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Vente de Marie et Jeanne Lefebvre à Nicolas Lefebvre et Phillis Guillebaut : 00.10.1575 [E2465/13]

Pour le ferme

Lettre d'achat pour Nicolas Lefebvre et Phyllis(?) Guillebaut sa femme

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Ernould Bricout à ce jour mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la ville, terre et seigneurie de Cattenières et en la présence des échevins d'icelle seigneurie ci-après nommés, vinrent et comparurent en leur personne Michel Guillebaut et Jeanne Lefebvre sa femme conjointement et Marie Lefebvre veuve de feu Rasse Couvy, tous demeurant audit Cattenières, icelle Marie Lefebvre se portant fort de Jean Couvy son fils qu'elle a eu avec feu Rasse Couvy promirent lesdits comparants pour réaliser ce qui s'en suit et le besoin est et quand ce qu'elle en fera. Lesquels comparants de leur bon gré et certaine volonté, sans contrainte, même ladite femme quant à de ce son dit mari suffisamment autorisée, dirent, reconnurent et confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité, évident apparant pieux marché éviter et meilleur faire, parmi et moyennant certaine récompense à eux faite ce jourd'hui par Nicolas Lefebvre leur père et Phyllis Guillebaut leur belle-mère assignent audit Michel Guillebaut et sa femme d'une mencaudée de terre labourable amazée de maison manable séante audit Cattenières tenant à trois mencaudées de Paul Lefebvre, au chemin de la Morelle, et à quatre mencaudées qui furent à Paul Lefebvre susnommé de présent à Bernard Pilliez son beau-fils, tenue à rente de Madame Dacambronne. Et ladite Marie Lefebvre de la juste moitié d'un jardin à prendre contre ledit Jean Couvy son fils, séant audit Cattenières tenant au jardin de Martin Bricout, au jardin de Jacques Bricout et à la grande rue qui mène au chemin de la Morelle. Adhéritance iceux comparants de leur bon gré comme dessus mirent, werpirent et rapportèrent en la main dudit mayeur comme main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins, en forme de vendage bien suffisamment et à loi, la juste moitié d'un certain jardin et héritage contenant deux mencaudées de terre ou environ, duquel ledit Nicolas est … audit Cattenières tenant à cinq mencaudées de Fontenelle, à deux boitellées de Flines de bout et audit chemin de la Morelle … d'une boitellée …. de Cattenières à prendre contre Martine Guillebaut fille dudit Michel tenant au long des dites deux boitellées de Flines et au bout du courtil de Hubert Canonne. Ainsi que ladite moitié de jardin et de ladite boitellée de terre se comportent et extendent en toutes parts, sans appendice et appartenance quelconques, sans rien excepter, retenir ni mettre hors.

Et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce à toujours pour ledit Nicolas Lefebvre et sa dite femmme en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Et si leur promirent et dirent en commun léamment lesdits vendeurs à conduire et garantir ce présent vendage envers et contre tout de tous troubles et empêchement quelconques jusqu'aux dires des juges et à la coutume du lieu et du pays et du comté de Cambrésis à la charge de telles rentes et redevances anciennes que lesdites moitiés de jardin et boitellée de terre peuvent devoir chaque an, tant seulement et sans nuls autres empêchements. Si comme lesdits werpissants jurèrent et affirmèrent par leur serment sollennelement selon ladite coutume. Et puis desdites moitiés de jardin et héritage et de ladite boitellée de terre furent ledit Nicolas Lefebvre et ladite Phyllis Guillebaut sa femme, acheteurs à leur requête, par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice et présents lesdits échevins, adhérités et mis en bonne possession et saisine bien suffisamment et à loi pour par eux en jouir, user et posséder tout le cours de leurs vies durant et pour après leurs deux décès advenus et non devant être retourné, compter et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et pourront avoir procréés de leurs deux en chairs en ce présent mariage à répartir entre iceux enfants également autant à l'un comme à l'autre, sans autrui y partir autant toutefois par autre manière eux deux conjointement ensemble n'en feront ordonneront ou disposeront. Dont et de quoi faire ils ont retenu la faculté et puissance tant qu'ils vivront. Et s'il n'y avait nul enfant vivant d'eux deux après leurs décès lesdites moitié de jardin et boitellée retourner et appartenir au plus prochain hoir du côté dudit Nicolas Lefebvre et non à autres. Car ainsi voulu être tout, lesdits conjoints nonobstant droit, us et coutume. Et furent en toutes les choses dessus dites et chacunes d'icelles successivement et par ordre fait tout conjurement et jugement tout droit pris et toutes autres sollennités nécessaires pertinentes entièrement faites et accomplies, bien et dûment selon les us et coutume sauf tout droit à ce faire fait, présents et spécialement appelés le dessus nommé mayeur Ernould Bricout et les échevins de ladite ville et seigneurie de Cattenières, Jean Oblen, Antoine Leprêtre, Andrieu Lequien et Benoit Desourmaire. Ce fut fait et passé en ladite seigneurie le … jour du mois d'octobre de l'an de grâce quinze cent soixante quinze.

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