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Vente de Bertrand Rozel et Jeanne Martin à Jean Oudart : 02.04.1559 [E2465/13]

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Arnould Bricout à ce jour mayeur de la juridiction et seigneurie que messeigneurs du chapitre de Cambrai ont en la ville et terroir de Cattenières suffisamment commis et établi et en la présence de Jean Henne, Nicolas Lefebvre et Pierre Lamouret, échevins de ladite seigneurie à ce faire que s'en suit spécialement requis et appelés, vinrent et comparurent personnellement honnêtes personnes Bertrand Rozel et demoiselle Jeanne Martin sa femme, conjoints demeurant en la cité de Cambrai, lesquels de leur bon gré pure, franche et libérale volonté, de leur vraie et certaine science, sans aucune induction ni contrainte, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment autorisée, dirent, reconnurent et confessèrent que pour leur profit et utilité, évidemment apparant pieux marché que celui présent éviter et que meilleur faire, parmi et moyennant certain, juste prix et léal vendage dont et duquel juste prix et léal vendage ensemble les vendeurs s'étaient et sont tenus pour suffisamment contents et bien payés à toujours. Iceux comparants avaient et ont vendu bien justement et léamment et sans fraude perpétuellement à honnête personne Jean Oudart, marchand demeurant audit Cambrai, deux mencaudées et demie de terre labourable que lesdits vendeurs avaient par avant ce vendage séant en une pièce en la vallée du Cateau dudit Cattenières tenant à cinq boitellées des hoirs de Jacques De Hertain seigneur d'Awoingt, aux terres de la cense de Boitrancourt et à deux mencaudées de Catherine Bricout veuve de Nicaise Pillois. Ainsi que lesdites deux mencaudées et demie de terre se comportent et extendent en toutes les dépendances et appendances quelconques sans réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable être tenu ferme et stable, sortir son plein et entier effet, perpétuellement, lesdits Bertand Rozel et sa femme, vendeurs de leur bon gré, ladite femme autorisée que dessus, mirent, werpirent et rapportèrent en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins dessus nommés, bien suffisamment et à loi, lesdites deux mencaudées et demie et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois seconde et tierce perpétuellement et à toujours pour ledit Jean Oudart adhériter et mettre en bonne possession et saisine comme de ses bonnes terres. Et si lui promirent et eurent en commun léamment lesdits vendeurs conduire et garantir paisiblement ce présent vendage à l'encontre de tous ainsi que léaux vendeurs sont tenus garantir et faire pour léal acheteur jusqu'à la loi du lieu et aux dires des juges à la charge du dixième tant seulement et sans nul autre empêchement. Si comme lesdits vendeurs promirent solennellement. Et puis des deux mencaudées et demie vendues dessus déclarées entièrement, ledit Jean Oudart, acheteur à sa requête, par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins fut adhérité, vêtu et mis en bonne possession et saisine bien suffisamment et à loi, pour lui ses hoirs et ayant cause jouir, user et posséder comme de ses bonnes terres et léal acquet à toujours aux us et coutume du lieu, pays et comté de Cambrésis. Et furent en toutes lesdites choses dessus dites et achat d'icelles successivement et par ordre fait tous conjurement et jugement tous droits seigneuriaux et autres … satisfaits et payés et toutes les solennités en tel cas requises et nécessaires entièrement faites tenues, gardées, observées et accomplies selon la coutume du lieu pays et comté de Cambrésis et sauf tous droits à ce faire et passé furent présents et spécialement appelés les mayeur et échevins dessus nommés. Ce fut fait et passé en ladite seigneurie de Cattenières le deuxième jour du mois d'avril en quinze cent cinquante neuf.  

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