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Contrat de mariage MAIRESSE Gabrielle - GOSSART Jean François : 08.10.1726 [2E26-38]

Par devant les notaires royaux résidents en la ville de Cambrai soussignés, furent présents Jean François Goffart natif du village d'Escaufourt, élection de Guise, présentement berger en la cense de Gilles Roset, dépendance de Thun St Martin, et icelui fils à marier de défunt Jean Goffart et de Marie Marguerite Fontaine, assisté de ladite Fontaine sa mère demeurant audit Escaufourt étant présente en cette ville de Cambrai d'une part, Gabrielle Mairesse aussi fille à marier de Jean Baptiste et de Louise Saudemont ses père et mère, d'iceux pareillement accompagnée, demeurant au village d'Estourmel d'autre part; lesquelles parties désirant mettre fin et accomplir le mariage entre elles projeté et qui se doit solemniser le plus tôt que faire se peut entre lesdits Jean François Goffart et Gabrielle Mairesse, sont convenus des clauses et conditions suivantes.

Premièrement le futur époux déclare qu'il porte en ce mariage la somme de cent florins monnaie de Flandres tant en bestiaux qu'autres effets mobiliaires. Déclare ladite Marie Marguerite Fontaine qu'elle donne audit Jean François Goffart son fils en faveur de ce mariage le tiers de deux mencaudées de terres jardinages et amazées situées audit Escaufourt où elle fait actuellement sa demeure en vertu de l'acquisition qu'elle en a fait il y a environ neuf ans et depuis sa viduité, estimées à deux cent florins en totalité, tenante de lisière à Michel Lemaire, à l'héritage de Pierre Bridou et de debout à la rue et aux terres de St André du Cateau Cambrésis, pour par ledit futur époux jouir et faire et disposer dudit tiers des deux mencaudées de terres comme de son bien propre et de chose à lui appartenant du jour de ses épousailles, à l'exception toutefois de l'usufruit d'icelle et que ladite Fontaine se réserve pendant sa vie et qu'elle déclare et avoue tenir à titre de constitut précaire.

Quant au portement de biens de la future mariante, ses dits père et mère, ladite Louise Saudemont de son mari dûment autorisée quant à ce, donnent à la dite Gabrielle Mairesse leur fille, aussi en considération de ce mariage, deux boittelées de terre en deux pièces tant jardinages que labourables, provenant du chef en ligne de ladite Louise Saudemont, dont il y en a une boittelée amazée où ledit Mairesse et sa femme font présentement leur demeure qui appartiendra à ladite future épouse par droit de maisneté et l'autre boittelée labourable au terroir de Wambaix, tenante à deux mencaudées de Philippe Preux et à une mencaudée de Pierre Maison et le long du chemin de Cambrai à Wambaix pour en jouir aussi par la future épouse de ce jour et en avant comme de chose à elle appartenant, sauf l'usufruit des dites deux boittelées de terres que lesdits père et mère se réservent pendant leur vie qu'ils avouent tenir pareillement à titre de précaire comme aussi d'une place en ladite maison pendant la vie de Françoise Mairesse fille dudit Jean Baptiste à cause de son incommodité, que les futurs mariants promettent et s'engagent de lui fournir pendant le temps que ladite Françoise Mairesse voudra rester avec eux. Le tout estimé par les parties à la somme de deux cent florins y compris touts les meubles et effets que ladite future épouse pourra emporter, qui se trouveront en ladite maison au jour du décès de ses dits père et mère, comme choses qu'ils lui appartiennent. Desquels portements de biens de mariage que les comparants ont affirmé être leur juste valeur, lesdites parties ont déclaré s'en tenir pour contents et bien satisfaits.

Ayant été convenu que le survivant des futurs conjoints soit qu'il y ait enfant ou non de ce mariage, demeurera seul propriétaire de tous les biens meubles et effets mobiliaires de la communauté et viager respectivement des biens de fond et déclarés au présent contrat promettant d'en faire et passer tous devoir de loi requiset nécessaires, soit devant ou après la célébration de ce mariage, à charge toutefois des dettes et funérailles du décédé.

Toutes lesquelles clauses et conditions, lesdites parties contractantes ont promis et promettent respectivement tenir, entretenir, et observer de point en point sous l'obligation de leurs personnes et biens présents et à venir sur soixante sols tournois de peine & renonçant et dérogeant à toutes choses, lois, coutumes et usages à ce contraire. Ainsi fait et passé à Cambrai le huit octobre mil sept cent vingt six, approuvant la rature de l'autre part.

 

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