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Vente de Paul Lequien et Jeanne Desourmaire à Jean Bricout et Catherine Leduc : 02.02.1617 [E2465/13]

Lettre de sept boitellées de terre appartenant à Jean Bricout et Catherine Leduc sa femme demeurant à Fontaine les Wambert en Cambrésis. Pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Arnould Bricout à ce jour mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la ville, terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis et en la présence des échevins de ladite ville ci-après nommés vinrent et comparurent personnellement honnêtes personnes Paul Lequien et Jeanne Desourmaire sa femme, conjoints demeurant audit Cattenières, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, sans induction ou contrainte, ladite femme de son dit mari suffisamment autorisée, dirent, reconnurent et affirmèrent que pour leur profit et utilité, évidemment apparant pieux marché que celui présent éviter et meilleur faire, parmi et moyennant certain juste prix et léal vendage dont et duquel prix et vendage, ils s'étaient et se sont tenus contents et bien payés et en ont quitté et quittent par ces présentes tous ceux et celles à qui quittance en doit appartenir, iceux comparants vendent et ont vendu bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours à honnêtes personnes Jean Bricout et Catherine Leduc sa femme, conjoints demeurant en Fontaine les Wambert, présents et acceptant, toutes sept boitellées de terre labourable séantes en une pièce au terroir de ladite ville de Cattenières tenant à sept mencaudées du Fresnoy et à demi mencaudée de Charles Descault et aux terres de Cantimpré et au chemin menant de Cambrai au Cateau en Cambrésis, à la vallée qu'on dit à la vallée Dieu. Ainsi que toutes lesdites sept boitellées de terre se comportent et extendent en toutes ses appendances et appartenances quelconques sans rien excepter, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, et sortir son plein et entier effet perpétuellement et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, et ladite femme autorisée comme dessus, mirent, werpirent et rapportèrent es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, toutes lesdites sept boitellées de terre dessus déclarées entièrement et s'en dessaisirent, dévêtirent et déshéritèrent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce, perpétuellement et à toujours, pour en adhériter lesdits conjoints acheteurs. Et si promirent et eurent en commun léamment conduire et garantir paisiblement le présent vendage jusqu'aux dires des juges et à la coutume du pays et comté de Cambrésis, à la charge de toutes redevances anciennes que lesdites sept boitellées de terre doivent et peuvent devoir tant seulement et sans nuls autres empêchements. Si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment solennellement selon ladite coutume. Et puis de toutes lesdites sept boitellées de terre dessus déclarées, furent lesdits Jean Bricout et Catherine Leduc sa femme, acheteurs à leur requête, par les mains dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice présents lesdits échevins, adhérités, saisis, vêtus et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir, user et posséder paisiblement et à toujours tout le cours de leurs deux vies durant, et après leurs deux décès et trépas advenus et non devant, retourner, compter et appartenir aux enfants procréés de leurs deux chairs en léal mariage à répartir également à l'un comme à l'autre en tant toutefois qu'autrement n'en ordonneraient ou disposeraient ensemble conjointement, dont et de quoi faire ils ont retenu la puissance et faculté par ces présentes tant qu'ils vivront. Et furent en toutes les choses dessus dites, fait tous conjurement et jugement, tous droits et autres paiez et solennités entretenues et accomplies bien et dûment selon ladite coutume. A ce faire furent présents et spécialement appelés, à savoir et comme mayeur de ladite ville le dessus nommé Arnould Bricout et comme échevins Julien Lesage, Jacques Gransard et Léonard Vaillant. Ce fut fait et passé audit Cattenières le deuxième jour de février l'an de grâce Notre Seigneur mille six cent et dix sept et sauf tous droits.

 

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