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Vente d'Arnould Desourmaire à Félix Desourmaire et Marie Leduc : 15.02.1629 [E2465/13]

Lettre d'acquet de deux mencaudées une boitellée de terres labourables fait par Félix Desourmay et Marie Leduc sa femme. Reçu au ferme le vingt deuxième jour du mois de février mille six cent vingt neuf.

Les … dudit vendage doivent deux louis au douaire de Michelle Lévêque femme d'Arnould Desourmay.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Arnould Bricout à ce jour mayeur de et en toute la terre, juridiction et seigneurie du village de Cattenières en Cambrésis et en la présence des échevins d'icelle ci-dessus nommée vint et comparut en sa personne Arnould Desourmay fils à marier, étant pour faire le vendage que s'en suit, son franc homme âgé suffisamment et qu'il en … que pour suffir, lequel de son bon gré, pure, franche et libre volonté, sans aucune contrainte, séduction ou induction, pour son plus grand profit faire, parmi et moyennant le prix et somme de trois cents florins carolus monnaie de Flandres qu'il reconnaît avoir eu et reçu comptant et en deniers des mains de Félix Desourmay et de Marie Leduc sa femme conjoints demeurant audit village de Cattenières sur le terroir de la terre de Saint Sépulchre dont et desquels deniers ledit Desourmay reconnaissant s'en tint pour content, bien payé et satisfait en quittant ledit Desourmay sa femme et tous ceux qu'il appartient à cette cause avoir vendu et parchementé lettre, vendait, cédait et accordait bien justement léamment et sans fraude perpétuellement et à toujours audit Félix Desourmay et à sa dite femme présents et acceptant le tout de deux mencaudées et une boitellée de terre labourable qu'il avait à lui appartenant en vertu de son patrimoine et assignation de sa part fait par les testaments de feu Denis Desourmaire et de Martine Oblin ses père et mère séant sur le terroir et juridiction dudit Cattenières tenant à savoir de cinq boitellées en une pièce tenant à huit mencaudées du seigneur de Chantemerle, à trois mencaudées appartenant à Hilaire Bricout, et à deux mencaudées de l'église d'Estourmel. Item une mencaudée tenant à vingt quatre mencaudées de Saint Julien en Cambrai, à une mencaudée appartenant à Jean Leduc d'Estourmel et à demie mencaudée appartenant à Pierre Lemaire. Ainsi que lesdites terres se comportent et extendent sans rien réserver ni mettre hors pour lui nui autrui.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valbale, être tenu ferme et stable, ledit comparant vendeur de son bon gré comme dessus, étant ce qui est repris son franc homme, est comparu aussi avec lui Martine Oblin sa mère, mirent ensemble, werpirent et rapportèrent es mains dudit mayeur comme es mains de seigneur et de justice présents lesdits échevins bien et suffisamment à loi, toutes lesdites deux mencaudées de terre labourable et une boitellée ci dessus vendues et s'en deshéritèrent, dévêtirent et dessaisirent, issirent hors et y renoncèrent une fois, seconde et tierce par verge et bâton pour en adhériter lesdits acheteurs. Si promirent ce présent vendage a léamment garantir envers et contre tous de tout trouble et empêchement quelconque comme léaux vendeurs sont tenus faire jusqu'aux dire des juges et à la coutume de ce pays et comté de Cambrésis, à la charge du droit de dime tant seulement dû sur lesdites terres et sans nuls autres empêchements. Si comme ledit vendeur affirma par son serment solennellement selon ladite coutume. Et puis furent et ont été lesdits Félix Desourmay et Marie Leduc sa femme, à leur requête par les mains dudit mayeur comme par les mains de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi de toutes lesdites deux mencaudées une boitellée de terre ainsi vendues, adhérités, vêtus, saisis et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir, user et posséder tout le cours de leurs deux vies durant et pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant, être compté et appartenir à tous qu'ils seront trouvés procréés de leurs deux chairs à répartir entre eux également autant à l'un comme à l'autre et sans nuls autres y partir nonobstant loi, us et coutume à ce contraire autant toutefois qu'autrement et par autres manières lesdits conjoints acheteurs en feraient, disposeraient ou ordonneraient. Dont et de quoi fait ils en retiennent dudit la faculté et puissance tant qu'ils vivront ensemble et furent en toutes les choses dessus dites et chacunes d'icelles, faits tous conjurement et jugement et toutes solennités faites … gardées et observées à la coutume du lieu, pays et comté de Cambrésis, tous iceux pour ce qui tant à qui que ce soit … par serment de loi à ce faire. Furent présents et spécialement requis et appelés à savoir comme mayeur ledit Arnould Bricout et comme échevins sauf tous droits, Léonard Vaillant, Thomas Hégo et Claude Leprêtre. Ce fut ainsi fait et passé sous leur pouvoir et justice audit village et seigneurie dudit Cattenières le quinzième jour du mois de février l'an mille six cent vingt neuf. 

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