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Contrat de mariage GRANSARD Louis - BRICOUT Marie Bonne : 03.01.1692 [2E26-31]

A l’honneur de Dieu le père créateur principalement et de notre mère la Ste Eglise s’est fait conclus et promis le traité de mariage lequel au plaisir de Dieu se passera et solemnisera en notre mère la Ste Eglise si elle s’y accorde et assente, entre Louis Gransart jeune fils assisté d’Adrien son père, Jean Gransart son frère et Louis Gransart son parrain demeurant à Estourmel d’une part, et Marie Bonne Bricout veuve de feu François Collau assistée de Jean Bruneau son beau-frère Jacques Dutercq son oncle beau et Jacques Dhordain son cousin germain demeurant à Cauroir d’autre part dont les devises promesses et conditions pour parler sont telles que s’en suit.

Premièrement quant au bien et portement dudit Louis ledit Adrien son père lui promet la somme de quarante florins tels que vingt pattars chacun à payer au vingt-cinquième de mars jour de Notre Dame Marchette du présent an mil six cent nonante deux, et tant au reste les parties s’en sont et tiennent pour contents sans en faire plus ample déclaration.

Quant au bien et portement de ladite Marie Bonne elle déclare qu’elle tient et occupe la quantité de dix mencaudées de terre ou environ à ferme et comme ladite Marie Bonne Bricout est chargée de Hubert, Jean Philippe et Magdeleine Collau ses trois enfants qu’elle a eu en premières noces leur fut assigné et promis pour leur formoture paternelle la somme de cents et quarante florins qui est à chacun d’iceux, savoir à Hubert et Jean Philippe chacun quarante cinq florins, et cinquante florins à ladite Madeleine sa fille, payable savoir si ladite Marie Bonne venait de vie par mort sans le terme de dix huit ans ledit Louis serait obligé de leur payer et fournir la dite somme et au cas qu’elle vivrait davantage il leur devra payer lorsqu’ils prendront état honorable à prendre sur les plus apparans biens trouvés et délaissés dans la maison et seront héritiers l’un de l’autre au cas qu’il en viendrait à mourir.

De plus a été conditionné que si ladite terminait de vie à trépas auparavant ledit Louis son futur mari, il sera tenu et obligé de les nourrir et entretenir comme il appartient jusqu’à l’âge de dix huit ans. Si a été dit et déclaré par les parties contractantes que le dernier desdits futurs mariants demeurera en tous biens meubles en payant les dettes obsèques et funérailles du premier mourant. Tout lequel contrat de mariage lesdites parties contractantes respectivement ont promis tenir payer fournir et accomplir de point en point sans aller au contraire part la foi et serment de leurs corps sous l’obligation de tous et chacuns de leurs biens sur soixante sols tournois de peine à donner & renonçant à toutes choses contraires. Ainsi fait et passé à Cauroir par devant le notaire soussigné et en présence desdits comparants le trois de janvier mil six cent nonante deux.

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