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Vente de Simon Berenger et Marie Dealttre à Jean Oudart : 20.03.1563 [E2465/13]

La contrepartie de ce chirographe est reposant au ferme de messieurs les mayeur et échevins de Cattenières concernant un tiers de dix mencaudées de terre qui sont achetés à Simon Berenger et Marie Delattre sa femme à prendre et avoir indivisement en trois pièces de terre comme la lettre le devise dont et ayant le tiers de Grégoire Delattre frère de Marie Delattre comme il paraît par la lettre.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Arnould Bricout à ce jour mayeur suffisamment commis et établi en toute la terre, juridiction et seigneurie de Cattenières et en la présence des échevins de ladite seigneurie ci-après nommés, vinrent et comparurent en leurs personnes Simon Berenger et Marie Delattre sa femme, conjoints demeurant en la ville de Cambrai, lesquels de leur bon gré, pure franche et libérale volonté, …, sans aucune contrainte, induction ou séduction, mêmement ladite femme quant à ce faire qui est de son dit mari suffisamment autorisée, dirent, reconnurent et confessèrent que pour leur profit et utilité, évident apparant pieux marché que celui présent éviter et meilleur faire, parmi et moyennant certain juste prix et loyal vendage dont et duquel prix ils s'en étaient et tiennent pour suffisamment contents et bien payés ayant quitté et quittent tous ceux à qui il appartient, lesdits comparants avaient et ont vendu bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, à Jean Oudart, marchand demeurant audit Cambrai, acheteur acceptant la troisième partie de tel autre droit que lesdits vendeurs par avant ce présent vendage … à eux acceptant à prendre tant à l'encontre dudit Jean Oudart à qui un autre tiers lui en appartenant par achat qu'il en a fait à Grégoire Delattre et sa femme comme de Clarette Delattre à qui l'autre tiers appartient, en dix mencaudées de terre ahénable séantes et assises en trois pièces au terroir dudit Cattenières. Si comme cinq mencaudées tenant au chemin qui mène de Cattenières à Haucourt, à sept boitellées de l'abbaye de Fontenelle, à quatre mencaudées de Monsieur Dacambronne, à sept mencaudées de l'église Notre Dame de Cambrai. Item quatre mencaudées tenant au chemin d'Estourmel à Fontaine au Pire, à sept boitellées de Nicolas Desailly et à quatre mencaudées de l'abbaye de Fontenelle. Item encore une mencaudée tenant de deux sens à neuf mencaudées de l'abbaye de Saint Sépulchre, et à une mencaudée de St Julien. Ainsi que ladite troisième partie desdites dix mencaudées de terre à prendre indivisement comme dessus est dit se comporte et extend sans y rien réserver,n retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable et sortir son plein et entier effet perpétuellement et à toujours lesdits vendeurs de leur bon gré comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent es main dudit mayeur comme es main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, ladite troisième partie desdites dix mencaudées de terre dessus entièrement déclarées, et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois seconde et tierce pour ledit Jean Oudart, acheteur, en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Et si lui promirent et eurent en commun lesdits vendeurs léamment et paisiblement conduire et garantir icelle présente vente jusqu'aux dires des juges et à la coutume dudit lieu et du pays et comté de Cambrésis à la charge de la troisième partie de tant et telles rentes anciennes que lesdites dix mencaudées de terre doivent et peuvent devoir tant seulement et sans nuls autres empêchements. Si comme lesdits vendeurs jurèrent et affirmèrent par leur serment personnellement selon ladite coutume. Et puis de ladite troisième partie desdites dix mencaudées de terre dessus entièrement déclarées a et a été ledit Jean Oudart acheteur à sa requête par les mains dudit mayeur comme par mains de seigneur et de justice et présents lesdits échevins adhérité et mis en bonne possession et saisine bien et suffisamment et à loi pour par lui en jouir, user et posséder, faire ordonner comme de ses bonnes terres et léal acquet au us et coutume dudit lieu et dudit pays. Et furent en toute les choses dessus faites au conjurement et jugement tous droits payés et toutes solennités et droit. A ce faire furent requis et spécialement appelés ledit mayeur dudit Cattenières le dessus nommé Arnould Bricout et comme échevins Nicolas Lefebvre, Maximilien Quit et Paul Lefebvre. Ce fut fait et passé audit Cattenières le vingtième jour de mars quinze cent et soixante trois.

 

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