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Contrat de mariage BRUYERE Marie Anne - CHARTIER Arnould : 03.06.1724 [2E26-219]

Du trois juin mil sept cent vingt quatre furent présents Arnould Chartier ménager fils de défunt Pierre et Elisabeth Delcourt ses père et mère demeurant au village d'Estourmel, assisté de sa dite mère et d'Alexis Leleu son oncle d'une part, Marie Anne Bruyère fille à marier de défunt Jean Robert et Marie Jeanne Leducq ses père et mère demeurant audit Estourmel assistée de sa dite mère et d'Hélène Bruyère sa soeur d'autre part, lesquels comparant dirent et reconnurent qu'ils avaient convenu et projeté de parvenir au mariage entre eux pourparler qui à la plus grande gloire de Dieu se doit faire et solemniser en face et sous la licence de notre mère la Sainte Eglise le plus tôt que faire se pourra, mais auparavant qu'il y ait aucun lien, promesse et engagement d'entre lesdits Arnould Chartier et Marie Anne Bruyère futurs époux, ils ont fait et ordonné les clauses et conditions matrimoniales suivantes.

Premièrement, quant est des biens et portement de mariage dudit futur époux, icelui a dit et déclaré qu'il lui compte et appartient du chef de son feu père un fief à simple hommage contenant dix pintes de terre en jardinage ou environ amazées de maison et autres édifices situées audit Estourmel, tenantes au jardin de Noël Théry, à front de rue et au jardin des héritiers de Pierre Gabez, mais comme ladite Elisabeth Delcourt sa mère fait sa demeure sur lesdites dix pintes de terres, ledit futur époux a consenti, promis et s'est obligé comme il consent, promet et s'oblige par ces présentes de laisser jouir ladite Elisabeth Delcourt de la moitié dudit fief avec toute la maison et édifices y existant et audit cas ladite Elisabeth Delcourt payera la moitié des arrérages et des cours à l'avenir de la rente constituée sur ledit fief à l'encontre dudit futur époux son fils, et attendu que son dit père et ladite Elisabeth Delcourt sa mère ont été obligés de faire paiement à la veuve du sieur Canonne de Cambrai de la somme de cinquante florins monnaie de Flandre pour éviter que le dit fief ne soit vendu et pour le conserver audit futur époux, icelui a en considération de ce et pour les bons services que Marie Anne et Catherine Joseph ses soeurs lui ont rendu ci-devant pour lui faire apprendre son métier … ledit futur époux a promis et s'est obligé comme il promet et s'oblige de payer à ses dites soeurs lorsqu'elles prendront état honorable de mariage et non devant la somme de cinquante florins monnaie de Flandre, ce qui fera à chacune d'icelle vingt cinq florins, duquel portement ladite future épouse et ses assistants ont dit et déclaré d'être bien contents et apaisés.

Et au regard du portement de mariage de ladite future épouse, ladite Marie Jeanne Leducq sa mère, ici présente, a déclaré qu'après sa mort il appartient à ladite future épouse par droit de maîneté une rasière de terres en jardinage amazée de maison et autres édifices situées audit Estourmel tenant au chemin du Cateau Cambrésis à Cambrai, à deux pintes de Simon Ségard et au jardin des héritiers de Pierre Gabez, de laquelle rasière de terres amazée comme dit, ladite future épouse en jouira sitôt ledit mariage consommée de la moitié, et l'instant ladite future épouse a cédé et dit tout abandonné du consentement dudit futur époux à Hélène Bruyère sa soeur acceptante six pintes de terres en jardinage à prendre dans ladite rasière de terres du côté de deux pintes de Simon Ségard et à front de rue et ce pour le bon amour qu'elle lui porte, pour quoi lesdits futurs époux promettent et s'obligent d'en passer les oeuvres de loi nécessaires à la première demande et volonté de ladite Hélène Bruyère à ses dépens. Plus, ladite Marie Jeanne Leducq a cédé et cède à ladite future épouse acceptante le droit de bail qu'elle a dans une mencaudée de terres à prendre en deux mencaudées de terres labourables appartenantes à demoiselle Grenier (?) de Cambrai situées au terroir de Wambaix tenantes aux terres occupées par Roch Leducq et à une demie mencaudée de Sainte Maison pour dudit droit de bail jouir par ladite future épouse sitôt ledit mariage consommé, à charge de par elle payer à l'acquit de sa dite mère à qui il appartiendra les rendages et autres droits … à quoi ladite mencaudée est soumise, donnant à connaître que les six pintes de terres abandonnées sont estimées par les parties à cinquante florins monnaie de Flandres, et les portements des futurs époux sont estimés en tout à deux cent florins monnaie de Flandres. Ayant déclaré le dit futur époux d'être bien content du portement de sa future épouse, lesdites six pintes de terres cédées et abandonnées à la dite Hélène Bruyère seront chargées pour un quatrième des rentes affectées sur ladite rasière de terres.

Ayant été convenu et conditionné entre lesdits comparants que le survivant desdits futurs époux avec enfant ou sans enfant sera et demeurera paisible propriétaire de tous les biens meubles, effets mobiliaires, et pour tels réputés à charge des dettes, obsèques, service et funérailles du pré-décédé de quelque nature que ce soit ou puisse être et en quelques droits ils puissent être situés et assis pourquoi les parties comparantes ont promis respectueusement d'en passer les oeuvres de loi nécessaires avant ou après ledit mariage consommé. A l'accomplissement de tout quoi les parties respectives ont obligé leurs personnes et biens présents et à venir sur soixante sols tournois de peine à donner & renonçant à toutes choses contraires. Ainsi fait et passé à Cambrai par devant les notaires royaux y résidents soussignés, les jours et ans susdits et approuvé l'addition à la marge et interlignes.

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