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Succession de Nicolas Hutin et Adrienne De Montay : 26.10.1607 [E2465/13]

Gros de parchon à Philippe Hutin et Jeanne De Saint Aubert sa femme demeurant à Estourmel en Cambrésis. Parti pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir qu'au clain et requête faits par honnêtes personnes Philippe Hutin et Jeanne De Saint Aubert, sa femme, conjoints demeurant à Estourmel en Cambrésis et au conjurement de moi Arnould Bricout à ce jour mayeur suffisamment commis, institué et établi de et en toute la ville, terre, juridiction et seigneurie de Cattenières audit Cambrésis, Benoit Desourmaire et Jean Cauchon, ont dit et recordé pour vérité qu'ils sont bien mémoratifs et souvenables qu'en l'an mille cinq cent quatre vingt dix huit au mois de janvier du premier jour, ne sait autrement souvenable, que par devant nous, échevins recordants lors dudit Cattenières et que mayeur Jean Bricout défunt et comme échevins que nous recordants Julien Lesage et Jacques Hutin lesquels sont présents et vivant citoyens en droit, ont et recordent autant nous recordant où comparurent en leurs propres personnes Philippe Hutin non lié par mariage, âgé de dix huit ou dix neuf ans environ, hors de toute tutelle ou curatelle, Martin Hutin et Jeanne Tuboise sa femme conjoints, Andrieu Félix et Jacqueline Hutin sa femme conjoints, et tous deux demeurant audit Cattenières, lesquels tous comparants de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leur certaine et vraie science, sans aucune contrainte, induction ni séduction, mêmement lesdites femmes quant à ce de leur dit mari suffisamment et agréablement autorisées, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité, évidemment apparant pieux marché éviter que meilleur faire, et afin d'éviter noises, querelles, procès et dissensions tant pour eux ensemble que pour leurs successeurs et ayant causes, iceux comparants dessus nommés ont fait parchons et décisions d'ensemble du gré et consentement l'un de l'autre, de tous leur biens patrimoniaux, immeubles à eux appartenant et échus par la mort et trépas de feu Nicolas Hutin et d'Adrienne De Montay, père et mère desdits Hutin dessus nommés ainsi que sera icelui déclaré.

Item pour la part dudit Martin Hutin est d'un jardin et héritage amazé contenant une mencaudée de terre séant audit Cattenières tenant à la rue allant en Cambrai nommée anciennement l'orde rue, d'autre part tenant au prez de messieurs du chapitre de Notre Dame en Cambrai, tenant au prez de messieurs de Saint Sépulchre audit Cambrai, et au jardin dudit Philippe Hutin. Item sept boitellées de terre ahennable en deux pièces sur le terroir dudit Cattenières, à savoir trois boitellées et demie que ledit Martin et sa dite femme ont vendu à Adrien Bernard demeurant en Cambrai, tenant au chemin des pélerins, à trois boitellées et demie dudit Adrien Bernard et à sept boitellées de l'église dudit Cattenières. Item trois boitellées et demie pour la seconde pièce tenant à trois boitellées et demie de Martin Hutin qu'il a eu par achat de Hubert Oblen, à quatre mencaudées des hoirs d'Arnould Bricout et à sept boitellées de l'abbaye de Fontenelle. A condition que ledit Martin sera tenu rendre à sa mère pour une fois seulement la somme de quarante florins carolus.

Idem pour la part dudit Adrien Félix est d'une rasière de terre sur ledit terroir de Cattenières tenant à trois mencaudées des hoirs de Jean Oudart, à deux mencaudées et demie qui furent à Guy Roselle et à neuf mencaudées de l'abbaye de Flines. Aussi à condition qu'Adrienne De Montay sa belle-mère lui baille en retour la somme de vingt florins carolus.

Item pour la part dudit Philippe Hutin est d'un jardin et héritage à présent amazé contenant les deux tiers d'une mencaudée de terre prise à l'encontre d'Etienne Guillebaut, tenant au jardin de Martin Hutin, au prez de messieurs du chapitre, à ladite orde rue. Item trois boitellées de terres ahennables tenant à neuf boitellées des hoirs de Nicolas et Marie Leprêtre, à cinq mencaudées du chapitre de Notre Dame, à quinze mencaudées de monsieur Dalus et à trois mencaudées des hoirs de Jean Bricout. Ainsi que lesdites parchons et divisions dessus déclarées qu'elles se comportent et extendent sans rien y excepter, retenir ni mettre hors.

Lesquelles parchons et divisions conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable et à toujours lesdits comparants parchonneurs de leur bon gré comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins recordants bien suffisamment et à loi de toutes lesdites parchons dessus déclarées s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois seconde et tierce et à toujours pour iceux parchonneurs de chacune de sa dite part en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Et si promirent et eurent en commun léamment lesdits parchonneurs et chacun d'eux à conduire et garantir paisiblement ces présentes parchons et divisions, contre et envers tous de tout trouble et empêchement quelconque jusqu'aux dires des juges et à la coutume du lieu et du pays et comté de Cambrésis à la charge des rentes et redevances anciennes que les parts d'un chacun d'eux doit et peut devoir en tant seulement et sans nulle autre opposition. Si comme lesdits conjoints parchonneurs jurèrent et affirmèrent par leur serment solennellement selon ladite coutume de Cambrésis. Et puis de toutes lesdits parchons et divisions dessus déclarées furent lesdits parchonneurs de chacun de sa dite part à leur prières et requêtes par la main dudit mayeur défunt comme par main de seigneur et de justice présents lesdits échevins recordants bien suffisamment et à loi adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux leurs hoirs successeurs et ayant causes en jouir, user et posséder de leur propre et léal héritage perpétuellement et à toujours aux us et coutumes dudit lieu pays et comté de Cambrésis. Et sauf tous droits et tout ce que dessus est, lesdits recordants en ont dit et recordé à la vérité tant pour eux que pour leur père et compagnon défunt rendu leur … à Denys Desourmaire, Jacques Gransart et Olicvier Bricout à présent échevins dudit Cattenières … mémoratifs au clain et requête et conjurement que dessus. Ce fut fait et rendu audit Cattenières le vingt-sizième jour du mois d'octobre l'an de grâce Notre Seigneur mille six cent et sept.

 

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