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Vente de Pacquet et Marie Lefebvre à Hubert Machon et Martine Guillebaut : 10.02.1600 [E2465/13]

Lettre d'acquet d'un jardin, lieu et héritage séant à Cattenières en Cambrésis appartenant à hubert Machon et Martine Guillebaut sa femme demeurant audit Cattenières le premier jour du mois de mars mille six cent. Pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Jean Bricout à ce jour mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la ville, terre et seigneurie de Cattenières en Cambrésis, et en la présence des échevins d'icelle terre et seigneurie ci-après nommés, vinrent et comparurent en leurs propres personnes Pacquet Lefebvre et Jeanne […] sa femme conjoints demeurant à Berlaimont, Marie Lefebvre non liée de mariage mais âgée ce suffisamment faire et passer ce que s'en suit, et aussi demeurant audit Berlaimont, lesquels comparants de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leur certaine et vraie science, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment autorisée, dirent, reconnurent et confessèrent que pour leur plus grand profit et utilité évidemment apparant pieux marché éviter et meilleur faire, parmi et moyennant la somme de trente florins carolus vingt patars pour chacun qu'ils ont confessé avoir reçue de Hubert Machon et Martine Guillebaut sa femme demeurant audit Cattenières, et lesquels s'en sont tenus et tiennent pour contents et bien payés, ils avaient et ont vendu bien justement léamment sans fraude perptuellement et à toujours audit Hubert Machon et à ladite Martine Guillebaut sa femme, présents et acceptant, un jardin, lieu pourpris et héritage contenant trois boitellées et demie de terre séant audit Cattenières tenant d'une part au chemin nommé le chemin à la Morelle, à cinq boitellées desdits acheteurs. Ainsi que tout ledit jardin et héritage se comporte et extend sans y rien réserver, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi de tout ledit jardin et héritage dessus déclaré et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce perpétuellement et à toujours pour lesdits acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Et si promirent et eurent en commun léamment lesdits vendeurs et chacun d'eux à conduire et garantir paisiblement ce présent vendage contre et envers tous de tout trouble et empêchement quelconque jusqu'aux dires des juges et à la coutume du lieu et du pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes et redevances anciennes que ledit jardin, lieu et héritage dessus dit doit et peut devoir chacun an tant seulement et sans nuls autres empêchements. Si comme lesdits vendeurs jurèrent et affirmèrent par leur serment solennellement selon ladite coutume. Et puis de tout ledit jardin, lieu pourpris et héritage dessus déclaré furent lesdits Hubert Machon et Martine Guillebaut sa femme, acheteurs à leur prière et requête, par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice présents lesdits échevins bien et suffisamment à loi, adhérités et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir, user et posséder leurs deux vie durant et après leur deux décès et trépas advenus et non devant être compté et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront, à répartir entre iceux enfants également autant à l'un comme à l'autre, procréer de leurs deux chairs ensemble en léal mariage en tant toutefois que par autres manières lesdits conjoints acheteurs n'en feront, ordonneront et disposeront par autres manières. De quoi faire ils ont entre eux retenu et retiennent le pouvoir tant qu'ils vivront aux us et coutume dudit lieu, pays et comté de Cambrésis. Et sauf tous droits et furent en toutes les choses dessus dites et chacune d'icelles successivement et par ordre fait tout conjurement et jugement, tous droits seigneuriaux, et autres paies et toutes solennités nécessaires à ce faire touchant les choses dessus dites, bien et dûment gardées et observées selon ladite coutume. A ce faire furent présents et spécialement requis, convoqués et appelés aux devoirs faire à savoir le dessus nommé mayeur Jean Bricout et échevins Benoit Desourmaire, Jacques Hutin et Julien Lesage. Ce fut fait, dit, reconnu et passé en ladite ville et seigneurie de Cattenières le dixième jour du mois de février mille six cent.

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