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Exécution testamentaire de Bériot, curé de Cattenières : 20.06.1778 [5G548]

(Servi au greffe par maître Duchange le 20 juin 1778)

En la cause de Me Lejeune, curé de Fontaine à Beauvois et Antoine Marouzé en qualité d'exécuteur testamentaire de feu Me Bériot curé de Cattenières défendeurs, contre les administrateurs des biens des pauvres dudit Cattenières joint à Me le Procureur fiscal dudit lieu demandeurs.

 

Par devant messieurs les bailly et hommes de fief du chapitre métropolitain de Cambrai, il en est des exécuteurs testamentaires comme des tuteurs nommés par un testament on applique aux uns ce que la loi applique aux autres le choix que le testateur a fait de son exécuteur testamentaire est un garant de sa probité de la même façon que le choix qu'il aurait fait d'un tuteur.

tutores testamento dati, satis dare non cognicatur : qui a fides … et diligentia ab ipso testatore approbata est justit.

A la mort du feu sieur curé de Cattenières, ses exécuteurs testamentaires se sont occupés à lui faire rendre les honneurs funèbres. Le curé de Fontaine s'est emparé de toutes les clés et il fit faire par le déserviteur un inventaire ou répertoire général de tout ce qui se trouvait dans la maison mortuaire.

Ce n'était pas alors le cas de faire apposer des scellés car les exécuteurs testamentaires sont saisis des meubles du testateur pour l'accomplissement de ses dernières volontés pendant l'an et jour de sa mort. Ce n'était pas encore le cas de faire appeler des légataires comme légitimes contradicteurs pour être présents à l'inventaire encore une fois le choix fait par le testateur était … sur garant de leur probité reconnue qui les en dispensait. Le déserviteur est autorisé par les ordonnances à faire en certain cas les mêmes fonctions que les notaires pour éviter aux ... ont cru pouvoir employer pour la rédaction de cet inventaire le déserviteur du lieu.

 

Marouzé, l'un des exécuteurs de ce testament eut quelques altercations avec des membres de la loi, ceux ci par ressentiment veulent le tracasser, voici l'origine des présentes poursuites.

 

On dit qu'on a à se plaindre de lui, que d'intelligence avec la servante, et abusant du pouvoir que lui donnait sa qualité d'exécuteur testamentaire, il s'est installé dans la maison du défunt et s'y est conduit comme un héritier qui n'a aucun compte à rendre.

 

Mais les demandeurs n'ont point ici instruit leur conseil avec exactitude ; le feu curé de Cattenières ayant été sommé il y a quinze à seize ans le priant instamment de venir demeurer chez lui, Marouzé s'y prêta. A la mort du curé, il ne s'y est donc pas installé, il n'y a fait que suivre au contraire son habitation, sa présence était même alors d'autant plus nécessaire qu'il y avait de l'argent et des meubles dans la maison à la conservation desquels il veilla. La vente des meubles occupa deux jours. Les jurés priseurs se sont eux qui ont été chargés de faire la vente de tous les meubles et effets. Il y eut une si grande affluence de monde qu'on ne s'y reconnaissait pas. Le deuxième jour le soir il y eut une querelle très vive. Si les jurés priseurs ont négligé à la suite de ce tumulte de vendre le bois qui était dans la cour, quelques fagots et autres objets de petite conséquence, c'est une omission que les exécuteurs testamentaires ne pouvaient pas prévoir, mais qu'ils ont réparé aussitôt qu'ils en ont eu connaissance. Les plaintes des demandeurs sont prématurées, ils doivent avant tout attendre le compte de cette exécution testamentaire, ils y verront tous les renseignements qu'ils peuvent espérer. Des services obligeants ne doivent pas attirer aux défendeurs des disgrâces. Les motifs de cette affaire ne font que satisfaire leur animosité contre Marouzé. On aspire de rendre compte, d'être délivré de cette gestion. Il est inutile d'écrire et de faire à ce sujet un procès qui n'entraînerait que des frais en pure perte. Les défendeurs ont l'an et jour pour rendre compte, c'est alors qu'on pourra critiquer leur conduite. S'il y a lieu ils anticiperont même ce terme. Toutes choses peuvent se terminer amiablement et à la satisfaction des intéressés si les demandeurs ne veulent pas se prêter à ces dires leurs poursuites seront déclarés prématurées comme ici et ainsi pas recevables. Dans l'état des choses, on y conclut en cas d'ultérieures contestations avec dépens. Signé Lefebvre.

