Formulaire de recherche

Contrat de mariage DEBUS Antoine – DELFORGE Antoinette Françoise : 23.08.1726 [2E26-220]

Du vingt trois d'août mil sept cent vingt six, comparurent personnellement Antoine Debus, ménager, fils de défunt André et d'encore vivante Marie Remberq, ses père et mère, demeurant au village de Flesquières, assisté de sa dite mère, de Pierre et Hubert Debus, ses oncles, Nicolas Mollet son bel oncle, Jean Sénéchal grand-oncle et Marie Jeanne Debus sa tante et de Felice Remberq aussi sa tante d'une part, Antoinette Françoise Delforge fille de François et Anne Digant, ses père et mère demeurant au village de Marcoing, assistée de ses dits père et mère, Nicolas Mallet et Guislain Cocqueau ses bons amis d'autre part, lesquels comparants dirent et reconnurent que comme ainsi soit qu'ils avaient consenti et projeté de parvenir au mariage entre eux pourparlé qui à la plus grande gloire de Dieu se doit faire et solenniser en face et sous la licence de notre mère la Sainte Eglise le plus tôt que faire se pourra, mais auparavant qu'il y ait aucun lien, promesse et engagement d'entre lesdits Antoine Debus et Antoinette Françoise Delforge, futurs époux, ils ont fait et ordonné les clauses et conditions matrimoniales suivantes.

Premièrement quant est des biens et portement de mariage dudit futur époux, ladite Marie Remberq sa mère, ici présente et comparante, a cédé et transporté comme elle cède et transporte audit futur époux acceptant, le droit de bail qu'elle a en six mencaudées de terres à la solle appartenantes à plusieurs particuliers, situées au terroir de Flesquières dont les abouts et tenants ne sont ici spécifiés, pour par les parties en avoir bonne connaissance, pour dudit droit de bail jouir et profiter par ledit futur époux et ayant cause du jour dudit mariage consommé, à charge de par ledit futur époux et ayant cause payer à l'acquit et décharge de sa dite mère tous les rendages et autres droits à quoi lesdites terres sont soumises, ayant promis ladite Marie Remberq de faire agréer incessamment ledit futur époux par les propriétaires des dites terres en la jouissance et occupation d'icelles. Et en cas que ladite Marie Remberq viendrait à se retirer des dits futurs époux, attendu qu'elle va vivre avec eux, iceux seront tenus de luis fournir par an pendant sa vie douze mencauds de blé et vingt florins pour elle vivre. Et a promis ladite Marie Remberq de conserver audit futur époux sa future successions tant mobilière qu'immobilière.

A l'instant ledit Pierre Debus oncle dudit futur époux a cédé et transporté comme il cède et transporte au même futur époux acceptant le droit de bail qu'il en quatorze mencaudées de terre à la solle appartenant à plusieurs particuliers situées audit terroir de Flesquières dont les abouts et tenants ne sont ici spécifiés pour par les futurs époux en avoir bonne connaissance, pour dudit droit de bail jouir par ledit futur époux et ayant cause à charge de par icelui futur époux et ayant cause payer à l'acquit et décharge de son dit oncle tous les rendages et autres droits à quoi lesdites terres sont soumises, ayant promis ledit Pierre Debus de faire agréer ledit futur époux par les propriétaires des dites terres en la jouissance et occupation d'icelles, avant ou après ledit mariage consommé. Mais comme ledit Pierre Debus a encore d'autres terres en occupation, il promet aussi que ledit futur époux en jouira sitôt son décès arrivé et non devant en cas de non séparation. Plus ledit Pierre Debus a promis de céder comme il cède audit futur époux acceptant tous ses meubles, effets mobiliers et pour tels réputés pour en jouir en toute propriété par icelui futur époux et ayant cause du jour dudit mariage consommé et à toujours et en considération des avantages faits audit futur époux par ledit Pierre Debus son oncle, icelui a promis et promet de nourrir et entretenir son dit oncle selon sa condition et faire en sorte qu'il ne lui manque rien tant en santé maladie qu'autrement, à charge et condition expresse que ledit futur époux paiera les obsèques, services et funérailles dudit Pierre Debus et qu'il paiera toutes les dettes contractées par ledit Pierre Debus son oncle jusqu'à ce jour, et arrivant que ledit Pierre Debus viendrait à ne point s'accommoder avec lesdits futurs époux, et qu'il voudrait se retirer d'eux en ce cas ils seront obligés comme ils s'obligent de labourer les terres de fond et censes qu'il se réserve et de lui charrier ses dépouilles et de les mettre dans une de leur grange, et de les labourer et cultiver et fumer. Plus il se réserve aussi audit cas un cheval et une vache pour sa commodité seulement et en cas de séparation il se réserve pour sa demeure une place de la maison des futurs époux avec l'aller et revenir dans les autres. Tout ledit portement estimé par les parties à cent florins monnaie de Flandre duquel ladite future épouse et ses assistants ont déclaré d'être bien contents et apaisés.

