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Dispense de consanguinité Leduc-Ségard : 08.04.1752 [5G466]

L'an mil sept cent cinquante deux le huit du mois d'avril par devant nous official de Cambrai, commissaire apostolique délégué par notre St Père le pape Benoît XIV sont comparus Pierre François Leducq et Marie Françoise Ségard, tous deux de la paroisse de Cattenières, diocèse de Cambrai, lesquels nous ont représenté certain bref de mariage qu'ils ont affirmé d'avoir donné ordre d'obtenir en leur faveur en cour de Rome pour être dispensés de l'empêchement y énoncé lequel fut expédié à Rome le onze mars dernier requérant qu'il nous plaise procéder audit bref et déclarent leurs généalogies être ainsi qu'elles s'en suivent.

 

Généalogies

 

Jacques Philippe Ségard

Jean François Ségard

1

Marie Françoise Ségard

Marie Françoise Ségard

2

Pierre François Leducq

 

Olivier Leducq

Marie Leducq

1

François Leducq

Servais Bricout

2

Philippe Leducq

Marie Joseph Bricout

3

Pierre François Leducq

Marie Françoise Ségard

4

 

 

Lesquelles généalogies ainsi qu'elles sont ci-dessus transcrites tant les suppliants que les témoins ci-après soussignés ont affirmé véritables, y ont persisté et signé.

Ce nous acceptant avec respect la commission de notre St Père le Pape avons dit qu'il sera par nous présentement procédé à la vérification des faits contenus audit bref.

Ce fait et les impétrants retirés est comparu Jean François Ségard, père de l'impétrant, censier demeurant à Cattenières, âgé de cinquante quatre ans, lequel après serment par lui fait de dire vérité a dit de bien connaître les impétrants par être du diocèse de Cambrai, bons catholiques apostoliques et romains. Qu'ils sont tellement pauvres qu'ils ne vivent que du travail et industrie de leurs mains. Qu'ils sont parents ensemble au deuxième degré de consanguinité d'une part et du troisième au quatrième degré aussi de consanguinité selon les généalogies ci-dessus transcrites. Que ce nonobstant ils ont tenu une conduite si familière ensemble que le monde en a murmuré ce qui serait cause que l'impétrante demeurerait grièvement diffamée à marier et d'où pourraient naître grands scandales si ce mariage ici manquait. Qu'il n'y a point de scandale à craindre si on leur accorde la dispense au contraire c'est le seul moyen de réparer celui qui est arrivé et ce … à celui qui pourrait arriver dans les suites. Que pour ce l'impétrante n'a point été ravie, lecture à lui faite de sa déposition, a dit icelle contenir vérité, y a persisté et signé.

Philippe Joseph Guislain Ségard, étudiant en théologie de l'université de Douai, frère de l'impétrante, âgé de vingt et un ans, lequel après serment par lui fait de dire vérité, puis enquis sur les faits contenus en la déposition précédente les affirmés véritables, y a persisté et signé.

Pierre François Leducq, impétrant, censier, demeurant à Cattenières, âgé de vingt sept ans, lequel après serment par lui fait de dire vérité a dit que lui aussi bien que l'impétrante sont du diocèse de Cambrai, bons catholiques, vivant sous l'obéissance de Notre Mère la Ste Eglise Romaine, et qu'avec la grâce de Dieu, ils espèrent d'y persévérer jusqu'à la mort. Qu'ils sont tellement pauvres qu'ils ne vivent que du travail et industrie de leurs mains. Qu'ils sont parents ensemble au deuxième de gré de consanguinité d'une part, et du troisième au quatrième degré aussi de consanguinité selon les généalogies ci-dessus transcrites. Que ce nonobstant ils ont tenu une conduite si familière ensemble qu'on les a soupçonné, quoique faussement, de mauvais commerce, ce qui serait cause qu l'impétrante demeurerait grièvement diffamée à marier et d'où pourrait naître grands scandales si ce mariage ici manquait. Que ça n'a point été pour avoir plus facilement la dispense qu'ils ont commis cette faute, qu'ils sont maris de l'avoir commis, promettent de ne la plus commettre à l'avenir ni de l'avoir donné conseil, aide, faveur ou assistance à qui que ce soir de la commettre et promettent d'accomplir la pénitence qui pour ce leur sera imposée. Qu'il n'y a point de scandale à craindre si on leur accorde la dispense. Que pour ce l'impétrante n'a point été ravie, lecture à lui faite de sa déposition à dit icelle contenir vérité, y a persisté et signé.

Marie Françoise Ségard, impétrante, demeurant à Cattenières, âgée de vingt trois ans, laquelle après serment par elle fait de dire vérité, puis enquise sur les faits constatés en la déposition précédente les a affirmé véritables, y a persisté et signé.

Fait à Cambrai les jour, mois et an que dessus.
Suit la signature de Mutte, official de Cambrai.

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