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Contrat de mariage entre Antoine Joseph QUENNESSON et Marie Victoire GOUBET : 10.06.1780 [2E26-269]

Par devant le notaire royal résident à Prémont en Cambrai soussigné en présence des témoins ci-après nommés furent présents Antoine Joseph Quennesson, cabaretier, fils majeur à marier de défunt Antoine Quennesson, vivant mulquinier, et d'encore vivante Marie Anne Tonnelier, absente à cause d'incommodité, accompagné de Charles Farez, tisserand, son ami, demeurant au village de Caullery en Cambrésis d'une part. Marie Victoire Boubez, fille aussi à marier de défunts Etienne Boubez, vivant jardinier, et de Marie Anne Crespin, accompagnée de Joseph Leclercq, ancien mulquinier, son grand-oncle, et d'Anne Joseph Vallez sa femme, demeurant au village d'Haucourt en Cambrésis d'autre part. Lesquels pour accomplir le mariage projeté entre ledit Antoine Joseph Quennesson et ladite Marie Victoire et qui se doit solenniser en face de notre mère la Sainte Eglise sont convenus des clauses matrimoniales suivantes.

Premièrement quant au port de mariage du futur époux, icelui a déclaré qu'il lui appartient de la succession de son feu père la propriété et usufruit d'un jardin amazé sis audit Caullery dont une grande partie en labour, de nature fief relevant de la seigneurie dudit Caullery, se consistant en trois mencaudées tenant de lisière au jardin amazé de Joseph Bourlet, d'autre aux terres labourables du chapitre métropolitain de Cambrai occupées par la veuve de Pierre Henri Mairesse, d'un bout à la rue qui conduit de Ligny à Elincourt, et d'autre à un jardin de ladite veuve de Pierre Henri Mairesse mulquinier. Item un autre fief sis audit Caullery, amazé, relevant dudit chapitre contenant une rasière et plus, tenant de lisière à un jardin dudit chapitre, d'autre à un bosquet de Théodore Leducq, et d'un bout aux terres labourables dudit chapitre occupées par ladite veuve Mairesse. Au surplus, la future épouse prend son futur mari avec ses autres droits.

Et venant au portement de la future épouse, lesdits Joseph Leclercq et Anne Joseph Vallez sa femme, icelle de son mari dûment autorisée à l'effet des présentes, donnant par donation d'entre vifs irrévocable au profit de la future épouse la propriété d'une fief amazé présentement jardinage sis audit Haucourt relevant de la seigneurie dudit lieu, contenant cinq boitellées tenant d'un sens à la rue appelée le chemin de Fontaine, d'autre aux terres labourables du seigneur, d'autre à l'héritage amazé de Druon Happe, et d'autre aux héritiers d'Antoine Lefevre, et de l'usufruit après le décès du dernier vivant desdits donateurs qu'ils réservent expressément de profiter jusque lors, et être lors du décès dudit dernier vivant, ledit usufruit remis à la propriété au profit de la future épouse. Donnant de plus à cette dernière, acceptant, aussi par donation d'entre vifs irrévocable, la propriété et usufruit d'une demie mencaudée de terre labourable à prendre dans deux mencaudées et demie situées au terroir d'Haucourt, de nature fief relevant de ladite seigneurie d'Haucourt, tenant le total desdites deux mencaudées et demie d'un bout à une piedsante qui conduit à Fontaine, d'autre au chemin de Mennevrez, de lisière aux terres du seigneur et d'autre à Madame de Caullery du Cateau, à prendre ladite demie mencaudée … du côté au chemin de Mennevrez peu usité à présent, à charge d'obtenir à cet effet tout éclipsement. Les frais duquel et tous autres en dépendant et occasionnés pour ledit éclipsement seront à la charge de la future épouse, y compris les deux reliefs à faire ensuite dudit éclipsement. Lesquels avantages faits à la future épouse ci-dessus, sous condition qu'icelle ne répète aucune chose envers lesdits Leclercq et sa femme, pour tous loyers à service qu'elle leur a rendu jusqu'à présent depuis son bas âge qu'elle reste avec eux et se déchargent mutuelllement de toutes actions qu'ils auraient pu former l'un envers l'autre, en étant pleinement satisfaits, remplis et payés ce par eux acceptant respectivement.

Convenu et auditionné que le survivant des futurs conjoints, tant avec que sans enfant de leur conjonction sera et demeurera seul paisible possesseur propriétaire et donataire de tous les biens meubles, effets mobiliaires, noms, raisons, actions et pour tels réputés de leur communauté, à charge des dettes, obsèques, services et funérailles du prémourant et viager respectivement tant avec que sans enfant de tous leurs biens de fonds tant échus qu'à écheoir de telle nature qu'ils soient et qu'ils puissent être situés que délaissera le premier décédé, s'en faisant à cet effet les futurs époux desdits biens de fonds donation d'usufruit générale et réciproque l'un à l'autre et au survivant d'eux deux, ce acceptant par ledit survivant. Pour plus grande validité de quoi et des donations faites à la future épouse en son portement se feront au besoin et à toutes réquisitions tous actes judiciares, et au frais des futurs mariants, le tout comme condition très expresse et font l'exécution entière du contenu des présentes le présent mariage n'aurait eu lieu.

Sera libre néanmoins le futur époux d'accorder seul et sans le consentement de sa future épouse, ainsi qu'il déclare même de faire par les présentes au profit de sa mère la jouissance la vie durant de cette dernière à commencer à présent du corps de logis du deuxième fief rappelé à son port de mariage ainsi que six pintes à prendre dans ledit fief joignant le corps de logis. Dans laquelle jouissance est cependant exceptée la grange que le futur époux se propose de faire démolir et transporter où il jugera à propos et quand il lui plaira avec promesse par les futurs époux de faire valoir ladite jouissance et d'en passer au besoin actes judiciaires, ce acceptant au nom de ladite mère par ledit Charles Farez pour laquelle il se porte fort et par qui il fera faire toutes acceptations.

A l'accomplissement de tout quoi, les parties ont obligé leurs personnes et biens présents et à venir sur soixante sols tournois de peine & renonçant à choses contraires. Ainsi fait et passé audit Haucourt le dix du mois de juin mil sept cent quatre vingt en présence de Jacques Legrand, ménager, et de Théodore Happe aussi ménager, tous deux demeurant audit Haucourt, témoins à ce appelés et après lecture ont les comparants fait leur marque, déclarant ne savoir signer de ce enquis sauf l'oncle de ladite future épouse et ledit Charles Farez qui sont signé avec lesdits témoins et notaire.

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