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Contrat de mariage RENAU François - SOYEZ Magdeleine : 20.12.1674 [2E26-32]

Le vingtième de décembre mil six cent soixante quatorze

Furent présents chacun en leurs personnes François Renau, jeune fils à marier, âgé de vingt cinq ans accomplis, natif de Boisocourt, laboureur de son stil, fils légitime des feux Pierre Renau et de Sainte Legrand, qui furent conjoints ses père et mère, assisté de Jean Renau son frère demeurant présentement à Lesdain et de Jean Delebarre, censier de Malassis d'une part, et de Magdeleine Soyez, veuve de feu Nicolas Crinon, censier demeurant à Elincourt, assistée et accompagnée de Toussaint et Philippe Crinon ses deux beaux-frères censiers aussi, de Christophe Lengrand et de Crespin Delebarre, censiers audit Elincourt et procureur dudit lieu d'autre part, lesquels comparants, de leurs bons gré, pure et franche volonté, sans aucune contrainte, ainsi sur les biens conseillés, avisés et délibérés, si comme ils dirent, reconnurent et confessèrent avoir promis et promettent prendre l'un et l'autre par mariage, si Dieu et notre mère la Ste Eglise y consentent et accordent le plus bref que trouveront faire se pourra et qu'il sera avisé et délibéré entre leurs parents et amis, et lesdits futurs mariants qui se sont accordés sous les convenances, déclarations, dons, promesses, conditions et retours qu'il s'en suit.

Et premier, quant est des biens et portements au présent mariage desdits François Renau et Magdeleine Soyez, futurs mariants, iceux ont promis et promettent apporter l'un d'eux à l'autre tous les biens meubles et immeubles qui de présent appartiennent pour être communs entre eux tant qu'ils vivront et seront ensemble conjoints par mariage, et en faveur des sept enfants de feu Nicolas Crinon leur père et la future mariante leur mère, le susnommé François Renau, leur futur beau-père a promis et promet de donner et livrer la somme de six cent florins, monnaie coursable dans notre pays et comté de Cambrésis, franchement payables pour une fois pour leur formoture, laquelle somme il a promis et promet de fournir et payer à deux fois. A savoir, cinq cent florins tout promptement avant la consommation du présent mariage, lesquels devront être mis es mains de Toussaint Crinon et Philippe Crinon, leurs oncles comme fidèles gardes … et leurs vrais tuteurs desdits enfants mineurs qui sont justement au nombre de sept pour ci-après leur donner et distribuer à chacun d'eux également quand ils prendront état de mariage ou autre honorable ou auront atteint l'âge de majorité. L'autre paiement portant cent florins se fera et écherra précisément dans six ans le même jour et mois que ce présent contrat est daté. Cette dite deuxième n'est obligé à aucune charge données aussi pour la formoture desdits enfants, lesquels pourront aussi ci-après chacun cent florins ou plus si lesdits tuteurs les mettent à rente.

Il est dit et devisé expressément que Christophe Crinon, âgé de douze ans ou environ, seul et unique garçons desdits sept enfants et n'aura aucune part dans ladite somme de la formoture d'avec ses sœurs, à raison que s'il parvient avec la Grâce de Dieu à l'âge de majorité ou commençant sa vingt cinquième année, il aura et rentrera en la parfaite jouissance comme a fait feu son père du marché des religieuses béguines de Sainte Ursule de Cambrai, en tel état et contenu comme il est, s'étend et comporte dans y rien réserver, ainsi le posséder et jouir comme d'ordinaire et selon les conditions apposées dans le bail dudit marché.

Si a été déclaré cas arrivant que ledit garçon Christophe Crinon viendrait à mourir avant parvenir à l'âge de majorité, sa succession et héritance appartiendra à la plus jeune de ses sœurs du même lit et mariage étant chargée des mêmes conditions qu'était obligé d'observer son dit frère.

Item a été encore déclaré et accordé que les survivants desdits enfants hériteront la juste moitié seulement de la part et succession du prémourant , et Magdeleine Soyez, leur mère, l'autre moitié. Qu'en cas que leur mère vient à décéder, ses dits enfants ici mentionnés de feu Nicolas Crinon hériteront toute la part de l'un et l'autre selon leur degré d'âge.

