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Vente de Jean Lenglet et Jeanne de Heuchin à Marie Paul : 27.11.1604 [E2465/13]

Lettre d'acquet appartenant à Marie Paul demeurant à Cattenières en Cambrésis. Pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir qu'au clain et requête fait par honnête femme Marie Paul veuve de feu Louis de Caullery, demeurant en Cambrai et au conjurement de moi Arnould Bricout, à ce jour mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la ville, terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis, et en la présence des échevins d'icelle ville, terre et seigneurie ci-après nommés, vinrent et comparurent en leurs propres personnes Benoit Desourmaire, Jacques Hutin et Blaise Leduc ont dit et recordé pour vérité qu'ils sont bien mémoratifs et souvenables qu'en l'an mil cinq cent quatre vingt quatorze au propre mois ni au jour ne sont bonnement mémoratifs que par devant nous les échevins recordants et comme mayeur Jean Bricout …. autant comme nous recordant comparurent en leurs propres personnes Jean Lenglet et Jeanne De Heuchin sa femme conjoints demeurant audit Cattenières, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leur certaine et vraie science, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent pour leur plus grand profit et utilité, évidemment apparant pieux marché éviter et meilleur faire, moyennant certain juste prix et léal vendage pour que et duquel prix et vendage ils s'étaient tenus et tiennent pour contents et bien payés ils avaient et ont vendu bien justement léamment et sans fraude perpétuellement et à toujours à ladite Marie Paul, présente et acceptante, en sa viduité, un jardin, lieu pourpris et héritage contenant trois boitellées de terre environ séant audit Cattenières à prendre contre Etienne Guillebaut tenant au jardin des hoirs de Nicolas Hutin, de deboult au jardin et pré d'Arnould Bricout et tenant à la rue et warescaix allant à Cambrai nommé l'orde rue. Ainsi que ledit jardin et héritage dessus déclaré qu'il se comporte et extend sans rien y réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins recordants bien suffisamment et à loi de tout ledit jardin, lieu pourpris et héritage dessus déclaré et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce, perpétuellement et à toujours, pour ladite Marie Paul en adhériter, mettre en bonne possession et saisine. Et si promirent et eurent en commun léamment lesdits vendeurs et chacun d'eux à conduire et garantir paisiblement ce présent vendage contre et envers tous de tout trouble et empêchement quelconque jusqu'aux dires des juges et à la coutume du lieu, du pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes et redevances anciennes que ledit jardin et héritage dessus déclaré doit et peut devoir chacun an tant seulement et sans nuls autres empêchements. Si comme lesdits vendeurs jurèrent et affirmèrent par leur serment solennellement selon ladite coutume dudit lieu, pays et comté de Cambrésis. Et puis tout ledit jardin et héritage, lieu pourpris et héritage dessus déclaré fut ladite Marie Paul, acheteresse à sa prière et requête, par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice présents lesdits échevins recordants bien suffisamment et à loi, adhéritée et mise en bonne possession et saisine pour par elle en jouir, user et posséder comme de son propre et léal héritage, perpétuellement et à toujours, aux us et coutume dudit lieu, pays et comté de Cambrésis. Et sauf tous droits en furent en toutes les chosses dessus dites et chacune d'icelle successivement et par ordre fait tous conjurement et jugement, droits seigneuriaux et autres paies et toutes solennités nécessaires à faire touchant les choses dessus dites, bien et dûment gardées et observées selon ladite coutume et de tout ce que dessus dit est en ont lesdits échevins recordant dit et recordé à la vérité bien suffisamment rendu de leur record Denis Desourmaire, Hubert Machon et Jacques Gransard à présent échevins dudit Cattenières bien records et mémoratifs au clain, requête et conjurement que dessus dit. Ce record fut fait et rendu audit Cattenières le vingt-septième jour du mois de novembre l'an de grâce Notre Seigneur mille six cent et quatre.

 

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