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Contrat de mariage Jean Baptiste PLANCQUE et Marie Catherine RICHART : 17-07-1690 [2E3-8972]

Comparurent en leurs personnes Jean Baptiste Plancques fils à marier de Mathieu demeurant cette vicomté d'Haubourdin, assisté et accompagné dudit Mathieu son père, marchand cordonnier, de Marie Deleporte sa mère et de Vincent Plancque son frère et de Jean Aubin marchand correur demeurant en la ville de Lille son cousin allié d'une part, Marie Catherine Richart aussi fille non mariée de Jean demeurant audit Haubourdin, assistée et accompagnée dudit Jean son père, marchand boucher, et d'Elisabeth Destaillieux sa mère demeurant au même lieu d'autre part. Lesquels comparants recommandent et déclarent traité de mariage être mené et pourparlé d'entre ledit Jean Baptiste Plancque et ladite Marie Catherine Richart, lequel au plaisir de Dieu, notre mère la Ste Eglise se fera et solennisera en la face d'icelle si elle y consente, mais auparavant y avoir aucun lien au présent mariage ont été dit et déclaré les ports et avancement desdits futurs mariants sous les clauses et conditions de retour que s'en suivent.

Prime quant au port de mariage dudit Jean Baptiste Plancque, futur mariant, lesdits Mathieu Plancque et Marie Deleporte ses père et mère ont promis donner en avancement dudit mariage à leur dit fils la somme de trois cent livres. Outre ce, le raccoutrer ainsi qu'ils en voudront avoir l'honneur et comme à son état appartient qui est le port entier dudit futur mariant.

Et quant au port de ladite Marie Catherine Richart, future mariante, ses dits père et mère ont promis donner à leur dite fille en avancement du présent mariage aussitôt icelui parfait et consommé, la somme de six cents livres et la raccoutrer pour la … de ses noces comme ils en voudront avoir l'honneur et comme à son état appartient qui est aussi le port de ladite future mariante et que les parties mariantes et assistantes au présent mariage ont déclaré s'en tenir pour content.

Et fut dit, conditionné et accordé qu'arrivant la dissolution dudit mariage par le pré-décès dudit futur mariant fut après qu'icelui ils y ont enfants vivants apparants à naître ou non, en chacun desdits cas icelle aura et remportera sur les plus clairs et apparants biens d'icelui son futur mariant, ladite somme de six cent livres tournois par elle portée au présent mariage et pour dont droit préfixe et amendement conventionnel la somme de deux cents livres tournois son droit de veuve coutumes tel que dispose la coutume de la châtellenie de Lille, tous ses habits, bagues et joyaux servant à ses chef et corps, outre ce toutes donation, succession et hoiries que lui pourraient succéder et échoir comptant le présent mariage seront sans charge de dettes, obsèques et funérailles de son dit futur mari, fors de celles dont lesdites successions et hoiries seraient venues charger ou si mieux semble ce icelle future mariante elle pourra se tenir à son droit de veuve tel que dispose la coutume de la châtellenie de Lille, pour ce quoi délibérer et faire choix, elle aura le temps de quarante jours du trépas de son dit futur mari venu à sa connaissance, durant lequel temps elle pourra avec sa famille demeurer en la maison mortuaire et vivre des biens y étant sans pour ce être tenue pour veuve … es biens et dettes de son dit futur mari.

Et si le cas contraire arrivant, et que ladite future mariante viendrait à terminer auparavant son dit futur mari sans du présent mariage y avoir enfant vivant, audit cas, icelui futur mariant sera obligé de rendre et restituer aux plus prochains parents d'icelle sa future femme la somme de quatre cent livres tournois une fois. Outre ce toute donation, succession et hoiries que lui seraient succédé durant leur conjonction, le tout sans charge de dettes, obsèques et funérailles d'icelle future mariante fors de celles dont lesdites successions et hoiries venues chargées moyennant quoi tous les biens de ladite maison mentionnée compteront et appartiendront propriétairement audit futur mariant. A été dit et conditionné que s'il arrivait qu'iceux futurs mariants viendraient durant leur conjonction à faire quelques acquisitions de telle nature condition ou situation elles soient, icelles seront communes entre eux et le survivant d'iceux futurs mariants en jouira de la moitié propriétairement et de l'autre moitié viagèrement pour après son trépas compter et appartenir aux parents du premier mourant desdits futurs mariants en payant pour iceux la moitié des dettes faites et contractées à raison desdites acquisitions. A été accordé par les pères et mères desdits futurs mariants que les enfants à naître du présent mariage tant mâles que femelles, viendront dans leurs successions et hoiries à représenter les chefs et têtes de leurs père ou mère terminés à l'encontre de leurs oncles et tantes survivant, nonobstant coutume au contraire. A quoi ils ont par exprès … et renoncer tout ce que dessus lesdits comparants, chacun en leur regard, ont promis tenir, entretenir, payer, fournir et garantir envers et contre tous sous l'obligation de leurs biens qu'ils ont pour ce soumis vers tous seigneur et justice renonçant à choses contraires. Ainsi fait et passé audit Haubourdin le dix sept juillet mil six cent quatre vingt dix par devant moi notaire royal soussigné résident en présence de Jean Baptiste Richart, fils de Jean tondeur de grande forge demeurant audit lieu et les autres parents assistants au présent mariage pris pour témoins.

Suivent les marques et signatures de Mathieu Plancq, Jean Baptiste Plancque, Marie Catherine Richart, Marie Delaporte, Jean Richart, Elisabeth Detaleur, Vincent Plancq, Jean Baptiste Richart, Jean Obin et Sauvage (notaire)

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