Et en faveur desdits sept enfants, ledit Renau leur beau-père futur, a promis et promet de les tenir, nourrir, alimenter, entretenir honnêtement selon leur état jusqu'à l'âge qui prendront état de mariage ou autre semblable honorable, et de faire son possible pour les faire apprendre à lire et écrire et plus il a été dit et déclaré que celui ou celle desdits sept enfants ici mentionnés qui tombera à hériter ou avoir ledit marché des béguines après que leur beau-père Renau futur mariant en aura joui l'espace et terme de quinze ans continuels et accomplis. Icelui ou celle sera tenu et obligé à raison dudit marché de retourner à chacune de ses dites sœurs lors vivantes cent florins carolus, monnaie coursable en notre pays et comté de Cambrésis. Cas arrivant que tous lesdits enfants viendraient à décéder avant le terme de quinze ans, il a été dit et accordé que Magdeleine Soyez leur mère ou ledit François Renau hériteront le marché desdits béguines à charge et condition qu'il retourneront effectivement sans délai cinq cent florins carolus pour une fois au plus prochains héritiers desdits enfants, et aussi ladite Magdeleine Soyez future mariante à voulu, ordonné et consenti, veut, ordonne et consente par ce présent traité, et en faveur d'icelui que le marché du Verbuchon à présent appartenant à monsieur de Premon qu'il soit et demeure en jouissance audit François Renau son futur mari, tant et si longtemps que ledit bail subsistera et pourra durer, comme présentement il est donné et accordé à ladite Magdeleine Soyez pour en jouir et posséder l'espace et terme de neuf ans continuels, et Toussaint avec Philippe Crinon ont promis et promettent de faire jouir les futurs mariants du bail l'espace et terme de neuf ans continuels avec aggréation du présent bailleur, propriétaire moyennant d'observer les conditions apposées audit bail et ledit marché pourra ici à présent être commun entre lesdits futurs mariants pour en jouir et … par eux et leurs hoirs procréés de leurs deux chairs et ayant cause s'ils y peuvent continuer mais quant au matché des Béguines ici mentionné ils en jouiront l'espace de quinze ans continuels seulement et puis retournera au garçon ou à sa sœur comme il est dit ici dessus avec charges à condition pendant ce temps qu'ils paieront dûment les charges, rendages … en son temps, tailles, gabelles, contributions comme ils en sont et se doit faire à venir et à présent tant et si longtemps qu'ils jouiront lui et sa future épouse des marchés.

Item comme ledit François futur époux de ladite Magdeleine Soyez doit être et sera héritier des biens meubles et immeubles qu'ils appartiendront à sa chère épouse future, tant de son propre venu et échu par le trépas ici après la succession de sa mère et parents de son … comme de son conquêt fait par elle et de son dit futur époux durant et constant leur mariage seront et sont commun entre elle et ledit tel François Renau futur mari et qu'ils … entre eux deux nature de conquêt. Il a été dit ensuite de ci-dessus que ledit Renau tiendra et entretiendra les marchés tant des Béguines comme aussi celui du seigneur en les états bons comme il est porté au bail, les fumer également et marler en son temps comme il appartient à léal laboureur et pour le mettre et rendre aux enfants en tel état qui puisse le trouver.

Item il a été dit et déclaré qu'à la fin et au terme des quinze ans accomplis, lesdits futurs mariants donneront trois chevaux ou … à partir également avec ledit héritier le garçon Christophe Crinon ou la fille s'il est décédé avec tous les équipages tant des chevaux que celles qui regardent et concernent les labeurs comme ernats et autres ustensiles de labeur excepté un chariot. Item il est dit et mentionné exprès que ledit futur mariant Renau s'est obligé et s'oblige de payer toutes les dettes qu'ils se sont faits tant par la future mariante pour ses moitiés comme aussi de son trépassé mari et qu'elle porte et arrondi aux environs de huit ou neuf cent florins ensemble. Item il est dit et déclaré qu'ils payeront et satisferont dûment et pleinement aux charges, rentes foncières des jardins tant de leurs enfants de Nicolas Crinon défunt comme de leurs propres ainsi ils ont promis et promettent. Item il a été dit, devisé et accordé entre les deux parties présentes et mariantes comme ils ont donné et donnent l'un à l'autre le corps, biens meubles et immeubles provenant de chacun de leurs propres acquets, ils font et sont héritiers l'un de l'autre sans réserve en toute succession et héritance qu'ils ont et pourront avoir ici après, et le dernier vivant sera et demeurera héritier pacifique et absolu du prémourant. Tout lequel traité de mariage aux devises et conditions dessus dites, lesdites parties comparantes ont promis respectivement tenir, entretenir, sans jamais aller à l'encontre et ce par leur foi et serment pour ce juré et sur dix … de peine à donner et obligeant corps et biens & renonçant. Fait et passé audit Elincourt en la maison de Magdeleine Soyez future mariante par devant moi notaire et pasteur dudit Elincourt soussigné en présence des dessus nommés et de Richard et Antoine Crinon, Crespin Delebarre comme parents et amis à ce appelé et requis le jour, mois et an que dessus à savoir 1674.

 

Suivent les marques et signatures de François Renau, Magdeleine Soyez, Jean Renaut, Toussaint Crinon, Philippe Crinon, Jean Delebarre, Crespin Delebarre, Christophe Lengrand, Wasson (notaire).

 

Nous soussigné Toussaint et Philippe Crinon disons, assurons et pour vérité sous-signons que nous eu et reçu aux nom enfants de notre frère Nicolas Crinon décédé la somme cinq cent florins, monnaie coursable de notre pays et comté de Cambrésis, lesquels cinq cent florins nous avons reçu de François Renau à sa décharge et ensuit de ce qu'il était obligé en ce présent contrat de son mariage dont nous le tenons bonnement, purement et absolument quitte pour cette somme que nous la tenons pour être en son temps réduit et payé au profit de chacun des six enfants de feu Nicolas Crinon comme il est ainsi dit et mentionné en ce présent contrat de mariage dudit Renau. Il est ainsi en reconnaissance que dessus avons signé en présence de notre pasteur et notaire ici soussigné. Fait le 7 janvier 1675.

 

Suivent les signatures de Toussaint, Philippe Crinon, Wagon (notaire).

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