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Vente de Michel Leroux et Magdeleine Carlier à Arnould Bricout et Agathe Solrin : 20.01.1569 [E2465/13]

Lettre d'achat de deux mencaudées et demie de terres labourables prises en cinq fait par Arnould Bricout et sa femme de Michel Leroux et Magdeleine Carlier sa femme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable et sage Jean Lobben à ce jour mayeur pour une fois commis et établi de et en toute terre et seigneurie de Cattenières et en la présence des échevins d'icelle seigneurie ci-après nommés, vinrent et comparurent en leurs personnes Michel Leoux et demoiselle Magdeleine Carlier sa femme conjoints demeurant en la ville, cité et doyenneté de Cambrai, lesquels de leur bon gré, pure franche et libérale volonté …. , sans aucune contrainte, moyennant ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent reconnurent et confessèrent que pour leur profit et utilité, évident apparant pieux marché que celui présent éviter et que meilleur, parmi et moyennant certain juste prix et léal vendage dont et duquel juste prix et leal vendage ils s'en sont tenus et tiennent pour contents et bien payés et ils ont juré par ce présent … tous ceux et celles à qui il appartient à toujours. Ils avaient et ont vendu bien justement léamment et sans fraude perpétuellement et à toujours à Ernould Bricout et Agathe Solrin sa femme, conjoints laboureur demeurant audit Cattenières qui pareillement …… avoir acquis et acheté iceux pour eux et leurs hoirs jouir, user et posséder toutes lesdites deux mencaudées et demie de terre labourable prises en cinq mencaudées indivises à l'encontre des dits acheteurs auxquels le surplus appartient tenant d'une part à trois mencaudées de Jean Oudart, d'autre part à trois boitellées de l'église dudit Cattenières et à quatre mencaudées de l'église de La Madeleine en Cambrai. Ainsi que lesdites deux mencaudées et demi se comportent et extendent en toutes leurs appendances et appartenances quelconques sans rien y excepter retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable et être tenu ferme et stable, sortir son plein et entier effet perpétuellement et à toujours, lesdits conjoints vendeurs, de leur bon gré, ladite femme de l'autorité que dessus, mirent, werpirent et rapportèrent en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice et présents lesdits échevins bien et suffisamment à loi toutes lesdites deux mencaudées et demi dessus vendues comme dessus déclarées. Et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce, à toujours, pour en adhériter et mettre en bonne possession et saisine lesdits Arnould Bricout et sa dite femme. Et puis leur promirent et dirent en commun léamment lesdits vendeurs à conduire et paisiblement garantir ce présent vendage envers et contre tous de tout trouble et empêchement quelconque ainsi que léaux vendeurs sont tenus garantir et faire pour léaux acheteurs, aux charges des servitudes et redevances anciennes que lesdites deux mencaudées et demi de terre vendues doivent et peuvent devoir tant seulement et sans nuls autres empêchements. Si comme lesdits vendeux jurèrent et affirmèrent par leur serment solennellement. Et puis lesdits Arnould Bricout et sa dite femme, acheteurs à leur requête, furent et ont été par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice en présence par conjurement desdits échevins, de toutes lesdites deux mencaudées et demi de terre ci dessus déclarées, ont été adhérités, vêtus et mis en bonne possession et saisine pour par eux et chacun d'eux en jouir, user et posséder le cours de leurs deux vies durant et pour après leur deux décès et trépas advenus et non devant retourner, compter et appartenir à Antoinette Leduc fille de Blaise Leduc et Catherine Bricout sinon ladite Antoinette Leduc,  … s'il arrivait que par mort sans hoir de sa chair, appartenir à Sainte Leduc sœur germaine à ladite Antoinette. En tant toutefois que par autre manière lesdits conjoints acheteurs eux deux conjointement ensemble n'en feraient ordonneraient ou disposeraient. Tout et de quoi la chose faite, ils ont en eux retenus et retiennent l'autorité et puissance tant qu'ils vivront. Et furent en toutes les choses dessus dites et chacune d'icelle respectivement et par ordre pris tout conjurement et jugement, tous droits seigneuriaux et étant tous pour ce vendage satisfaits et payés et toutes autres solennités en tel cas lesquelles choses et accomplissement entièrement faits, tenus, gardés et observés et accomplis selon la coutume du lieu et du pays et comté de Cambrésis .. Furent présent et spécialement appelés et commis à savoir comme mayeur de ladite ville et seigneurie de Cattenières pour cette fois établi le dessus nommé Jean Loblen et comme échevins Nicolas Lefebvre, Maximilien Quit et Antoine Leprêtre. Ce fut fait et passé audit Cattenières le vingtième jour du mois de janvier quinze cent soixante et neuf.

 

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