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Assignation de douaire de Pierre Pillier à Marie Colpin : 24.09.1615 [E2465/13]

Lettre et assignation de douaire fait par Pierre Pillier à Marie Colpin sa future fiancée. Pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Arnould Bricout à ce jour mayeur suffisamment commis, institué et établi de et en toute la ville, terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis et en la présence des échevins d'icelle seigneurie ci-après nommés, vint et comparut en sa propre personne Pierre Pillier fils de Bernard et de Peronne Lefebvre sa femme, ses père et mère, demeurant audit Cattenières, lequel de son bon gré, pure, franche et libérale volonté, de sa certaine et vraie science, du gré, consentement et de don fait audit Pierre Pillier par ses dits père et mère, et en passer devoir de loi en forme de loi par les mayeur et échevins ci-dessus nommés selon la coutume de Cambrésis au plus grand profit dudit Pierre Pillier, mêmement ledit Pierre Pillier sans aucune force, contrainte ni séduction, dit, reconnut et confessa que pour … accomplir les devises, promesses et commenchiers de mariage du mariage encommencé et que de bref se passera et solennisera en notre mère Sainte Eglise entre ledit Pierre Pillier d'une part et Marie Colpin sa future fiancée d'autre part, à savoir ledit Pierre Pillier de sa volonté comme dit est, il était douaire et afferme de mariage à ladite Marie Colpin sa dite future fiancée à ce, présent et acceptant, de tout un jardin, manoir, lieu pourpris et héritage contenant une mencaudée de terre ou environ séant audit Cattenières que ledit Pierre Pillier est à lui appartenant par certain don à lui fait par ses dits père et mère comme dit est. Icelui jardin, manoir et héritage ci dessus déclaré tenant de premier sens au jardin et héritage amazé appartenant à Philippe Leduc, mayeur de Chantemerle, de second sens tenant à demie mencaudée du jardin de la cure duudit Cattenières, de troisième sens au jardin et héritage appartenant à Georges Pillier et par devant tenant à la grande rue et warescaix de messeigneurs les circonspects prévôt, doyen et chanoines du chapitre de l'église métropolitaine Notre Dame de Cambrai, devant l'église dudit Cattenières. Ainsi que ledit jardin, manoir, lieu pourpris et héritage ci-dessus déclaré se comporte et extend sans y rien excepter, retenir ni mettre hors.

Pour lequel douaire conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, à toujours, ledit Pierre Pillier, comparant de son bon gré comme dessus, mit, werpit et rapporta es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, de tout ledit jardin, manoir, lieu pourpris et héritage comme dessus déclaré et s'en dessaisit, dévêtit et déshérita, issit hors et y renonça une fois, seconde et tierce, pour ladite Marie Colpin douairière en adhériter et mettre en bonne possession et saisine en forme de son douaire et afferme de son dit mariage. Et si promit et eut en commun léamment ledit Pierre Pillier à conduire et garantir perpétuellement ce présent douaire contre et envers tous de tout trouble et empêchement quelconque jusqu'aux dires des juges et à la coutume du lieu et du pays et comté de Cambrésis, à la charge des rentes et redevances anciennes que ledit jardin, manoir et héritage comme dessus déclaré doit et peut devoir chacun an tant seulement et sans nuls autres empêchements. Si comme il jura et affirma par son serment solennellement selon ladite coutume dudit lieu, pays et comté de Cambrésis. Et puis de tout ledit jardin, manoir et héritage ci dessus déclaré fut, ladite Marie Colpin, douaire à sa requête par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, adhéritée et mise en bonne possession et saisine pour par elle en jouir sans hoir et avec hoirs sa vie durant en forme de son douaire et afferme de son dit mariage aux us et coutume dudit lieu, pays et comté de Cambrésis. Et furent toutes choses dessus dites et chacune d'icelles successivement et par ordre, tous conjurement et jugement, tous droit et paies et toutes solennités nécessaires à ce faire touchant les choses dessus dites bien et dûment gardées et observées selon ladite coutume. A ce faire que dit est et furent présents et spécialement requis, convoqués et appelés aux devoirs faire à savoir le dessus nommé mayeur Arnould Bricout et les échevins dudit Cattenières Jacques Gransard et Léonard Vaillant. Ce fut fait, dit, reconnu et passé audit Cattenières le vingt-quatrième jour du mois de septembre l'an de grâce mille six cent et quinze.  

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