 

(Le délai de huitaine requis, accordé sans espour d'ultérieur. Cambrai le 16 juin 1778. Signé Lievra.

Signifié et délivré copie du présent placet à maître Delattre parlant à sa servante en son domicile. Fait à Cambrai le 16 de juin 1778. Signé Frédéric Risbourg)

 

En la cause du sieur Lejeune curé de Fontaine au Pure et Antoine Marouzé exécuteur testamentaire de feu le sieur Bériot défendeurs. Contre les administrateurs des biens des pauvres de Cattenières joint à eux le procureur fiscal de ce siège demandeurs.

 

Par devant messieurs les bailly et hommes de fief du chapitre métropolitain de Cambrai défendeurs, le conseil des défendeurs n'a pu renouveler l'écrit dernier des demandeurs. Ce considéré, messieurs, il vous plaise accorder un délai de huitaine. Ce faisant.

 

(Défaut sauf tiers jour à Cambrai ce 10 juin 1778 par ordonnance. Signé Noël commis du greffe. Signifié le 12 juin 1778. Signé Prost).

 

En la cause des administrateurs des biens des pauvres de Cattenières joint à eux le procureur de ce siège demandeurs contre le sieur Lejeune curé de Fontaine au Pire et Antoine Marouzé, exécuteur testamentaire de feu le sieur Bériot défendeurs.

 

Par devant messieurs les bailly et hommes de fief du chapitre métropolitain de Cambrai, les défendeurs sont en demeure de satisfaire à votre ordonnance péremptoire du 6 du courant. Ce considéré, messieurs, il vous plaise accorder défaut sauf tiers jour. Ce faisant signé Delattre.

 

 

(Soit communiqué à parties pour y dire à tiers jour péremptoirement. Cambrai le 6 juin 1778. Signé Lievra. Signifié le 6 juin 1778. Signé Prost).

 

En la cause des administrateurs des biens des pauvres de la paroisse de Cattenières, oint à eux le procureur fiscal de ce siège demandeurs aux fins de leur requête répondue le 25 avril 1778, contre le sieur Lejeune prêtre curé de Fontaine à Beauvois et Antoine Marouzé, clerc dudit Cattenières, exécuteur testamentaire de feu le sieur Bériot, vivant prêtre curé de cette paroisse, signifiés et défendeurs.

 

Par devant messieurs les bailly et hommes de fief du chapitre métropolitain de Cambrai, les défendeurs sont en demeure de dire sur l'écrit dernier du demandeur du 1er juin. Ce considéré, messieurs, il vous plaise leur ordonner de ce faire à tiers jours péremptoirement. Ce suivant signé Delattre.

 

 

(Soit communiqué à partie pour y dire à tiers jour. Cambrai le premier juin 1778. Signé Liévra. Signifié le premier de juin 1778 signé Frédéric Risbourg).

 

En la cause des administrateurs des biens des pauvres de la paroisse de Cattenières joint à eux le procureur fiscal de ce siège demandeurs aux fins de leur requête répondue 25 avril 1778 contre les sieurs Lejeune prêtre curé de Fontaine et Antoine Marouzé clerc dudit Cattenières exécuteur testamentaire de feu le sieur Bériot vivant prêtre curé de la paroisse signifiés.

 

Par devant messieurs les bailly et hommes de fief du chapitre métropolitain de Cambrai, en exécution des … prises par requête introductive les défendeurs produisent à la cour une espèce d'inventaire ou répertoire mais cette pièce n'est ni juridique ni de nature à faire le moindre de degré de preuve et justice ou savoir volontiers depuis quand il est permis à des exécuteurs de procéder à la confection de pareils actes et ce qui met le comble à toutes ces irrégularités d'en procéder entre eux ans y appeler un légitime contradicteur.

On dit en légitime contradicteur que le défendeur par qui ils ont fait fournir leur prétendu inventaire n'avait point de qualité pour cela et ne pouvait certainement pas suppléer ni la justice ni la partie publique dont le ministère est toujours requis dans ces sortes d'opérations. Il y a même plus c'est que le défunt quelque confiance qu'il ait pu avoir en eux ne les a pas dispensé de se conformer à la règle ni de faire constater juridiquement et les forces de sa succession par un inventaire légal. Ainsi de quel droit ont-ils pu se relâcher de l'observation de ces formes essentielles qui tiennent en quelque sorte à notre droit public.

