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Contrat de mariage Antoine GOUBET et Marie Anne LACHEREZ : 29.03.1683 [2E26-12]

Comparurent en leur personne Françoise Solau veuve de feu François Goubet et avec elle Antoine Goubet son fils, assistée de Pierre Solau et Louis Quarre ses oncles, Philippe Daix son parent, et Jean Coupez son ami d'une part, et Vincent Lacherez veuf de feue Magne Tabary sa femme, et avec lui Marie Anne Lacherez sa fille, assisté de Pasquet Tilman, Antoine Jarde ses beau-frères, Guillaume et Pierre Daix son oncle et cousin d'autre part, tous demeurant à Flesquières, lesquels comparants qui reconnurent que pour traiter du mariage qu'au plaisir de Dieu et de la glorieuse Vierge Marie, se fera et passera en notre mère la sainte Eglise si elle y consente d'entre ledit Antoine Goubet et ladite Marie Anne Lacherez. Les parties dudit traité sont telles qu'il s'en suit.

Et premier, quant est du portement de mariage dudit Antoine Goubet, il en déclare d'avoir à lui appartenant la somme de cent et cinq florins, monnaie courante en Cambrai, telle que de quarante huit patars pour le patacon. Et quand au reste du portement dudit Goubet, ladite Marie Anne Lacherez, son père, parents et amis s'en sont tenus pour contents sans en faire autre déclaration.

Quant est du bien et portement de mariage de ladite Marie Anne Lacherez, son dit père lui donne, cède, quitte et transporte tout tel droit de bail et autres droits qu'il est et ce peut avoir à tous, huit mencaudées et demie de terres labourables en plusieurs pièces sises au terroir dudit Flesquières, tenu en cense de plusieurs maîtres. Savoir cinq mencaudées prises en sept mencaudées tenues de maître François Paul Cousteau, prêtre et chapelain de l'église métropolitaine de Cambrai, tenant à sept mencaudées de Vaucelle, à quatre mencaudées de St Julien et le reste qui est trois mencaudées et demie tenues de St Julien, tenant au chemin allant dudit Flesquières au bois de Havrincourt, au chemin dudit Flesquières allant à Trescaut, et à trois mencaudées d'une chapelle de St Géry en Cambrai, en tel état qu'elles sont présentement excepté que le 8 mars présent jour au profit dudit Vincent et au regard des advesties de la saison qu'elles sont sur lesdites terres, lesdits futurs mariants répartiront également à la garbe à l'encontre dudit Vincent Lacherez. Item, son dit père lui donne, cède et transporte pareillement le même droit de bail et autre droit qu'il a à trois mencaudées prises en six en une pièce audit terroir, tenues en cense du sieur Etienne Bleuse, pour en jouir seulement après la mort dudit Vincent Lacherez, tenant à trois mencaudées de Saint Agnès, d'autre côté à deux mencaudées et demie de ladite Ste Agnès et à trois mencaudées occupées par la veuve de Martin Deffroy, à condition que lesdits futurs mariants seront libres … lesdites trois mencaudées … pour les dépouilles à l'août seize cent quatre vingt et quatre pour remploi desdites cinq mencaudées premières déclarées que ledit Vincent en jouira de la moitié de la dépouille … an seize cent quatre vingt et quatre. Item son dit père lui donne d'entre vifs et irrévocable en forme et manière accoutumée, la juste moitié d'un jardin et héritage amazé de maison et autres édifices séant audit Flesquières où il fait présentement sa résidence et demeure tenant au jardin de Germain D'Herbecourt, au jardin de la veuve d'Amand Barbau en fond aux terres de … et à la rue qui y mène, à prendre ladite moitié du côté du jardin dudit Germain D'Herbecourt, aussi large sur la rue qu'en fond, pour en jouir par lesdits futurs mariants dès maintenant et à toujours. A condition que ledit donnant jouira de la maison et étable sa vie durant. Et si lesdits futurs mariants ne se trouvent pas bien avec ledit Vincent Lacherez ils seront libres de faire leur maison dans la grange jointement ladite maison, promettant d'en faire et passer les devoirs de loi requis et nécessaires quand requis en sera. Item son dit père la doit accommoder de lit, linceul, couverture, habillement et autres pièces de ménage selon son état et à la volonté et discrétion dudit Vincent.

Bien entendu que suivant la donation ci-dessus faite par ledit Vincent Lacherez aux dits futurs mariants, lesdits futurs futurs mariants et avec eux ledit Pierre Solau et ledit Louis Quarré leur plaise caution ont répondu solidairement, l'un pour l'autre, sans division ni dissension, insolidium, sont tenus et s'obligent de payer et satisfaire audit Vincent Lacherez la somme de cent et cinq florins, monnaie avant dite. Savoir trente cinq florins prestement et le reste à deux paiements égaux à la fête de Cambrai seize cent quatre vingt trois et quatre vingt quatre.

Ledit traité de ce présent mariage est fait en telle forme et condition que le dernier vivant desdits futurs demeurera en tous biens meubles aussi bien sans hoirs qu'avec hoirs de leurs deux chairs à charge de payer les dettes et funérailles du premier mourant. Tout lequel traité de ce présent mariage, devises, charges et conditions, lesdites parties comparant ont respectivement promis tenir, entretenir, le tout de point en point, sans y contrevenir et ce par les foi et serment de leurs corps sous l'obligation de leurs biens présents et futurs et sur soixante sols tournois de peine à donner et servir s'obligeant & renonçant &. Fait et passé audit Flesquières par devant le notaire soussigné le vingt neuvième jour du mois de mars en seize cent quatre vingt et trois en présence desdites parties, parents et amis servant de témoins.

Suivent les marques et signatures de Françoise Solau, Antoine Goubet, Vincent Lacherez, Pierre Solau, Marie Anne Lacherez, Louis Quarré et E.Dasin (notaire)

 

 

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