait et passé en Cambrai par obéissance prise où il appartient le huitième jour du mois de mars mil six cent vingt trois.

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