On a à se plaindre de ce Marouzé, depuis 15 à 16 ans demeurant chez le curé, qui d'intelligence avec la servante et abusant du pouvoir que lui donnait sa qualité d'exécuteur testamentaire s'est installé dans la maison mortuaire et s'est d'ailleurs conduit comme un héritier qui n'a de compte à rendre à personne. C'est un fait qu'on ne peut révoquer en doute mais en cas de dénégation on demande d'être admis à en faire la preuve.

Toujours persuadé qu'il pouvait s'approprier tout ce qui était à sa convenance il s'est emparé d'une corde de bois (elle était dans la cour) venant de la forêt de Mormal qu'il a fait conduire dans sa maison. Il a fait la même chose à l'égard d'une partie de fagots (il y avait 12 à 13 fagots environ dans la cour). Il s'est aussi rendu maître de la moitié d'une voiture de charbon, d'une portion d'oilletes d'une partie de chaises de cerisiers assez propres qu'il doit avoir chez lui puisqu'elles n'ont pas passé à la vente (7 à 8 chaises il n'y en a que six), d'une portion d'assiettes de faïence, de douze tasses de porcelaine, de douze pouilles (les pouilles ont été vendu dans le village), de huit vaissaux de bois propres à mettre le pain, d'un péron, le prétendu répertoire fait mention de quinze pots de faïence et cependant le cahier de vente n'en rappelle que quatre (on s'est trompé dans le répertoire il n'y avait que 8 pots). Il n'a pas été vendu non plus ni blé, ni orge ni avoine malgré qu'il y en eut assez abondamment dans la maison du défunt dont la succession se trouve encore frustrée de dix paires de drap sans tout le reste puisqu'il en avait quarante au lieu de trente qu'on trouve renseignés. Que le sieur Lejeune ne vienne pas opposer que la plupart de ces faits lui sont étrangers ou qu'ils se sont passés en son absence. Ce ne serait là qu'une très mauvaise raison. Il doit savoir que la gestion de plusieurs exécuteurs testamentaires est une gestion solidaire que par conséquent l'un et l'autre sont responsables des fautes que l'un d'eux peut avoir commis.

Enfin il n'y a point d'exemple que des exécuteurs testamentaires se soient emportés de la sorte, point d'opposition de scellés, et par conséquent les meubles, effets, papiers et argent exposés à la cupidité du premier venu. Point d'inventaire juridique puisque celui qu'on représente n'est fait que par des personnes publiques et par conséquent sans légitimes contradicteurs dans le temps même que le défunt avait supposé l'observation de toutes ces formalités essentielles de la part de ses exécuteurs testamentaires puisqu'il ne les en avait pas dispensé par son testament.

On peut regarder toute cette conduite comme une espèce de prévariation qui doit exciter l'attention des juges pour faire un exemple et empêcher qu'à l'avenir de pareils désordres n'arrivent plus. C'est à eux à maintenir l'exécution des règles. Pour ce qui est des demandeurs ils ne peuvent que conclure à la nullité du prétendu inventaire dont s'agit et à ce que sans s'y arrêter ils soient reçus à leur serment … pour tout ce qu'ils vérifieront préparatoirement n'avoir point été vendu, représenté ni renseigné. C'est en cette conformité qu'on déclare de conclure avec dépens, dommages et intérêts. Signé Coullemont et G.Delatte avocat.

 

 

(servi au greffe par maître Duchange le 9 mai 1778)

 

Réponse

Pour Me Lejeune curé de Fontaine et Beauvois et Antoine Marouzé en qualité d'exécuteur testamentaires de feu Me Bériot, curé de Cattenières signifié contre les administrateurs des biens des pauvres de la paroisse dudit Cattenières joint à eux le procureur fiscal dudit lieu demandeurs.

Par devant messieurs les bailly et hommes de fief du chapitre métropolitain de Cambrai, les signifiés se feront toujours un devoir essentiel de rendre compte de leur conduite et de donner en tous points aux administrateurs des pauvres de Cattenières tous les renseignements et la satisfaction qu'ils pourront désirer à l'égard du legs qui a été fait aux pauvres dudit Cattenières par feu le sieur Bériot, curé dudit lieu.