Et au regard du portement de mariage de ladite future épouse, lesdits François Delforge et Anne Digant, ses père et mère, ici présents et comparants, ladite Digant de son mari autorisée, ont promis et se sont obligés comme ils promettent et s'obligent solidairement de payer en faveur dudit mariage à ladite future épouse acceptante, la somme de cent florins monnaie de Flandre, sitôt ledit mariage consommé. Plus lesdits François Delforge et Anne Digant ont donné et donnent à ladite future épouse, acceptante, une demie mencaudée de terres labourables à prendre en deux mencaudées situées au terroir de Marcoing tenant à cinq mencaudées du sieur Fiefvet de Cambrai et au grand chemin de Cambrai à Peronne, pour de ladite demie mencaudée ainsi qu'elle se comporte jouir et profiter par ladite future épouse et ayant cause sitôt le décès de ses dits père et mère arrivé. Et en considération de l'avantage de ladite demie mencaudée fait à ladite future épouse, icelle a, du gré et consentement de son dit futur époux, renoncé et renonce au profit de ses frères et sœurs ce acceptant par les père et mère, à une demie mencaudée de terre en jardinage amazée de maison et autres édifices prises dans deux mencaudées de terre ou environ située au village de Marcoing, tenant au grand chemin qui mène de Cambrai à Péronne et aux dites cinq mencaudées du sieur Fiefvet, et ladite demie mencaudée donnée tenant aux deux mencaudées occupées par les héritiers d'Adrien Godefroi, pour de ladite duquel portement ledit futur époux et assistants ont déclaré pareillement d'être bien contents et apaisés.

Ayant été convenu et conditionné entre lesdits comparants que le survivant des dits futurs époux, avec enfants ou sans enfant, sera et demeurera paisible propriétaire de tous les biens meubles, effets mobiliers et pour tels réputés, à charge des dettes, obsèques, services et funérailles du prédécédé et jouira viagèrement des biens immeubles du prédécédé à quoi les parties ont consenti et ce nonobstant toutes coutumes rigueur de droit à ce contraire. A quoi lesdites parties ont renoncé comme condition spéciale du présent contrat de mariage, lequel autrement ne serait ensuivi. A l'accomplissement duquel contrat de mariage, les parties comparantes ont obligé leurs personnes et biens présents et à venir sur soixante sols tournoi de peine à donner & renonçant à toutes choses contraires et au besoin lesdites femmes au droit du sénat consulte Velleian et à l'authentique si qua mulier à elle expliqué. Ainsi fait et passé à Cambrai par devant les notaires royaux y résidents soussignés les jour et an susdit, approuvé les ratures.

Suivent les signatures de Antoine François Debus, Antoinette Françoise Delforge, Hubert Debus, Nicolas Mollet, Jean Senechal, Jean François Delforge, Guislain Coquiau, Nicolas Mallet.

Suivent les marques de Marie Remberq, Pierre Debus, Felice Remberq, Marie Jeanne Debus, Anne Digant

Hotel - This is a contributing Drupal Theme
Design by WeebPal.