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Contrat de mariage BOIDIN Antoinette - LAGOUGE Roch : 11.10.1730 [2E26-366/444]

Du onze d’octobre mil sept cent trente par devant le notaire royal résident à Cambrai soussigné furent présent Roch Lagouge fils à marier de feux Simon et d’Elisabeth François accompagné de Nicolas Lagouge son frère, de Jean baptiste Lagouge son oncle paternel et de Pierre et Nicolas François ses oncles maternels d’une part, Antoinette Boidin fille aussi à marier de Nicolas et de feue Marie Catherine Jacqmin demeurant tous à Estourmel, assistée de son père, de Daniel Boidin son frère et d’Antoine Roland son beau frère d’autre part et reconnurent lesdites parties que pour parvenir au mariage entre elles pour parler d’avoir convenu comme s’en suit.

Premièrement quant est des biens et portement en ce mariage dudit futur époux, il a déclaré que suivant le partage fait avec ses frères et sœurs le vingt cinq de janvier mil sept cent vingt cinq par devant les mayeur et échevins dudit Estourmel, il lui compte et appartient de la succession de ses feux père et mère une mendée de terres labourables situées en deux pièces au terroir de Chantemerle, savoir demie mencaudée tenante à une demie mencaudée de Jérôme Ségard à six mendées de l’abbaye de Premy et à quatre mendées du Sr Claro, finalement une autre demie mendée tenante au chemin menant de Wambaix à Carnières, à une mendée d’Amand Cavro et à demie mendée de Nicolas Lagouge. Qu’au surplus qu’il a un cinquième dans les meubles et effets mobiliaires délaissés par ses feux père et mère, de tout quoi il est en actuelle jouissance et dont la future épouse se tient pour contente et apaisée.

Et au regard du portement de mariage de la future épouse, icelui son père du gré et consentement dudit Daniel Boidin et du prédit Antoine Roland son gendre en action de Marie Catherine Boidin sa femme de laquelle il se porte fort, ont déclaré qu’à ladite future épouse appartiendra un jardin et héritage amazé de maison, grange, étable et autres édifices contenant demie mendée ou environ audit Estourmel venant de la succession de leur feue mère, tenante au grand chemin menant de Cambrai au Cateau Cambrésis et à la ruelle menant à icelle et au jardin de Pierre Dumont, de laquelle maison, jardin et héritage elle jouira en toute propriété du jour de la consommation de son mariage et à toujours, à la charge des redevances anciennes et foncières, notamment les quatre florins et quelques pattars de rente hypothéquée sur ledit héritage, de laquelle elle ne sera cependant tenue que jusqu’à ce que ledit Daniel Boidin son frère promet en faire le remboursement des deniers qu’ils lui proviendront de sa part des terres mainfermes qui seront à cet effet vendus après le décès dudit père, et en cas de mort dudit Daniel avant avoir fait ledit remboursement sa dite part de mainferme sera toujours tenue au même remboursement qu’il veut bien faire en faveur de ses deux sœurs pour …., de quoi il fera au besoin le rapport de loi nécessaire au moyen de quoi les futurs ou survivants d’eux seront tenus et obligés de loger, nourrir et entretenir ledit Boidin père jusqu’au jour de son décès et de lui subministrer tout ce qu’il lui sera nécessaire pendant sa vie tant en bonne santé qu’en maladie en travaillant par lui autant qu’il pourra à leur profit, ce faisant les mêmes futurs conjoints jouiront jusqu’au jour du décès de trois mendées trois boitelées ou environ de terres labourables tant fief que mainferme situées en plusieurs pièces aux terroirs de Chantemerle et Estourmel et après le décès, icelles terres mainfermes seront partagées également entre elle future épouse et ses frères et sœurs e, tel état qu’elles seront lors pour…..que les avesties ne soient point coupées en payant labours et semences aux futurs conjoints ou survivant. Au regard du fief, il appartiendra audit Daniel Boidin seul aussi en tel état qu’il se trouvera et aux conditions avant dites. Si ledit Boidin père ne peut ou ne veut s’accommoder et demeurer avec les futurs conjoints, en ce cas il se réserve une place de ladite maison pour sa demeure convenable et lui fourniront annuellement pendant sa vie sept mencauds de blé en nature bon …avec cinquante bottes de paille de vingt livres pesantes de blé, à défaut de quoi il sera libre de rentrer dans la jouissance desdites trois mendées et trois boitellées ou environ outra par-dessus sa susdite demeure en tel état qu’elles seront lors en payant labours et semences s’il y échoit les dits mencauds de blé payables au jour de Sr André de chaque année. Au regard des meubles et effets mobiliaires dudit Boidin père, ils appartiendront à ladite future épouse à charge de payer les dettes obsèques et funérailles, néanmoins audit cas de séparation, il se retient l’usage de ce dont il aura besoin pour tenir ménage jusqu’à concurrence d’un quart, outre ce la moitié du prix d’une vache que les futurs conjoints lui fourniront au moyen des clauses et conditions ci-devant exprimées la future épouse ne pourra prétendre aucune autre chose sous prétexte que ladite maison, jardin et héritage amazée à elle assignée ne soit maisnetée immobilaire, à quoi elle a renoncé aussi bien que ledit Antoine Roland en action de sa femme, en considération de quoi ladite future épouse du gré et consentement de son futur mari a renoncé et renonce au profite de la prédite Marie Catherine Boidin sa sœur acceptant par ledit Roland son mari à sa part d’une demie mendée de terres labourables non comprise dans les trois mendées et trois boitelées avant dites, de sorte que ladite Marie Catherine en aura deux tiers et ledit Daniel Boidin l’autre tiers, après le décès du père située au terroir d’Estourmel tenante aux terres de la cense de Boitrancourt et à celles de la cense d’Igniel consistante en onze mendées et d’une lisière à cinq boitelées … à une mendée de Joseph Fievet.

Convenus enter les parties qu’à la dissolution de ce mariage par le décès de l’un d’eux, le survivant sera héritier mobilaire du décédé et jouira pendant sa vie des immeubles d’icelui, en payant toutes dettes et funérailles, et pour plus grande sureté de l’accomplissement des clauses et conditions ci-devant marquées les comparants chacun à leur égard feront les œuvres de loi au besoin devant ou après les épousailles obligeant pour cet effet leurs personnes et biens présents et à venir sur soixante sols tournois de peine & renonçant à choses contraires notamment la future épouse au droit du senat conslute Velleyan à elle expliqué. Passé à Cambrai les jour, mois et an et par devant que dessus, en présence de Jean Leduc demeurant audit Estourmel et de Robert Joseph Michaux praticien audit Cambrai, témoins pour ce requis et appelés

 

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