Dans les faits, on est venu informer le sieur Lejeune, le dix sept janvier dernier que ledit sieur Bériot était mort et l'avait nomme son exécuteur testamentaire. Le sieur Lejeune s'est transporté le même jour au travers les neiges en la maison mortuaire. On lui remit le testament dont il fit lecture. Il s'occupa ensuite à écrire au sieur doyen du Cateau et à tous les curés et vicaires des paroisses circonvoisines pour leur apprendre la mort dudit sieur Bériot et les inviter à son service qui devait se faire le lundi dix neuf dudit mois de janvier. Il s'est ensuite occupé à faire revenir de Cambrai les cires, le calice, les ornements et nécessaires pour le service. En un mot il fit toutes les préparatives convenables en pareil cas. Il se fit remettre toutes les clés tant des coffres que des garde-robes et confier les meubles et effets en apparence à la garde de la servante dudit feu sieur curé qui avait acquis toute la confiance de son maître.

Le jeudi vingt deux dudit mois de janvier le sieur Lejeune s'est de nouveau rendu en la maison mortuaire ou le déserviteur du lieu rédigea conjointement avec lui un inventaire de tous les meubles et effets. Il est inutile de requérir alors l'opposition d'aucunes scellées puisque le défunt avait pourvu à la conservation des intérêts de sa succession par la nomination des deux exécuteurs testamentaires. On déposera au greffe un inventaire qui a été fait exactement le jour de sa date avec le déserviteur. On y verra entre autres quelque argent trouvé en la maison mortuaire consistait en soixante dix cent en argent blanc, trente cinq louis en or, trois gros luis en or de la valeur de douze cent moins 12 pattards et en vingt neuf autre louis dont on ne connaît pas la valeur. Tous les meubles, effets et généralement ce qui existait en la maison mortuaire furent rendus par les jurés priseurs de Cambrai qui sont encore dépositaires des deniers en provenant.

Deux à trois jours après, le sieur Lejeune est retourné à Cattenières pour faire prendre un grand miroir et deux matelas qu'il avait acheté et fut étonné de voir à son arrivé que la corde de bois qui était au milieu de la cour n'était pas vendue ainsi que six tonneaux vides et un tonneau plein et six ou sept chaises. Il ne crut pas pour de pareilles bagatelles faire revenir de Cambrai les jurés priseurs. Il en fit lui même la vente et il en rendra compte en son temps.

Si depuis la mort du feu sieur Bériot, il s'était commis des distractions, ce serait des vols dont leurs auteurs se seraient rendus coupables. Mais s'étant emparé des clefs il ne pourrait être qu'à l'égard des meubles en évidence qu'il a laissé à la garde de la domestique. Rien ne serait plus aisé de constater ces distractions si elles avaient eu lieu et il déclare qu'il serait le premier à agir contre les personnes qu'on pourrait en soupçonner : a-t-on à cet égard le moindre doute qu'on s'en explique. Il s'agira à ce sujet ainsi que de droit. Quant au legs fait aux pauvres, il n'est pas en la disposition du sieur Lejeune d'en faire dès à présent la délivrance. Il est des arrangements préliminaires à prendre avec le successeur à la cure pour les fondations. Tout ce qu'on peut dire sur cet objet, c'est qu'on a le plus grand désir d'être délivré de cette exécution testamentaire et d'en finir le plus tôt qu'il sera possible. On est même prêt d'agir de concert sur tous les points avec les administrateurs, leur conseil et leur procureur.

Parmi ces offres et déclaration les signifiés espèrent que toutes les contestations prendront fin et qu'ils obtiendront congé de cour sans dépens. On y conclut. Signé Lefebvre avocat et Duchange.

 

 

(Déposé au greffe le 10 mai 1778)

 

Inventaire de tous les meubles et effets que Mr Bériot curé de Cattenières a délaissé, fait par le sieur Lejeune curé de Fontaine, Antoine Marouzé, ses exécuteurs testamentaires et l'abbé Ousseau déserviteur dudit Cattenières ci-après tous trois soussignés.

1° Nous étant transporté dans le fournil nous y avons trouvé : 1° une armoire à deux portes dans laquelle se trouvait une poissonnière de cuivre avec son couvert, treize serviettes et une petite nappe. Item un lit garni de rideaux de serge verte sur le devant du lit précisément, une paillasse, un matelas, un traversin, un couvert de laine vert. Item deux grands sceaux et deux petits, trois polissoires, quinze plats de faïence, un petit porte-ménage de bois blanc, une poële de cuivre, une cuillère de cuivre, une arrosette et grande fourchette de fer, deux salières d'étain, un petit moutardier de faïence, un fusil, deux broches de fer à rôtir, deux chaudrons de fer un petit et un grand, une cramillie, une grille, une soufflette de fer, une pelle de fer et un fourreau, deux réchauds de fer et un moine de fer, deux … de fer coulis, une petite table de bois de chêne et pieds pliants, un petit … de bois blanc, un couperet pour couper la viande et quelques petits autres effets.

