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Contrat de mariage LAUDE Philippe Antoine – BRACQ Marie Catherine : 02.06.1706 [2E26-227]

Comparurent personnellement Antoine Laude, valet de charrue, homme à marier de feu Antoine, vivant laboureur, et d'encore vivante Françoise Ségard qui furent ses père et mère, assisté et accompagné de sa dite mère, de Pierre et Quentin Laude ses deux frères demeurant à Awoingt, d'Olivier Laude demeurant à Fontaine au Pire, de Maximilien Laude son frère demeurant à la Bissette d'une part, Marie Catherine Bracq, veuve de feu Jean Denimal, censière demeurant à Tabeaumé les Caudry, assistée et accompagnée d'Antoine Denimal son beau-père, de Pierre Bracq et Jean Bracq ses deux frères, d'Antoine Gabet et de maître Pierre François Caron ses deux beau-frères d'autre part demeurant aussi Caudry, lesquels comparants de leur bon gré, sans contrainte, reconnurent que pour parvenir au mariage entre eux concerté qui de bref au plaisir de Dieu se passera et solennisera en face de notre mère la Sainte Eglise si elle y consente et accorde d'entre ledit Antoine Laude et ladite Marie Catherine Bracq, futurs mariants, ont fait les devises, promesses et conditions dudit mariage en la forme et manière que s'en suit.

Et premier

Quant est des biens et portement de mariage dudit Philippe Antoine Laude sa dite mère promet et s'oblige de lui compter et délivrer en avancement de son dit mariage la somme de cent florins monnaie de Flandre sitôt le présent mariage accompli. Sera au surplus tenue et obligée de payer et décharger tous et quelconques les arriérages que ladite future mariante doit et peut devoir jusqu'à ce jour à monseigneur l'archevêque de Cambrai au sujet de la cense et marché situé audit Tabeaumé qu'elle occupe présentement de mon dit seigneur l'archevêque, et arrivant qu'elle serait en défaut de satisfaire à tous ce que dessus tant à ladite somme de cent florins qu'aux dits arriérages, en ce cas lesdits Pierre et Maximilien Laude ses deux fils ont promis et se sont obligés solidairement l'un pour l'autre et l'un d'eux seul pour le tout sans division ni discussion les payer en leur propre et privé nom sans aller au contraire, promettant cependant ladite Françoise Ségard d'indemniser ses dits deux fils au sujet que dessus en sorte qu'ils n'en souffriront aucun intérêt. Duquel portement de mariage ladite Marie Catherine Bracq, future mariante, assistée que dessus, a déclaré s'en tenir pour contente et bien apaisée.

Et à l'égard des biens et portement de mariage de ladite Marie Catherine Bracq, ledit Philippe Antoine Laude, futur mariant, assisté que dessus a pareillement déclaré s'en tenir pour content et bien apaisé sans qu'il soit besoin d'en faire ici plus particulière déclaration. Et comme ladite Marie Catherine Bracq est asservie de deux enfants mineurs savoir Marie Thérèse et Marie Joseph Denimal, qu'elle a retenu dudit feu Jean Denimal son premier mari, icelle Marie Catherine du gré et consentement dudit Philippe Antoine Laude son futur époux, leur a assigné et assigne à chacune d'icelle pour leur droit de formoture tant paternel que maternel la somme de cent et quinze florins monnaie de Flandre avec aussi chacune vache et de les aménager selon la commodité desdits deux futurs conjoints pour le tout leur être payé et délivré lorsqu'elles prendront état de mariage ou qu'elles auront atteint l'âge de majorité, pendant lequel temps, lesdits deux futurs conjoints seront tenus et obligés de les nourrir, entretenir d'habillement, et alimenter honnêtement selon leur état et condition, à condition que les travaux qu'elles pourront faire pendant ledit temps demeureront au profit desdits deux futurs conjoints, lesquels promettent aussi les faire apprendre à lire et écrire et les endoctriner comme il appartient, et aussi les faire apprendre à coudre et filer, le tout sans diminution desdites formotures à tout … ils se sont volontairement obligés sans aller au contraire. Et arrivant le décès de l'un ou l'autre desdits deux enfants mineurs par avant avoir pris ledit état de mariage en ce cas la moitié de sa part de formoture à lui assignée ci dessus comptera et appartiendra au survivant desdits deux enfants et l'autre moitié demeurera et appartiendra auxdits deux futurs conjoints. Ayant été conditionné et accordé entre les parties que le dernier vivant desdits deux futurs conjoints aussi bien avec hoirs que sans hoirs demeurera en tous biens meubles, noms, raisons et actions mobiliaires réputés pour tels que délaissera le prémourant, à charge de par le survivant payer les dettes, obsèques, services et funérailles du prédécédé.

Tout lequel contrat de mariage et choses dites, lesdites parties ont respectivement promis, tenir, entretenir, payer, fournir et entièrement accomplir, de point en point, et en la manière dite, par leur foi et serment, sous l'obligation de leurs personnes et biens présents et futurs et sur soixante sols tournois de peine à donner à tel juge qu'il appartiendra renonçant à toutes choses contraires. Ce fut ainsi fait et passé en la juridiction dudit Tabeaumé en Cambrésis par devant le notaire royal de la résidence de Prémont soussigné avec lesdits comparants en présence dudit maître Pierre François Caron dénommé au préambule du présent contrat et d'Antoine Canonne clerc clériquant demeurant audit à Awoingt requis pour témoin à ce appelé le deuxième de juin mil sept cent et six.

 

Suivent les marques et signatures de Philippe Antoine Laude, Marie Catherine Bracq, Françoise Ségard, Pierre Laude, Maximilien Laude, Olivier Laude, Antoine Canonne, Antoine Denimal, Pierre Bracq, Jean Bracq, Antoine Gabet, Caron et Leducq (notaire)

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