2° Nous étant transporté dans la place d'entrée tenante au fournil, une pendule sans caisse, un cuiroir à cadre doré, huit assiettes d'étain sur la cheminée, deux petit cour... de faïence sur la cheminée, trois chandeliers de cuivre, un poîlon, une bassinoire, cinq grands plats d'étain, sept autres plats d'étain, un réchaud de cuivre, un moutardier de faïence, et une cannette de verre avec son couvert d'étain, un chaudron de cuivre, une terrine de faïence, autres assiettes d'étain, une table double garnie de toile cirée, une petite table de bois blanc, une armoire à trois portes de vois de chêne, une garde-robe de bois de chêne à deux portes, dans l'armoire trois plats de faïence et une douzaine de verres communs, une demie douzaine de chaises communes, un petit meuble de bois pour y prendre les essuie-mains.

3° Nous étant transporté dans la salle nous y avons trouvé une pendule à double ressort posée sur une table, un grand miroir posé au trumeau des fenêtres, un grand lit garni de rideaux vert, une paillasse, trois matelas, un traversin, deux couvertures, une courte pointe d'un …. un coffre de bois de chêne, une autre petite table ronde de bois de chêne, dix chaises garnies de cuivre, un fauteuil à bras, six chaises communes, six autres fauteuils, un grand tableau au dessus de la cheminée, quatre autres petits tableaux. Item deux garde-robes à deux portes de bois de chêne dans laquelle on trouve deux chapeaux, une robe de chambre, deux soutanes, deux habits courts, deux paires de culottes, deux surplis, vingt paires de draps, quarante deux chemises, un sucrier blanc, et une théière avec quatre à cinq tasses blanches, une douzaine de coiffe de nuit, un roseau et un autre bâton, quatorze serviettes, une pelle à feu et des pincettes.

4° Nous étant transporté dans la chambre de feu Mr le curé, un lit garni totalement et rideaux bleu, une paillasse, deux matelas et un lit de …, deux tableaux, un buffet à l'antique, un petit ??? garni de six tiroirs, un garde... garni de papier, deux chevets de fer poli, un petit coffre de bois de chêne, une table avec un tiroir garni d'une ardoise avec un pistolet, une bibliothèque dont le répertoire est fait, un grand coffre dans lequel se trouve plusieurs petits médaillons appartenant à l'église et une quantité de papier concernant tous les biens de cure que de l'église, soixante dix écus en argent blanc, trente cinq louis d'or dont trois aussi louis de France, trois gros qui peuvent valoir douze écus moins douze pattards et vingt neuf autres vieux louis dont nous ne connaissons pas la valeur.

5° Nous étant transporté dans le grenier de la maison, nous y avons trouvé environ cinquante rasières d'avoine. Dans un coin de grenier douze mencauds de blé, deux couvertures, un traversin et un oreiller, un double volant pour aller … le grain. Dans un autre endroit du grenier deux rasières de son … huit mencauds de blé, deux mencauds et demi de saille, dix pairs de draps, quatorze serviettes et deux nappes, vingt livres d'houblon en grible à gribler du blé, six tonneaux vides aux mesures au grain, un brule, un varet, un égouttoir de bois blanc, un tourne-broche portatif, une douzaine de sacs vides, et un tas d'autres petits bidons. De plus avoir trouvé dans un tiroir de la garde-robe dix huit couvert d'argent, une écuelle d'argent et une salière d'argent.

 

Nous nous sommes ensuite transporté dans la cave où nous y avons trouvé deux tonnes de forte bière, un tonneau de petite bière et dix autres tonneaux vides dont le tiers était tiré le chantier appartenant à mr le curé, un pot au beurre et un autre pot au beurre vide.

 

Nous étant transporté dans la grange et les autres bâtiments situés sur le presbytère, nous y avons trouvé un cent et demi de bottes de paille, trois petites cuvelles, deux futelles, un … de solier, une longue table de bois, de vaux avec les …, une brouette, une échelle, une coquie pour fendre du bois. Dans l'étable un cheval de quinze … de hauteur, un peu de bois, les aharnats … du cheval, quatre à cinq …. de charbon de fer dans le poulier ue cravache avec deux vieux … Dans une autre petite place, un bois de lit, une paillasse, un matelas, un traversin et une couverture et un petit coffre de bois de chêne. Dans la cour, environ une … de bois et deux cents fagots.

 

Nous étant transporté dans une autre grange située sur un lieu appartenant au curé, nous y avons trouvé environ quatre cent bottes de fourrage tant hivernage qu'.... Aux environs deux cents bottes de wateries, six bottes de gluie, environ deux vieilles gerges à houblon, une charrette et deux autres pièces de bois propres à faire une charrette.

 

Voici tout le meuble et effets que nous avons trouvé appartenant à feu Mr Bériot, curé de Cattenières. Fait le vingt deux du mois de janvier de l'année mil sept cent soixante dix huit. En fois de quoi nous avons signé ledit inventaire. Signé Marouzé, Ouseau déserviteur de Cattenières, Lejeune curé de Fontaine.

 

 

A messieurs

Messieurs les bailly et hommes de fief du chapitre métropolitain de Cambrai
Supplie très humblement les administrateurs des biens des pauvres de la paroisse de Cattenières joint à eux le procureur fiscal du siège que feu le sieur Bériot vivant prêtre curé de cette paroisse est décédé il y a environ trois mois, ils viennent d'être informé que ce dernier a fait un testament qui par les dispositions qu'il en tient, doit tirer tout à la fois l'assertion des suppliants en leur qualité d'administrateurs et la … de la partie publique. Signé Delattre.

 

Que d'abord on remarque qu'après avoir fait quelques fondations pieuses pour le repos de son âme , tel qu'on les voit plus particulièrement reprises dans ledit testament il veut que pour fournir aux dites fondations les exécuteurs testamentaires prennent l'argent nécessaire sur icelui qu'il délaissera ainsi que sur celui qui provient de ses meubles et effets afin que la somme capitale qui sera convenue entre eux … à la cure et des administrateurs des biens de l'église soit remises pour les revenus être employés au bien dont l'acquisition est permise aux … … pour servir à la fourniture de l'huile et au paiement des offices réglé par ledit testament.

Qu'ensuite il ordonne quelques édifices tels que grange et étables qu'il a acheté ou fait construire soient rendus à son successeur dans le cas où ils lui conviendraient sur le pied de l'estimation à en faire s'il ne le reprend pas à l'amiable pour le prix provenant de deux granges restées entre les mains dudit successeur et par lui être distribué aux pauvres malades de la paroisse selon leur nécessité. Il veut au surplus que les charges et dispositions accomplissent ses dettes et funérailles payées ainsi que les exécutions testamentaires contenues que si l'argent par lui délaissé n'est point suffisant pour sa condition et que le surplus pour les pauvres dont la moitié pour les plus pauvres parents paternels et maternels vraiment regardé comme … et les autres pour les pauvres dont la moitié pour les pauvres de la paroisse, laquelle sera distribuée par les gens de loi et dans l'un et l'autre cas que la distribution doit faire trois mois après la mort.

Que quoi que ces trois mois fussent déjà révolus ou sur le point de l'être, il ne paraît pas que lesdites exécutaires testamentaires qui sont le sieur Lejeune, prêtre curé de Fontaine en Beauvois et Marouzé curé de la paroisse de Cattenières se soient occupés de ces objets que loin de là on dit … qu'ils se sont introduits dans la maison mortuaire sans avoir observé aucune des formalités essentielles prescrites en pareil cas, c'est à dire sans avoir fait apposer de scellées sans avoir fait procéder à un inventaire ou répertoire juridique en sort que les meubles et effets, l'or et l'argent monnaie, l'argenterie … et autres provisions de toutes espèces soit resté à la merci de ceux qui voudraient s'en emparer, il est inouï de voir une pareille conduite ….. il convient de commencer par la représentation de l'inventaire juridique qui a du être faire dans le temps pour quoi les suppliants ont recours vers vous.

Messieurs

Afin qu'il vous plaise ordonner aux dits sieur Lejeune et Marouzé en leur qualité de représenter l'inventaire ou répertoire auquel ils ont du procéder aussitôt la mort dudit sieur Bériot pour icelui demeurer au greffe su siège pendant huitaine se réservant les suppliants toutes conclusions ultérieures jusqu'après ladite production on repousse lesdites exécutions testamentaires et attendre que le sieur Lejeune demeure or de met de cette juridiction … clause rogatoire.

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